Réouverture des classes: Les enseignants posent leurs conditions

Le directoire de la COSEFCI exige des condition sanitaires avant de reprendre les cours.

La Coalition des syndicats du secteur éducation/formation de Côte d’Ivoire (COSEFCI) était au créneau ce mercredi. Objectif : se prononcer sur la reprise des cours relativement à la pandémie de coronavirus. Selon le porte-parole de la structure Ako Nomel, la COSEFCI a remis le 11 mai dernier, ses propositions de modalités de la reprise de l’école au ministère de l’Education nationale. Parmi ces propositions, la distribution gratuite et massive de cache-nez ; la  distribution de gel hydro alcoolique suffisant pour les enseignants et élèves ; la présence de dispositifs de lavage des mains fonctionnels en quantité suffisante dans les différents établissements ; la distanciation dans les salles de classes et dans les cours des établissements.  « Aussi, la Cosefci demande-t-elle que, les deux mois de salaire suspendus en janvier et en février 2020 soient payés fin mai 2020 afin de mettre les concernés dans de bonnes conditions psychologiques, morales, financières et physiques de reprise », a ajouté Ako Nomel. Cependant, selon lui, la faitière a ajouté que « cette réouverture de l’école est tout autant prématurée que dénuée de logique. C’est pourquoi, les enseignants se réservent le droit de se retirer des classes si les conditions garantissant leur sécurité sanitaire ne sont pas réunies pour ainsi préserver leurs vies et la stabilité de leurs familles ».  En outre, relativement aux enseignants et aux élèves de l’intérieur bloqués à Abidjan pour cause d’isolement de la ville, la Cosefci a signalé que le délai d’une semaine imparti pour le remplissage des formalités de sortie d’Abidjan est insuffisant. « En une semaine, il est impossible à ces nombreux enseignants et élèves de tous finaliser ce protocole pour se présenter effectivement dans leurs établissements le lundi 18 mai prochain. La Cosefci demande aux autorités compétentes d’en tenir compte », a interpellé Ako Nomel. A côté de cela, les enseignants ont abordé des prélèvements de 20 000 FCFA sur le salaire de la fin du mois d’avril 2020. « Plusieurs enseignants militants et sympathisants de la Cosefci nous ont saisis d’un prélèvement d’un montant de 20 000f sur la tranche de leurs stocks des arriérés (SDA) alors même qu’ils ne l’ont pas autorisé.  Dès lors, la COSEFCI a mené des démarches en vue de mieux comprendre les contours de cette opération », é poursuivi M. Ako. Au terme de ces démarches, la COSEFCI dit avoir constaté qu’une vingtaine de secrétaires généraux de syndicats du primaire et du secondaire ont décidé de ces prélèvements. « Ces prélèvements sont prévus se faire sur douze mois à compter d’avril 2020 ; des procès-verbaux d’assemblées générales marquant l’accord des enseignants ont été produits à la Direction de la Solde pour les besoins de la cause contournant ainsi, l’avis des enseignants bénéficiaires de ces SDA pour les prélever », a terminé le porte-parole de la Cosefci.

Raphaël TANOH

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