Dialogue politique : Temps mort

Le dialogue entre les hommes politiques était attendu. Son coup d’envoi avait été donné le 11 novembre par le Président de la République Alassane Ouattara et le Président du PDCI, chef de file de l’opposition, Henri Konan Bédié. Mais, depuis lors, silence radio.

Parmi les go-beetween figure en bonne place Pierre Fakhoury qui, après s’être entretenu avec le Président Alassane Ouattara le 11 novembre au soir, a également échangé avec le Président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) Henri Konan Bédié, le 12r. Les deux leaders étaient convenus de s’appeler régulièrement et de rencontrer dans les prochains jours. Cette rencontre a contribué à faire baisser considérablement les tensions et les observateurs s’attendaient à ce que les actes allant dans le cadre de l’apaisement total se multiplient. Mais, depuis lors, silence radio des deux côtés sur ce chapitre.

Repli  Après cette rencontre, l’opposition s’attendait à la libération de certains de ses cadres, dont Pascal Affi N’Guessan (Président du FPI) et Maurice Kacou Guikahué (Secrétaire exécutif du PDCI). Que nenni ! De son côté, Henri Konan Bédié a multiplié les rencontres avec d’une part les instances de son parti et de l’autre des partis de l’opposition, afin d’asseoir les réflexions pour la suite de la bataille. « Vous avez constaté que l’opposition ne parle plus du Conseil national de transition (CNT). Chaque parti signe désormais en son nom. Ils ont signé eux-mêmes la mort du CNT », explique un cadre de l’opposition proche du PDCI. Sans toutefois lever son mot d’ordre de désobéissance civile, l’opposition semble quelque peu émoussée. Ce qui n’est pas de nature à calmer certains cadres. « Nous avons certains des nôtres en prison, les interpellations se poursuivent et, dans un tel contexte, nous ne pouvons pas aller à la table des discussions », poursuit, amer, ce cadre du plus ancien parti de Côte d’Ivoire. Côté gouvernement, la justice ne compte pas mettre fin aux poursuites. Bien au contraire. Des actes qui retarderont à coup sûr le dialogue politique, lequel, selon certaines sources, devrait reprendre soit après l’investiture du Président de la République, prévue pour le 14 décembre, ou après la formation du futur gouvernement. Ce qui n’est pas du goût de l’opposition, qui estime que le camp présidentiel cherche à gagner du temps et use de ruse afin de la déstabiliser.

Yvann AFDAL

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