3 questions à Mariam Fadiga

Fondatrice d’école, présidente de la coordination des écoles privées de la formation professionnelle et technique

1 - Quelle est la place de l’enseignement technique et professionnel dans notre système éducatif ?

Il faut malheureusement reconnaître que la formation professionnelle et l’enseignement technique sont méconnus. Ce secteur aurait été mieux connu qu’il aurait occupé une place de choix dans la lutte contre le chômage. Il aurait contribué fortement à former des jeunes entrepreneurs.

2 - Existe-il une politique pour rattraper ce retard ?

Oui. Et les ministres en charge de ce secteur l’ont bien compris. Désormais, avec la nouvelle réforme adoptée, à partir de la classe de CM2, le goût de l’enseignement professionnel et technique sera inculqué aux plus jeunes. Chacun pourra choisir son métier dès l’âge de 12 ans, alors que par le passé, jusqu’en Terminale, les élèves n’avaient pas d’idée claire sur ce qu’ils voulaient faire. Maintenant, il existe une passerelle entre l’enseignement technique et professionnel et l’enseignement général. Nous avons été associés à la conception de cette réforme, et nous avons foi en sa réussite.

3 - Les écoles privées sont-elles aptes à suivre ce rythme?

Avec la nouvelle réforme, le niveau BT (Bac) sera ouvert aux écoles privées. Ce qui est une reconnaissance du travail abattu par ces écoles. Le privé occupe une grande place dans la formation professionnelle. Il compte deux tiers des élèves, avec 450 à 550 établissements privés, contre 65 pour le public. Si l’État se met à jour en payant ses dettes envers nos écoles, il n y a pas de raison de ne pas être à la hauteur et de porter cette réforme.

L’Hebdo - édition du 16/11/2017
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Edito
Par Ouakaltio OUATTARA

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