LIDER à l’épreuve des remous internes

ghislin Mimba va-t-il parvenir à imposer un bicéphalisme à Mamadou Koulibaly ?

Alors qu’il était prévu pour le 11 novembre dernier, le report du congrès de LIDER n’a pas été du goût de tous les militants. En attendant qu’une nouvelle date soit fixée, certains rongent leur frein et menacent de suspendre Mamadou Koulibaly, Président fondateur du parti, qui n’est pas candidat à sa succession.

Reporté officiellement pour des raisons financières, le congrès du 11 novembre de Liberté et démocratie pour la République (LIDER), de l’ex Président du Parlement ivoirien Mamadou Koulibaly, laisse présager d’une contamination par le virus du bicéphalisme qui ronge de nombreux partis politiques ivoiriens. Selon Gislain Mimba, qui conduit une fronde, le congrès n’ayant pas été convoqué dans un délai d’un mois après le premier report, le mandat de Mamadou Koulibaly a expiré et il ne peut plus parler au nom du parti.  

Vers un bicéphalisme ? Après six ans et deux mandats à la tête de LIDER, Mamadou Koulibaly a décidé d’essayer la démocratie en interne, ouvrant la voie à sa succession, tout en prenant soin de rester dans le jeu politique afin d’être le candidat de son parti en 2020. Le report de ce troisième congrès est différemment apprécié.  « Manœuvre » pour se maintenir au pouvoir, selon Gislain Mimba, ancien délégué chargé de l’implantation du parti dans le grand ouest, qui indique avoir des coordonnateurs avec lui. « Après le rendez-vous manqué du 11 novembre, le Président Koulibaly avait un mois pour convoquer un autre congrès. Cela n’a pas été fait et nous considérons qu’il n’est plus Président de LIDER depuis le 12 décembre », soutient Mimba, qui annonce une consultation afin de trouver une solution à ce qu’il appelle un vide juridique. « Mamadou Koulibaly ayant dissout le cabinet du parti, qui était censé convoquer une Assemblée générale extraordinaire, nous démontre qu’il n’est pas différent des autres présidents qui manœuvrent pour se maintenir au pouvoir ».  Dans le camp Koulibaly, où l’on ne reconnait plus Mimba comme membre pour n’avoir pas renouvelé sa carte, l’heure est à autre chose et la direction compte organiser le congrès en temps opportun. « Nous avions un budget prévisionnel assez lourd (autour de 100 millions), puisqu’en plus de congrès il était prévu de redéfinir l'identité visuelle du parti et bien d’autres choses », confie une source interne. Le budget a été revu à la baisse et ce ne sont pas « des personnes qui ne sont plus membres du parti qui vont nous dicter leur loi. Leur agitation est un épiphénomène », assure-t-elle.

Ouakaltio OUATTARA

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Par Ouakaltio OUATTARA

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