Afrique: Malgré la Covid, l’Afrique subsaharienne francophone continue à tirer l’économie africaine

En dépit d’une année particulièrement difficile, marquée par la pandémie, l’Afrique subsaharienne francophone a globalement réalisé les meilleures performances économiques du continent pour la septième année consécutive et la huitième fois en neuf ans, tout en en demeurant, et plus qu’auparavant, la partie la moins endettée.

Pour la septième année consécutive et pour la huitième fois en neuf ans, l’Afrique subsaharienne francophone a affiché les meilleures performances du continent en termes de variation de PIB, selon les données fournies par la Banque mondiale dans son rapport « Perspectives économiques mondiales , publié en janvier dernier. Globalement, cet ensemble de 22 pays est ainsi parvenu à limiter la baisse de l’activité résultant de la crise liée au Covid-19, en enregistrant une croissance négative de -2,1 %, tandis que le reste de l’Afrique subsaharienne enregistrait un taux de -4,3 %. Du côté de la dette publique, et selon les dernières données du FMI, l’Afrique subsaharienne francophone a globalement réussi à maîtriser son niveau d’endettement, qui était déjà le plus faible du continent, avec une hausse de 4,1 points de pourcentage du poids global de la dette publique par rapport au PIB, contre une hausse de 8,3 points pour le reste de l’Afrique subsaharienne.

Résiliente Après avoir réalisé une croissance globale supérieure à 6 % pendant six années consécutives (de 2014 à 2019), et enregistré une croissance annuelle de 6,3 % en moyenne sur les huit années de la période 2012-2019, la zone UEMOA (huit pays, dont la lusophone, mais très francophonophile, Guinée-Bissau) a connu un important ralentissement de l’activité économique en 2020, mais est tout de même parvenue à afficher une croissance légèrement positive et s’établissant à 0,2 %. Cette même année, quatre des sept pays francophones de la zone monétaire ont enregistré une évolution positive (Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo), avec un maximum de 2 % pour le Bénin. À l’inverse, les trois autres pays francophones ont enregistré une croissance négative, avec un plus bas de -2 % pour le Mali et le Burkina Faso (suivis de la Guinée-Bissau, en dernière position de la zone avec un taux de -2,4 %). L’espace UEMOA conforte ainsi son statut de la plus vaste zone de stabilité du continent, après en avoir également été la plus vaste zone de forte croissance sur la période de huit années 2012-2019, avant l’apparition de la pandémie dont les conséquences ont affecté l’ensemble du continent.

Yvan Afdal

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