Sidy Diallo : Un bilan flatteur

Après huit années à la tête de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Augustin Sidy Diallo ne briguera pas de troisième mandat. Si sa gouvernance a été émaillée par des querelles et des polémiques à n’en point finir, l’enfant de Djekanou quitte la Maison de verre avec le sentiment d’avoir accompli sa mission, relever le football ivoirien.

Le samedi 10 septembre 2011, Augustin Sidy Diallo accède à la tête de la Fédération ivoirienne de football (FIF) avec 75 voix contre 54 pour son adversaire, Salif Bictogo. Après avoir occupé diverses fonctions à la FIF depuis 1991, il endosse pour la première fois le rôle de Président. Le 20 février 2016, cinq années plus tard, il sera reconduit à la tête de la Fédération pour un second mandat de quatre ans, une réélection faite par acclamations. Mais les choses prendront une autre tournure lorsque la fin de l’année 2017 va marquer le début d’une crise entre certains clubs et la fédération. Ces derniers souhaitant le départ du Président de la FIF, avec pour prétexte l’élimination des Éléphants de Côte d’Ivoire lors les phases finales de la Coupe du monde 2018.

Bilan positif ? Augustin Sidy Diallo part en laissant derrière lui un bilan globalement positif, aux dires de l’ex footballeur ivoirien et consultant sportif Aimé Tchétché. Déjà en 2013, avec les U17, la Côte d’Ivoire remporte la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football. Deux ans plus tard, en 2015, les Éléphants (l’équipe nationale senior) soulèvent la deuxième CAN de leur histoire à Bata, en Guinée Équatoriale, après celle de 1992 au Sénégal. En 2014, ils réussissent à se qualifier pour le Mondial au Brésil. Les équipes nationales (seniors Hommes et Dames U17, U20 et U23) ont glané huit médailles et les Dames sont parvenues à disputer deux finales de Coupe UFOA. Sur le plan financier, Sidy Diallo est parvenu à augmenter la subvention des clubs, qui était de 50 millions de francs CFA en 2011, à 75 millions de franc CFA aujourd’hui. Grace à des partenariats avec la chaîne Canal+ et la RTI, la Ligue 1 ivoirienne de football est médiatisée. Au niveau des infrastructures, deux terrains de proximité avec une pelouse synthétique ont été installés à Abobo et à Yopougon. En plus de la pelouse du stade Robert Champroux de Marcory, qui vient d’être remplacée. Cependant, Sidy Diallo et son bureau exécutif n’ont pu réussir à mettre en place des compétitions de jeunes. « On retiendra de sa présidence que c’est un gagneur, un passionné de sport et particulièrement du football. Il se retire après avoir contribué à rendre au football ivoirien ses lettres de noblesse», affirme Aimé Tchétché.

Anthony NIAMKE

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