Le 13 avril 2025, la ville sud-coréenne de Gapyeong deviendra le théâtre d’un événement de portée mondiale : l’inauguration du Cheon Won Gong, un bâtiment symbolique dédié à la promotion de la paix, du dialogue interculturel et de l’unité humaine. À travers cette initiative, la Fédérat...
Ils sont cinq candidats ā avoir déposé leur dossier de candidature pour la succession dHenri Konan Bédié. En attendant la possibilité davoir un consensus entre ces derniers, chaque camp multiplie les actions de séduction. Ainsi, Noël Akossi Bendjo, Maurice Kakou Guikahué, Tidjane Thiam, Jean-Marc Yacé et Moise Koumoué devraient saffronter dans les urnes le 16 décembre 2013 lors dun congrčs extraordinaire. Le PDCI reste déterminé ā déjouer tous les pronostics qui annoncent la disparition du plus ancien parti politique de Côte dIvoire. Pour ces militants, tout sera mis en uvre pour que le lčgue dHenri Konan Bédié soit protégé et serve dinstrument solide pour la reconquęte du pouvoir, seul agenda du PDCI depuis décembre 1999. Les quelque 8 000 électeurs qui seront convoqués le 16 décembre donneront un nouveau dynamisme ā un parti qui a besoin de reconquérir de nouvelles zones électorales avant octobre 2025.
Ils ont décidé pour la plupart dentre eux de nouer des alliances lors des élections locales du 2 septembre. Résultat, le FPI et le MGC, ā défaut davoir des élus ā la tęte des municipalités et des régions, comptent des cadres dans plusieurs conseils municipaux et généraux.
Codys Vody, Codys Energy, Kapa Energy Drink, XXL Energy, Doppel Energy Malt, 3X Energy, Double Seven Energy Drink, Treme Energy drink, etc Quelles soient de fabrication locale ou importées, alcoolisées ou non, en canettes ou en bouteilles plastiques, plusieurs marques de boissons énergisantes ont envahi les surfaces commerciales en Côte dIvoire pour le bonheur des férus (qui se comptent essentiellement parmi les jeunes) de ces breuvages, dont la consommation excessive nest pas, de lavis des médecins, sans conséquences sur la santé. Mais cela ne préoccupe gučre les concernés, qui sont de plus en plus nombreux ā consommer ces boissons énergisantes.
La Côte dIvoire fait face ā des problčmes liés au trafic de drogues illicites et aux troubles liés ā labus de substances. Une situation qui suscite de plus en plus de craintes chez les parents et pour le systčme éducatif.
Les élections locales (municipales et régionales couplées) se tiendront, sauf changement de calendrier, le 2 septembre prochain. Pour une premičre depuis plus de 20 ans, tous les partis politiques sont sur la ligne de départ. Il sagit du RHDP (parti au pouvoir), du PDCI, du PPACI et du FPI (tous de lopposition). En attendant que les indépendants entrent en course pour fausser les calculs de ses partis politiques, chacun sort sa calculatrice pour voir les zones qui lui sont favorables, celles oų les duels seront difficiles et celles oų il part avec un grand désavantage lié ā une faible implantation du parti. Mais lanalyse de ces élections ne se fera pas que sur le nombre de sičges que chaque parti aura gagné. Le nombre délecteurs et aussi les performances de chaque parti dans les bastions qui lui sont, ā priori défavorable, donneront des clés danalyses pour ce que sera lélection présidentielle de 2025.
Le 7 avril, les trois opérateurs de téléphonie (Orange, MTN et Moov Africa) qui se partagent le marché ivoirien ont diminué dun commun accord, le volume de données internet, tout en maintenant leurs prix. La réaction des consommateurs ne sest pas faite attendre. Une pétition pour que le coût de la connexion Internet soit moins cher a recueilli en moins de 48 heures plus de 50 000 signatures. Le 10 avril au soir, le ministre de la Communication et de léconomie numérique, Amadou Coulibaly, est monté au créneau sur le plateau de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI). La hausse des tarifs des données mobiles nest plus ā lordre du jour, mais la pression des consommateurs demeure. Mieux, ils exigent désormais une baisse des prix des connexions Internet, dont la qualité nest pas toujours au beau fixe mais dont les coûts pčsent sur les bourses.
