Desrances : Un trait d’union ouest africain

Présenté lors du FESPACO 2019 à Ouagadougou, le film « Desrances » de la réalisatrice burkinabé Apolline Traoré sera projeté en Côte d’Ivoire à partir de ce vendredi 27 septembre. Cette production magnifie les relations entre la Côte d’Ivoire et Burkina Faso.

Loin des considérations politiques, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont des nations sœurs au vu de leur histoire commune, de leur situation géographique et de leurs liens d’amitié et de coopération. Les deux pays se sont toujours donné la main pour le rayonnement du cinéma africain. La réalisatrice burkinabé Apolline Traoré le démontre bien dans son film « Desrances », tourné entièrement en terre ivoirienne. Dès ce vendredi 27 septembre, cette production sera disponible dans les salles de cinéma d’Abidjan et les cinéphiles pourront apprécier ce film, qui raconte l’histoire d’un homme ébranlé par son enfance haïtienne et la guerre civile en Côte d’Ivoire.

Racines et femmes Dans cette fiction d’une heure trente-six minutes, Francis, qui a quitté Haïti suite au décès de ses parents, massacrés par des soldats du régime dictatorial en place, s’est installé à Abidjan avec sa femme ivoirienne Aïssey et sa fille Haïla 12 ans. Il attend avec impatience la naissance d'un héritier. Alors qu'Aïssey est sur le point d'accoucher, la guerre civile éclate. Francis découvrira le courage insoupçonné de sa fille et comprendra qu'elle est la digne héritière de son illustre ancêtre. Dans cette fiction, qui se déroule pendant la crise postélectorale ivoirienne de 2010, Apolline Traoré met en lumière le déracinement entre Haïti et la Côte d'Ivoire et, au-delà, le courage et la sagesse des femmes face à la folie des hommes. « Ces pays ont vécu des guerres civiles très destructrices. Quel que soit le pays où nous sommes, les guerres civiles, ça détruit l’homme », explique-t-elle. Pour l’acteur principal, le Haïtien Jimmy Jean-Louis, alias Francis Desrances, il est temps de lever les barrières érigées contre les femmes dans la société. « C’est l’homme qui a toujours dirigé et le résultat n’est pas génial. Le futur est dans les mains des femmes », confie-t-il. Pour ce film, qui a glané trois prix lors du dernier FESPACO, dont celui du meilleur décor, les acteurs ivoiriens se sont illustrés de fort belle manière, notamment la jeune Jemima Naomi Nemlin dans le rôle de Haïla, 12 ans, qui va sauver son père Francis Desrances de la mort et finir par le ramener à la raison. En lui faisant comprendre qu’elle est aussi digne d’être son héritière que son fils perdu.

Anthony NIAMKE

 

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