Scolarisation de la jeune fille : L’Alpha et l’Oméga

La lutte pour l’égalité du genre commence dès la classe de CP1, en réalité. Et, pour les autorités ivoiriennes, la scolarisation de la jeune fille est plus que jamais devenue l’objectif de base.

En collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, la direction des stratégies, de la planification et des statistiques a réalisé une étude sur le système éducatif en Côte d’Ivoire publiée en 2017. Selon le document, il y avait 29,1% de jeunes filles au primaire public contre 35,9% au primaire privé pendant l’année scolaire 2016 - 2017. Un taux de scolarisation qui, même s’il semble élevé comparativement aux années passées, est toujours loin des 50% visés dans la lutte pour l’égalité du genre. Le rapport montre en outre le parcours scolaire de ces jeunes filles depuis le CP1. Et c’est là que le bât blesse, car, lorsqu’elles parviennent à franchir le seuil de l’école, le cursus des jeunes filles fait long feu.  

Ainsi, sur 100 filles entrées au CP1, seulement 58 parviennent au CM2. Pis, moins d’un tiers (30,5%) des filles inscrites en première année du secondaire vont jusqu’au bout du 1er cycle. Le taux d’achèvement des filles pour 2015 - 2016 au primaire était de 64,7%, au premier cycle du secondaire de 35,4% et au second cycle de 18,9%. Triste constat.

À cela, il faut ajouter un diagnostic de l’Union européenne paru en 2018. Le taux d’alphabétisation des jeunes filles y est épinglé. De 15 à 24 ans, d’après les experts,  le taux d’alphabétisation reste faible à  47,2% contre 63,8% chez les jeunes gens de la même tranche d’âge. « L’éducation des enfants est un volonté  des femmes. Les actions du gouvernement doivent porter sur ce volet. Et, forcément, sur la scolarisation de la jeune fille. Parce que c’est là que tout commence », explique Mariam Diarra, la secrétaire exécutive de la Convention de l'assemblée des femmes musulmanes sunnites en Côte d'Ivoire (CFEMCI). Le 15 mars 2018, la célébration de la Journée internationale de l’éducation de la fille a été marquée par le lancement du Plan stratégique d’accélération de l’éducation des filles (PSAEF). Une occasion saisie par la ministre de l’Éducation nationale, Kandia Camara, pour exhorter à renforcer les actions en faveur de l’éducation des filles en Côte d’Ivoire. La ministre avait appelé « l’ensemble de la communauté nationale et internationale afin qu’une attention particulière soit accordée au renforcement des actions entreprises pour l’éducation des filles en Côte d’Ivoire ». Le ministère a d’ailleurs entrepris, en collaboration avec ses partenaires internationaux, la sensibilisation dans les villages. Dans ces lieux où les filles sont le plus souvent privées d’école, les mentalités ont la peau dure.

Raphaël TANOH

 
 
 
 
 
 
 

À LIRE AUSSI

L’Hebdo - édition du 21/03/2019
Voir tous les Hebdos
Edito
Par Ouakaltio OUATTARA

Nouvelle « Génération sacrifiée » ?

Dans les premières heures du multipartisme, l’école avait été utilisée afin de maintenir la pression sur les dirigeants. Les élèves et étu...


Lire la suite
JDF TV L'actualité en vidéo
Recevez toute l’actualité

Inscrivez-vous à la Newsletter du Journal d'Abidjan et recevez gratuitement toute l’actualité

hacklink panel bypass shell wso shell evden-eve-nakliyat hacklink satış hacklink paykasa hacklink hacklink satış hacklink panel hacklink al hacklink satis hacklink hacklink Google film izle porno porno izle porno seyret seks hikayeleri evden eve nakliyat istanbul evden eve nakliyat nakliyat nakliye