Trois questions à

Hervé Ndri, Président de l’ONG Lutte contre l'immigration illégale, secours, assistance et développement (LISAD)

Quelles sont les caractéristiques des personnes travaillant dans les filières de l’immigration vers le Koweït ?

Généralement, ceux qui servent d’appât auprès des candidats à l’immigration sont des personnes qui n’ont pas de grand niveau d’éducation mais qui savent s’exprimer en arabe, en français et en anglais. Ils sont donc des intermédiaires. Mais on compte  également des personnes avec un niveau d’études supérieures, qui deviennent les collaborateurs des agences installées au Koweït.

Combien proposent-ils comme salaire pour appâter leurs victimes ?

Ils proposent des travaux domestiques avec des salaires allant de 300 à 400 000 francs CFA mensuels. De façon générale, ils respectent les accords de base avec les immigrés. Mais il arrive qu’une fois sur place plusieurs migrants, pour des raisons et difficultés diverses, soient contraints de fuir leurs patrons et se retrouvent dans un cercle infernal, quand ils ne deviennent pas eux-mêmes des intermédiaires.   

Ou se retrouvent en prison…

Appelé la déportation, la prison migratoire appartient à l’État koweïtien. Les migrants prisonniers y sont pris en charge. Certains sont transférés dans d’autres prisons après un procès. Une fois libérés, ils sont rapatriés dans leur pays d’origine. Dans ce genre de cas, les factures sont à la charge de  l’employeur initial. Mais certains migrants prennent eux-mêmes en charge les frais de leur retour au pays.

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