« Cette année les diplômes auront plus de valeur »: Edouard Aka, président de l’UNAPEECI

Edouard Aka salue la réouverture rapide des écoles.

Dans cet entretien, Edouard Aka Edouard Aka, président de l’Union nationale des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (UNAPEECI) revient sur la pandémie.

Aujourd’hui, quel est le regard des parents d’élèves et d’étudiants sur la gestion de la pandémie à coronavirus dans les écoles et universités?

D’abord, c’est une pandémie qui nous a surpris. Ensuite, au  niveau de l’Education nationale, des dispositions ont été prise, en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’hygiène publique. Nous, parents d’élèves avons été agréablement surpris par les mesures prises pour que les élèves ne rompent pas avec les bancs. Pareil pour les universités. C’est quelque chose que nous avons appréciée.

 

Que répondez-vous à ceux qui estiment que les écoles ont été ouvertes un peu trop tôt.

Je ne suis pas d’accord. Que l’école ou les lieux publics aient été ouverts ou pas, l’incivisme était déjà là.  On aurait de toute façon assisté à une hausse des cas de contamination. Les autorités ont bien agi et c’est à saluer.

 

Aviez-vous eu peur à un moment ou à un autre lorsque vos enfants allaient à l’école ?

Sur ce plan, personne ne contrôlait rien. Certains ministres qui ont les moyens de se protéger ont attrapé le virus. Ce ne sont pas nous qui étions les plus protégés. C’était une situation de force majeure. On ne pouvait que prier le bon Dieu.

 

Les enfants étaient-ils prêts pour affronter les examens, selon vous?

Quel choix avaient-ils? L’Etat a fixé des dates, il leur appartenait de s’y préparer. Le report n’aurait rien changé aux résultats des examens.

 

On vous a accusés de ne pas donner de masques à vos enfants

Pourquoi devrions-nous le faire ? Avec nos petits salaires, ce n’est pas à nous de le faire. C’est à l’Etat d’offrir les masques aux élèves. Cela doit être ainsi, cette année, l’année prochaine. Jusqu’à ce que le virus soit vaincu.

Beaucoup disent que les diplômes cette année n’auront pas de valeur

Les diplômes ont-ils déjà eu de la valeur depuis dix ans en Côte d’Ivoire ? Au contraire, cette année au moins, je crois qu’ils auront plus de valeurs. Les élèves sont restés concentrés, il n’y a pas eu de grève. Le peu de cours qu’ils ont fait, ils l’ont fait avec sérieux. Je félicite d’ailleurs les enseignants pour le rôle qu’ils ont joué et qu’ils continuent de jouer dans cette période. 

 

 

Appréhendez-vous la rentrée prochaine ?

Oui. Il faut trouver d’autres moyens de combat, car nous allons vivre avec la maladie. La distribution des kits sanitaires n’a pas été suffisante. Il faudrait pour la rentrée prochaine, mettre l’accent sur la protection. Il faut faire beaucoup de protection.

 

Il y a eu des cas de contamination dans certaines universités publiques qui ont préférer fermer. Etes-vous d’accord avec cela ?

Il faut ouvrir les portes des universités aux étudiants. A mon avis, les étudiants ne sont pas plus en danger à l’université qu’au quartier. Ce n’est pas le moment de se désolidariser de l’Etat. Il faut accompagner les actions du gouvernement jusqu’au bout.  

 

Avez-vous des doléances en suspens ?

Pour ce qui est de nos doléances, nous continuons d’insister sur le manque de tables-bancs dans les écoles. Nous estimons aussi que le fonctionnement des Coges doit changer.  Qu’ils jouent leur rôle dans l’entretien des écoles. Il faut aussi que nous, parents d’élèves, soyons associés aux décisions.

Raphaël TANOH

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