Dans une Afrique oų laccčs ā Internet est assez difficile, le coût de lInternet mobile ne semble pas alléger la tâche de la population. Le cabinet londonien Cable.Co a établi un rapport sur la tarification des données mobiles dans le monde en 2022. Cette étude sest basée sur le calcul et la comparaison du coût moyen dun gigaoctet pour 5 000 plans de données mobiles dans 233 pays.
Pays hôte de la 14e Coupe dAfrique des nations (CAN) de football du 4 au 18 mars 1984, la Côte dIvoire a été éliminée dčs le premier tour de la compétition aprčs une victoire inaugurale 3-0 sur le Togo et deux défaites consécutives contre lEgypte (1-2) et le Cameroun (0-2). Que sont devenus, presque 40 ans plus tard, les 21 joueurs ivoiriens (7 de lAfrica Sports, 4 de lAsec Mimosas, 3 du Stade dAbidjan, 2 du Sporting Club de Gagnoa, 1 du Stella club dAdjamé, 4 professionnels) ayant pris part ā cette édition ?
La substance est pourtant interdite officiellement depuis 2012. Malgré les nombreuses opérations policičres, la consommation de chicha continue de grimper chez les plus jeunes. Les spécialistes sont pourtant clairs : la fumée de la chicha, pipe ā eau ou Ŧ pipe de la mort ŧ, libčre plus de 4 000 substances chimiques toxiques, irritantes et/ou cancérigčnes. Devenue un phénomčne de mode pour la gent féminine, la chicha semble avoir encore de beaux jours devant elle. JDA vous emmčne au cur de cet univers.
Environ 5 000 personnes meurent de tabagisme chaque année en Côte dIvoire, selon lOrganisation mondiale de la santé (OMS). Pour juguler ce fléau, le gouvernement multiplie les actions, que lindustrie du tabac semploie sournoisement ā plomber en encourageant une consommation accrue des produits du tabac.
Depuis les propos du président Tunisien, les subsahariens vivants en Tunisie ont le sommeil troublé. Plusieurs pays ont décidés dorganiser le retour de leurs ressortissants en attendant que les choses se calme. Les plus grands perdent sont les étudiants noirs. En attendant quune solution soit trouver pour la suite de leurs études, ils préfčrent rester ā labri des menaces. Ceux qui étaient en transite ou en quęte dun mieux ętre pensent ā un avenir sombre. Le journal dAbidjan ā rencontrer un ancien étudiant Ivoirien en Tunisie afin de mieux comprendre la situation de ces 21milles migrants.
Si la Tunisie a échappé au destin chaotique dun monde arabe qui oscille entre guerre civile et dictature, elle se trouve ā la croisée des chemins. Le pays, qui est encore dans un difficile processus de transition démocratique, peine ā sortir de la crise économique et sociale.
Entre les défections et les ambitions affichées pour la succession dHenri Konan Bédié, le parti démocratique de Côte dIvoire (PDCI), tente de faire baisser les vagues. Les évčnements se succčdent et le parti tente de sauver ce quil en reste de son image construite pendant plus de 60 ans et surtout de se positionner comme une alternance crédible face ā un RHDP qui fait face ā lusure du pouvoir mais aussi au sein dune opposition en quęte du pouvoir dEtat mais quelque peu affaiblie. Henri Konan se veut toutefois rassurant. Le parti a des chances de revenir au pouvoir en 2025 avec lui comme candidat. Mais il devra faire face ā des ambitieux comme Akossi Bendjo, Jean Louis Billon et Tidjane Thiam. Ces derniers, en quęte de soutien au sein du parti, trouble le sommeil du sphinx de Daoukro.
Ce ne sont pas les alliances qui ont manqué en politique. Chaque parti, aussi fort soit-il, a toujours fait appel ā un autre afin de conserver le pouvoir ou se renforcer dans lopposition. Le PDCI est désormais ā un carrefour assez délicat pour son avenir.
Environ 5 000 personnes meurent du tabagisme chaque année en Côte dIvoire, selon lOrganisation mondiale de santé (OMS). Pour juguler ce fléau, le gouvernement multiplie les actions, que lindustrie du tabac semploie sournoisement ā plomber en encourageant une consommation accrue des produits du tabac. Quest-ce que lingérence de lindustrie du tabac ? Comment sopčre-t-elle ? Quels sont les outils dont disposent les gouvernants pour y mettre fin ? JDA sest penché sur ces questions.
