Yapaud : Recyclage en objets d’art

La problématique de la préservation de l’environnement et du développement durable est désormais au cœur des réflexions de divers domaines d’activité. Dans les arts et la culture, des acteurs sont déjà engagés, à l’image du peintre et sculpteur Yapaud, qui a choisi le recyclage pour faire passer son message.

La préservation de l’environnement, le changement climatique et le développement durable sont désormais au cœur de toutes les politiques du monde. En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre des Objectifs 12 et 13 des Objectifs de développement durable (ODD) est l’une des priorités de l’État et d’acteurs de plusieurs domaines d’activité. Artiste peintre et sculpteur, Yapaud, à l’état-civil Patrick Yapo Yapo veut apporter sa modeste contribution à ce combat, en privilégiant le recyclage de certains déchets à des fins artistiques.

Recycler pour l’art « Je m’inscris dans une démarche artistique et pédagogique. Il faut faire prendre conscience aux uns et aux autres que les déchets que nous produisons risquent de nous envahir et de détruire l’humanité. J’évolue donc dans cette perspective du développement durable pour prouver à tout un chacun que les déchets peuvent servir à réaliser de belles créations ». Pour la réalisation de ses créations artistiques, Yapaud dit s’appuyer sur trois concepts majeurs. « L’expression papier », le premier, consiste pour l’artiste à ramasser des papiers qu’il découpe pour réaliser certains tableaux. « L’idée est partie du fait que dans les écoles d’art, après avoir corrigé les travaux des élèves, les enseignants estiment qu’il faut se débarrasser des papiers. Ils y mettent le feu et cela constitue une pollution. Je procède donc au ramassage de ces papiers, que je découpe en pensant à la technique de natte ou entrelacement de notre artisanat. J’ai mis cela au point et cela me permet véritablement de me hisser dans un univers numérique, avec l’effet de pixel », explique celui qui est également professeur au Centre technique des arts appliqués de Bingerville.

Le deuxième concept est « Les témoins du temps », des tuyaux en carton qu’il récupère et traite pour en faire de belles créations. « Je les récupère en pensant aux totems, qui sont des créations sculpturales traditionnels. J’essaie de mettre au point des personnages de mon imaginaire qui me permettent de critiquer la société », confie-t-il.

Enfin, troisième et dernier concept, « Le papier journal ». Selon lui, les journaux papier sont des déchets envahissants. Ils sont donc récupérés et, avec de l’amidon, il constitue des supports qui leur donnent un aspect particulier, sur lequel il réalise des dessins.

Anthony NIAMKE

La préservation de l’environnement, le changement climatique et le développement durable sont désormais au cœur de toutes les politiques du monde. En Côte d’Ivoire, la mise en œuvre des Objectifs 12 et 13 des Objectifs de développement durable (ODD) est l’une des priorités de l’État et d’acteurs de plusieurs domaines d’activité. Artiste peintre et sculpteur, Yapaud, à l’état-civil Patrick Yapo Yapo veut apporter sa modeste contribution à ce combat, en privilégiant le recyclage de certains déchets à des fins artistiques.

Recycler pour l’art « Je m’inscris dans une démarche artistique et pédagogique. Il faut faire prendre conscience aux uns et aux autres que les déchets que nous produisons risquent de nous envahir et de détruire l’humanité. J’évolue donc dans cette perspective du développement durable pour prouver à tout un chacun que les déchets peuvent servir à réaliser de belles créations ». Pour la réalisation de ses créations artistiques, Yapaud dit s’appuyer sur trois concepts majeurs. « L’expression papier », le premier, consiste pour l’artiste à ramasser des papiers qu’il découpe pour réaliser certains tableaux. « L’idée est partie du fait que dans les écoles d’art, après avoir corrigé les travaux des élèves, les enseignants estiment qu’il faut se débarrasser des papiers. Ils y mettent le feu et cela constitue une pollution. Je procède donc au ramassage de ces papiers, que je découpe en pensant à la technique de natte ou entrelacement de notre artisanat. J’ai mis cela au point et cela me permet véritablement de me hisser dans un univers numérique, avec l’effet de pixel », explique celui qui est également professeur au Centre technique des arts appliqués de Bingerville.

Le deuxième concept est « Les témoins du temps », des tuyaux en carton qu’il récupère et traite pour en faire de belles créations. « Je les récupère en pensant aux totems, qui sont des créations sculpturales traditionnels. J’essaie de mettre au point des personnages de mon imaginaire qui me permettent de critiquer la société », confie-t-il.

Enfin, troisième et dernier concept, « Le papier journal ». Selon lui, les journaux papier sont des déchets envahissants. Ils sont donc récupérés et, avec de l’amidon, il constitue des supports qui leur donnent un aspect particulier, sur lequel il réalise des dessins.

Anthony NIAMKE

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