Sécurité Maritime dans le Golfe de Guinée: Les débats sont ouverts

Le président de la CEDEAO a des attentes modestes mais invite à une collaboration autour de la feuille de route qui sera retenue, Paul Biya et Deby se veulent plus fermes

 

Le président Alassane Ouattara a véritablement ouvert les débats à l’occasion du sommet consacré à la sécurité maritime dans le golfe de Guinée et destiné à la lutte contre la piraterie qui a débuté lundi 24 juin 2013 à Yaoundé en présence d'une dizaine de chefs d'Etats d'Afrique centrale et de l'ouest. Sans procédure le président de la CEDEAO (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest) est revenu sur les enjeux de la rencontre avec le besoin d’harmoniser les cadres d’intervention et de mutualiser les moyens de réponse à la piraterie et l’insécurité maritime. Sans citer le Nigéria, le président ivoirien a invité les participants à garder à l’esprit les objectifs de la rencontre : Adopter le protocole d’accord CEDEAO CEEAC et CGG sur la question, Adopter le code de conduite et adopter la déclaration politique. Alassane Ouatara a tenu à préciser que le document bien que juridique ne sera « pas contraignant ».Certainement à l’endroit du Nigéria le président ivoirien a demandé aux chefs d’Etats de s’approprier les recommandations de Yaoundé. Il n’a pas manqué de faire un clin d’œil au Togo et eu Benin, en félicitant ses dirigeants pour les efforts fournis et en ls encourageants à faire d’avantage. En réponse à Ouattara, le président Idriss Deby du Tchad s’est voulu plus pragmatique. « Nous devons mettre une force commune avec les Etats qui sont disponible et disposés » a-t-il indiqué dans un style qui lui est propre. Le président Tchadien a pris en exemple l’intervention au Tchad pour dire qu’alors que d’autre tergiversaient ceux qui se sont engagés ont eu un succès.

Le discours des présidents de la CEDEAO et de la CEEAC ont donné le ton des travaux de cette rencontre qui risque d’être bien trop serrée. Le président Ouattara sans parler du Nigéria directement l’a mis devant ses responsabilités, en invitant tout le monde à s’approprier les conclusions de Yaoundé. Mais de l’autre côté, il fait aussi savoir que le document n’aurait pas une force juridique et que une négociation permanente entre les Etats autour de ce cadre qui sera adopté. Son allusion au Benin et au Togo n’est pas non plus gratuite. Les deux pays sont directement voisins du Nigeria et ont du mal à se définir clairement sur le sujet. D’un côté ils ont peur que la piraterie enflent sur leurs côtes, mais de l’autre côté il y a la crainte d’isoler le Nigéria qui est un puissant partenaire économique. Le président Biya lui en tant que pays organisateur de la rencontre, a indiqué qu’il fallait agir avec fermeté, car de son point e vue, il y a bien plus que l’eau et le pétrole à perde, il y a un mode de vie à préserver. « Ne pas réagir c’est accepter qu’un jour qu’il y ait des spéculations sur nos mers et nos océans. Nous devons réagir sans faillir et sans faiblir », a indiqué le président camerounais. Paul Biya met aussi la pression sur ses pairs en précisant le pouvoir de la feuille de route objet des travaux de Yaoundé. Il a tenu à rappeler qu’elle a nécessité la mobilisation du Conseil de Sécurité de l’ONU et d’autres instances multilatérales de réflexion. De nombreux experts sont pessimistes sur la possibilité de sortir de Yaoundé avec une déclaration politique et des positions fortes. Dans leurs discours aucun des intervenants n’a ouvertement parlé du Nigéria qui est portant le terrain où se manifeste le plus les actes de pirateries dans le golfe de Guinée.

L’Hebdo - édition du 16/11/2017
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Edito
Par Ouakaltio OUATTARA

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