Trois questions à Chantal Moussokoura Fanny, sénatrice, Ancremaire de la commune de Kaniasso

À votre avis, la lutte pour l’égalité du genre en Côte d’Ivoire a-t-elle connu des avancées ?

Nous n’avons pas encore une amélioration substantielle extraordinaire. On peut considérer qu’il y a quelques avancées, mais nous estimons que nous ne sommes pas encore satisfaites. Aujourd’hui, le chef de l’État essaie de mettre au cœur de son programme de gouvernement l’amélioration des conditions des femmes, l’égalité des droits et son application. Ce que nous saluons fortement. Mais il reste encore beaucoup d’efforts à fournir, parce que les femmes sont encore très peu représentées au gouvernement et dans de nombreuses structures du pays.

Il y a eu des lois et notamment de nombreuses actions en faveur de la femme. Qu’est-ce qui bloque ?  

L’application est un peu plus compliquée sur le terrain, notamment au niveau des mesures qui sont prises. Il faut pour cela une réelle volonté politique. Les femmes ont déjà démontré qu’elles peuvent être très utiles au pays. Nous pensons donc qu’il faut juste leur faire confiance.

Croyez-vous que les choses vont s’améliorer ?

Nous comptons sur le Président de la République pour atteindre nos ambitions. Qu’il nous donne les moyens d’accompagner notre pays dans son développement. Avec beaucoup de femmes aux leviers, il y aura moins de problèmes en Côte d’Ivoire.

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