Niger - Nigéria : Intensification des attaques terroristes

Depuis plusieurs semaines, les groupes terroristes multiplient les attaques au Niger et au Nigéria. L’AFP a rapporté le 19 mai que le poste militaire de Blabrine, dans la région de Diffa, grande ville du sud-est du Niger, avait subi une attaque meurtrière dans la nuit de lundi à mardi derniers.

Même si elle n’a pas encore été revendiquée, cette attaque est probablement l’œuvre de Boko Haram, selon plusieurs experts. Le groupe terroriste essaime dans la zone. Aucun bilan officiel n’était disponible dans l’immédiat, mais certaines sources faisaient état de plusieurs morts. En octobre 2019, 12 soldats nigériens avaient été tués et 8 blessés lors de l'attaque de la même base militaire, selon le ministère de la Défense nigérien. La région est depuis plusieurs jours la cible de nombreuses attaques armées. Le 9 mai, des échanges de tirs ont opposé deux camps dans le même secteur, selon les autorités nigériennes et le 16 mai des roquettes sont tombées sur Diffa. Par ailleurs, le Niger a affirmé le 13 mai qu'au moins 75 « terroristes de Boko Haram » avaient été tués dans deux opérations militaires, dans le sud-est du pays et en territoire nigérian. La région de Diffa abrite selon l'ONU 300 000 réfugiés nigérians et déplacés, fuyant depuis 2015 les exactions commises par Boko Haram et l'Iswap.

Au Nigéria, dans la même nuit du lundi au mardi 19 mai, des combattants de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), une dissidence de Boko Haram, ont envahi la ville de Dapchi, dans l'État de Yobe, provoquant des combats avec l'armée qui ont fait 1 mort et 3 blessés parmi les soldats et 5 morts chez les insurgés, selon certaines sources. Toujours le lundi 18 mai, rapporte l’AFP, deux femmes kamikazes se sont faites exploser dans la ville de Konduga, dans l'État voisin du Borno, tuant 2 personnes chez un milicien engagé dans la lutte anti-djihadiste.

Dimanche 17 mai, 20 civils avaient été tués par des tirs de roquette attribués à Boko Haram lors de l'attaque du village de Gajiganna, à 50 km de la capitale du Borno, Maiduguri. « C'est devenu un modèle chaque année pour les insurgés d'intensifier les attaques près de l'Aïd, pour saboter les célébrations », a déclaré à l’AFP le chef de la milice anti-djihadiste dans le Borno, Babakura Kolo, estimant que cette année « ne sera pas différente ».

Boubacar Sidiki Haidara

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