Enclenchée depuis plusieurs années, la lutte contre la vie chčre en Côte dIvoire connaît des hauts et des bas. Du coronavirus ā la guerre en Ukraine, les autorités ivoiriennes ont su tirer leur épingle du jeu, lā oų certains pays croulent sous le poids de linflation. Hélas, les subventions faramineuses et épuisantes de lÉtat, qui atténuent la situation, manquent de véritable soutien. Les défenseurs des droits des consommateurs sont en retrait. Les Ivoiriens subissent ā longueur de journée sans savoir ā quel saint se vouer.
On ignore jusquā quand la Côte dIvoire va maintenir ses subventions au carburant et ā certains produits de grande consommation. Mais, aujourdhui, le pays a réussi ā atténuer linflation sur son sol. Du moins comparativement ā de nombreuses nations.
Le mois de janvier a été particuličrement éprouvant pour les Ivoiriens. Une demi-douzaine de suicides et de tentatives de suicide ont été relevés dans le męme mois. Une simple coïncidence liée aux difficultés du moment, ou les Ivoiriens ont-ils développé une tendance au suicide depuis quelques temps? Partagé sur la question, les experts donnent leurs avis.
Environ 11 personnes sur 100 000 se donnent la mort dans le continent africain qui abrite six des dix pays ayant les taux de suicide les plus élevés au monde. Ce taux est supérieur ā la moyenne mondiale de neuf cas de suicide pour 100 000 habitants.
Depuis quelques années, le gouvernement a décidé de sattaquer ā lincivisme sur les routes. Malgré les nombreuses réformes apportées au secteur des transports, le nombre de décčs liés aux accidents de la circulation reste préoccupant. Doų linstauration du permis ā points, qui entre en vigueur en mars prochain. Mais cette mesure pourra-t-elle changer les choses ? Dans le contexte ivoirien, oų la délivrance du permis de conduire ne se fait pas toujours dans les rčgles de lart, il y a de quoi ętre inquiet. Les accidents, parfois rocambolesques, apportent de leau au moulin de ceux qui pensent quil faut durcir la réglementation sur la conduite routičre afin de mieux discipliner les conducteurs.
Lintroduction du permis ā points est un systčme qui doit tenir compte non seulement de la capacité des pays ā le faire appliquer mais aussi de la mentalité des populations
Ils sont jeunes. Tous aussi compétents que talentueux. Durant l'année 2022, ils ont marqué les ivoiriens dans leur secteur respectif. Découvrez les 50 jeunes qui ont fait bouger la Côte d'Ivoire durant cette année qui s'achčve.
es tracasseries routičres dans la Zone CEDEAO font partie des obstacles ā la mise en place dune véritable zone de libre circulation des personnes et des biens. Que ce soit ā laéroport ou aux postes frontaliers routiers, le racket a pris une telle ampleur quil met ā mal la mise en uvre de véritables politiques commerciales. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et la Zone de facilitation déchanges (AFE), deux récents accords des pays africains, restent conditionnés ā une fluidité circulatoire qui nexiste que de nom pour linstant.
Alors que les organisations sous-régionales et régionales pullulent en Afrique, lidée dun continent uni, avec les męmes objectifs, tarde ā prendre. Des administrations lourdes et une volonté politique faible : tout porte ā croire que rien ne bouge.
Effectifs pléthoriques, laboratoires mal équipés, enseignants en nombre insuffisant, etc. Énumérer les problčmes des universités publiques ivoiriennes reviendrait ā égrener un long chapelet. Mais le problčme qui retient le plus lattention aujourdhui, cest le niveau des diplômes délivrés par ces établissements. Notamment le plus prestigieux dentre eux : le Doctorat. La récente grčve de plus de trois mille Docteurs est venue rappeler que le problčme est plus profond quon ne le pense. Entre manque denseignants et heures supplémentaires non contrôlées, lon y perd son latin. Mais toutes les filičres ne sont pas logées ā la męme enseigne...
En plus de la qualité de la formation, la Côte dIvoire se bat pour que ses universités soient présentes dans le classement des meilleures universités africaines chaque année. Mais les résultats ne sont pas fameux.
