Nuisances sonores ; Sourds à la sensibilisation ?

Plusieurs Ivoiriens continuent à être bruyants malgré les interdictions.

Malgré la prise d’un décret, en 2016, sur les nuisances sonores, les mauvaises habitudes n’ont pas encore changé.

Cocody, Allocodrôme ; la rue des bars à Angré ; Marcory Mille Maquis, Plateau-Dokui, route du zoo, etc. Jetez une pierre à n’importe quel endroit, elle atterrira sur le toit d’un bar, d’un bistrot mal famé ou d’un maquis en vogue, qui mènent tous la vie dure aux riverains.

Non-respect Selon le Dr Yaya Coulibaly, Directeur de cabinet du maire de Yopougon, ses services n’arrêtent pas de recevoir des plaintes relatives aux nuisances sonores. Comme si cela ne suffisait pas, d’après Jules Yao Yao, Directeur des opérations de la salubrité, il y a aussi les appels des muezzins et les fidèles des églises, à grand renfort de matériel de sonorisation. Les nuisances sonores sont devenues aujourd’hui un véritable problème national. L’affaire est si sérieuse que la direction des opérations de la salubrité,  sous tutelle du ministère de la Salubrité, de l'environnement et du développement durable, a organisé en mars dernier un séminaire pour sensibiliser et informer les leaders communautaires et les opérateurs économiques. Depuis 2016, le gouvernement a pris les devants en adoptant un décret portant règlementation des émissions de bruits de voisinage, des voisins aux maquis, en passant par les muezzins et églises bruyants. Le décret fait par ailleurs obligation aux professionnels qui émettent du bruit de réaliser une étude de leurs nuisances et prendre des mesures pour en atténuer les effets. Une cartographie sonore pour établir un programme annuel de mesures. Problème, rien n’a encore bougé à ce niveau. Lorsqu’on parle de « moyenne de valeur d’émission » à un gérant de maquis, il a du mal à comprendre.  Celle-ci varie de 3 décibels pour les zones les plus sensibles à 6 décibels pour les zones les moins vulnérables.   

Répression ? De leur côté, les mairies estiment qu’elles sont prêtes à éradiquer le phénomène, mais attendent l’action du ministère de la Salubrité, où on a sonné la charge : la phase de sensibilisation a assez duré, place à la répression. Mais le problème est que les textes sont assez légers en termes de sanctions. Le non respect expose les contrevenants à des mesures de sûreté qui vont de la confiscation de l’objet ayant servi à commettre le bruit à l’interdiction de l’activité à l’origine de celui-ci. Et, concernant le dernier point, on essaye toujours de préserver l’emploi. En attendant, tous restent sourds aux messages de sensibilisation. Pour Omer Kamenan conseiller technique au ministère de la Salubrité, les nuisances constituent un facteur aggravant pour certaines pathologies lourdes, comme les cardiopathies.

Raphaël TANOH

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