Puigdemont « Persona non grata » pour Madrid

Malgré les menaces, Carles Puigdemont reste déterminé à aller jusqu’au bout.

En exil en Belgique depuis octobre 2017, l'ancien Président de la Catalogne, Carles Puigdemont, a été désigné comme candidat à la tête de la région indépendantiste. Problème : il risque une arrestation à son retour.

Pour Madrid, la décision est ferme, Carles Puigdement ne doit pas redevenir le Président de la Catalogne. C'est par la voix du ministre de l'Intérieur, Juan Ignacio Zoido, que le gouvernement s'est exprimé. Un dispositif comprenant les forces de l'ordre et la garde civile était « partout », ce mardi 23 janvier, pour empêcher l'ancien Président de revenir sur le territoire espagnol « en hélicoptère, ULM, bateau ou dans le coffre d'une voiture », a déclaré le ministre Zoidi. « Nous allons travailler intensément, matin, midi et soir », afin de contrer l'ambition de Carles Puidgmont, a-t-il poursuivi.

Le principal intéressé estime qu'il est de son devoir d'accomplir la mission pour laquelle il a été élu. «  Mon intention dans les prochains jours, c'est de contribuer à la restauration démocratique, de sorte que le résultat des élections catalanes soit respecté », se justifie-t-il depuis Copenhague, où le chef de file séparatiste a assisté à un colloque sur « La Catalogne et l’Europe à la croisée des chemins de la démocratie ? ». Il n'hésite pas à surenchérir en déclarant « le meilleur signal en ce sens serait que je puisse rentrer sans aucun risque pour faire face au débat parlementaire ». Un possible séjour en prison, selon Carles Puigdemont, ne pourrait pas intervenir s’il est installé dans sa fonction de Président, car il ne pourrait pas s'adresser aux Catalans comme il le souhaiterait. « La seule manière est de pouvoir continuer à le faire en liberté et en sécurité » dit-il.

Un tel retour sur le devant de la scène politique régionale est possible car le séparatiste est le seul candidat au poste de Président de région. Comment cela se peut-il ? Suite à un accord entre sa famille politique, « Ensemble pour la Catalogne », et l'autre grand parti indépendantiste, « Gauche républicaine de Catalogne », c’est le seul nom de Carles Puigdemont a été retenu. Madrid ne l'entend pas de cette oreille. Le gouvernement espagnol compte sévir en menant des actions en justice et en maintenant la mise sous tutelle imposée à la région séparatiste si l'ancien Président de la Catalogne, aujourd’hui exilé, songe à exercer sa fonction à distance, depuis le carrefour de l'Europe, c'est-à-dire en Belgique.

Founé Diarra

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