Hommage à DJ Arafat : « Le Musée de l’artiste ne sera pas construit par l’État »

L’État de Côte d’Ivoire ne va construire le Musée DJ Arafat, mais sera plutôt construit grâce aux dons et recettes que vont générer les évènements autour de son décès. Le ministre ivoirien de la culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman a tenu à faire cette précision dans une déclaration rendue publique le dimanche 25 août 2019.

Dans cette déclaration intitulée « Mobilisons-nous pour le Musée Arafat, le ministre explique que ce projet qui soulève tant d’intérêts est « participatif », remerciant ses compatriotes pour leurs belles contributions au projet de création d’un Musée DJ Arafat.

Pour lui, réussir ce pari permettra d’ouvrir un grand chantier pour les artistes, écrivains, peintres, cinéastes, comédiens, sera une perspective ouverte pour leurs héritiers.

« J’ai suggéré qu’une partie des dons et recettes des événements à l’occasion des différents hommages, l’album posthume qui va sortir, les droits servent à réaliser le musée, ce que tout le monde a approuvé », souligne-t-il.

Pour Maurice Bandaman, il faut faire le musée maintenant, car selon lui, les pièces sont présentes, notamment vêtements de scènes de l’artiste, trophées, chaînes, colliers, chaussures, gants, motos, voitures, lits, fauteuils... ».

Toutefois, poursuit-il, la décision appartient d’abord à la famille, ensuite au producteur. « Mes services ont toutes les compétences pour construire le dispositif technique et muséal. Et ils (mes services) sont à la disposition du projet si la famille et le producteur se décident ».

Selon les prévisions faites par le ministre, si ce musée est ouvert dans un ou deux mois et avec pas moins de 100 à 500 visiteurs par jour à 1 000 ou 2 000 franc CFA, cela serait très rentable.

Ce musée, en outre, « va créer des emplois, des produits dérivés comme T-shirts, posters, cartes postales, toute une industrie culturelle immédiate, des boutiques et restaurants dans les environs. Et, une clientèle pérenne », défend M. Bandaman.

« Nos enfants qui adorent Arafat aujourd’hui visiteront ce musée quand ils seront adultes. Les touristes de 50 ans aujourd’hui dans les Musées de Elvis Presley, John Lennon, Michael Jackson, Johnny Hallyday les adoraient à 10, 15 ans. Une rue, une place Dj Arafat, c’est bien ! 50.000 pétitionnaires pour le Felicia, c’est bon. Mais ça, ça ne donne pas à manger aux enfants de DJ Arafat », soutient-il.

Anthony NIAMKE

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