Armée : La hiérarchie entre diplomatie et pressions

Face aux rumeurs du probable soulèvement de 1 200 soldats du contingent des 8 400 qui avaient bruyamment manifesté en 2017, l’État-major n’y est pas allé de main morte, tout en gardant la porte ouverte à la diplomatie. Après avoir pris des mesures sécuritaires, entrées en vigueur entre le 5 et le 18 mai, la hiérarchie militaire a laissé le soin au ministre de tutelle, Ahmed Bakayoko, de désamorcer cette bombe. Ce dernier, en visite à Bouaké le weekend du 19 au 20 mai, en a profité pour faire le tour des casernes de cette ville afin d’échanger avec les troupes. Selon une source proche de ce dossier, loin de ruser avec les militaires mécontents, le ministre Hamed Bakayoko leur a tenu un langage de vérité, en les invitant à « préserver la paix et à ne pas se laisser manipuler ». Le message a-t-il été entendu ? Difficile de le dire. Toutefois, la hiérarchie militaire n’a pas hésité à rappeler aux meneurs des mutineries de janvier et de mai 2017, leur engagement à ne plus débrayer. Ces derniers se seraient engagés à convaincre leurs camarades de surseoir à toute sortie qui pourrait perturber la quiétude des populations et les activités économiques, tant à l’intérieur du pays qu’à Abidjan. Joint au téléphone, l’un des 1 200 soldats concernés garde toutefois l’espoir d’être pris en compte, à l’instar des autres militaires.

Ouakaltio OUATTARA

 

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Par Ouakaltio OUATTARA

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