Boris Anselme Takoué: « Les jeunes doivent comprendre qu'il y a beaucoup à faire »

Journaliste-écrivain, Boris Anselme Takoué est soucieux de l’amélioration de la société ivoirienne. Avec le recueil de chroniques de 78 pages intitulé « Miroir de la cité, Tome 2 », présent depuis quelques temps dans les librairies ivoiriennes, il souhaite apporter sa pierre à la construction de son pays. JDA l’a rencontré, le temps d’en savoir davantage sur cet ouvrage.

Que devons comprendre par le titre de votre ouvrage « Miroir de la cité, Tome 2 » ?

C'est le reflet de la société ivoirienne qui est étalé dans cet ouvrage. Une invite à la réflexion des faits de notre société (qui sapent notre développement), pour contribuer à sa bonne marche. Parce qu'en ce moment elle ne se porte pas bien. Et tout le monde le sait. Les sujets traités ne portent pas sur la politique, mais sur des faits de société qui nous touchent directement. Par exemple, je parle sans cesse de notre jeunesse, qui est empêtrée dans l'instant et subjuguée par le présent de l'indicatif. Les jeunes doivent comprendre qu'il y a beaucoup à faire et ne pas « se gaspiller » inutilement.

Dans le Tome 2 de votre ouvrage, on voit que vous abordez trois sujets : la ponctualité, la compétence et Facebook. Pourquoi avez-vous choisi particulièrement ces trois thématiques ?

Je n'aborde pas « trois sujets » comme vous le mentionnez. Mais je me suis prononcé, entre autres, sur ces sujets. Francis Blanche, un auteur français, disait « Face à un monde qui change, mieux vaut penser le changement que de changer le pansement ». On est au 21ème siècle et la culture de la ponctualité n'est pas encore entrée dans nos mœurs, ici. Vous, journaliste, êtes à Abidjan, et vous voyez l'impact négatif du non-respect de l'heure quand on vous invite à couvrir un évènement. Parlant de « la compétence », aujourd'hui, outre les diplômes que le système francophone nous oblige à nous adjuger avant d'avoir un bon travail, je pense qu'il est temps de faire de la place à ceux qui savent faire quelque chose de leurs doigts. Que recherchons-nous ? Le progrès ou le regret ? Alors si c'est le premier cité que nous recherchons, que l'on donne l'opportunité à ceux qui sont forts en informatique (même sans le diplôme) de prouver et de démontrer leur savoir-faire. Quant au sujet « Facebook », je ne fais qu'attirer l'attention de mes jeunes concitoyens sur son utilisation, car aujourd'hui des recruteurs passent par ce champ pour recruter. Notre profil doit respirer notre personnalité. C'est notre autre CV, en fait. Voici ce qu'il fallait comprendre.

Pensez-vous pouvoir apporter un changement à la société ivoirienne à travers ces livres ?

Évidemment, sinon, je ne l'aurais pas écrit. La littérature a ceci de charmant qu’à travers un genre autre on peut véhiculer un message pour que cela impacte positivement les lecteurs. Et puis le rôle d'un écrivain dans une société c'est de proposer, décrier, informer, éduquer, alerter, etc., pour contribuer au changement positif de celle-ci. Un écrivain qui sait et qui ne dit rien participe ouvertement à son retard.

Votre profession de journaliste n'a-t-elle pas d’influence sur vos écrits ? Et comment parvenez-vous à concilier vos deux métiers (journaliste et écrivain) ?

Pas vraiment. Il y a le travail du journaliste à part et celui d'écrivain. Toutefois, il faut offrir du « potable » aux lecteurs.

Les lecteurs ivoiriens auront-ils droit à Miroir de la cité, Tome 3 ?

C'est possible. Tant que je constaterai des faits qui m'interpellent, il pourra y avoir autant de « Miroir de la cité » que possible. Mon plus grand souhait est de voir notre société s'améliorer. J'exhorte les autorités, les parents, les jeunes, à se procurer mon ouvrage.

Propos recueillis par Anthony NIAMKE

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