Sortie dune décennie de crise, la Côte dIvoire lance en 2014, son quatričme recensement général de la population depuis son indépendance. Lopération sera boycottée par lopposition qui compte ā cette époque plusieurs de ses figures en prison et en exil. Le bilan de lopération reste mitigé. Prévue chaque six ans, la Côte dIvoire veut se donner ā nouveau les moyens davoir des chiffres fiables afin de mieux orienter sa politique pour les années ā venir. Le contexte politique est plus stable et plus calme, et cela devrait favoriser les choses. La tenue dans le calme des élections législatives, les premičres inclusives depuis 1990, donnent lespoir dun tournant durable pour le pays. Lopération a débuté le lundi 8 novembre et devrait se poursuivre jusquā la fin novembre avec des enjeux énormes.
Depuis quelques années, le changement climatique a bouleversé la fréquence et lintensité des pluies dans le monde, et donc en Côte dIvoire, partagée entre deux extręmes. Les averses sont devenues imprévisibles et dangereuses. Hélas, les solutions pour éviter des morts en cascades samenuisent au fil des ans. Car le tempo nest plus dicté par la qualité des infrastructures mais par les éléments. Les zones ā risques varient dune année ā une autre et cela rend difficile la riposte et annule les précautions prises des années auparavant.
Depuis quelques semaines, les autorités ivoiriennes mettent les bouchées doubles pour vacciner le maximum de personnes. Mais elles butent sur la méfiance des Ivoiriens ā légard de ces vaccins contre la pandémie ā coronavirus. En labsence de loi obligeant la population ā se faire piquer, on fait preuve dimagination. De linterdiction daccéder ā certains ministčres sans pass sanitaire, ā lobligation dun test PCR négatif de moins de 72 heures, on use d'astuces pour amener les populations ā sapproprier le vaccin. Mais cette stratégie marche-t-elle ? Cette maničre tacite de contraindre les populations ne va-t-elle pas ā lencontre des libertés ?
Des mesures barričres ā la vaccination contre la pandémie ā coronavirus, le continent africain gčre la crise différemment, dune frontičre ā une autre.
Aprčs 1984, la Côte dIvoire sappręte ā accueillir sa seconde Coupe dAfrique des Nations (CAN) de football en 2023. En prélude ā cet évčnement footballistique qui va réunir tout le continent, le pays a démarré depuis quelques années plusieurs chantiers dinfrastructures, notamment la construction des stades devant abriter les différentes rencontres. Malheureusement, tous les chantiers ont connu un ralentissement du fait de la pandémie de Covid-19. Si certains terrains sont pręts, comme celui dEbimpé, ou presque pour celui de Yamoussoukro, dautres suscitent des interrogations. Ā environ deux ans du début de la compétition, des craintes subsistent quant ā la livraison dans les délais requis des infrastructures, malgré les assurances des autorités en charge de ce dossier. JDA fait un premier bilan.
La Côte dIvoire est en pleine préparation de la Coupe dAfrique des nations (CAN) 2023. Si elle compte bénéficier de nouvelles infrastructures qui permettront de développer davantage les différents sports, le secteur de lhôtellerie compte lui aussi bien profiter de cette aubaine.
Principal parti de la gauche ivoirienne, le Front populaire ivoirien (FPI) a explosé. Désormais écartelé entre plusieurs partis politiques, les militants de gauche sont en quęte dun nouveau départ. Solide avant lélection présidentielle de 2010, affaibli par la perte de pouvoir et lemprisonnement de plusieurs de ses leaders, le retour attendu de Laurent Gbagbo a exacerbé les clivages. En plus du FPI dirigé par Pascal Affi NGuessan, le COJEP de Charles Blé Goudé a pris ses distances avec Laurent Gbagbo qui a largué Simone en plein vol et sappręte ā repartir de zéro. Face ā cette explosion dambitions et de contradictions, les partis de gauche offrent un spectacle peu honorant ā leurs militants et sympathisants, obligés de saccrocher ā une des désormais nombreuses branches.
Autant les partis de gauche sont divisés, autant ceux qui se réclament de la droite ne forment pas unz coalition. Chacun évolue seul ou engagé dans des alliances hybrides. Et les efforts pour se retrouver ne portent pas fruits.
Environ deux semaines aprčs la rentrée scolaire, les acteurs du systčme éducatif doivent réfléchir ā un problčme vieux comme le monde : oų trouver les ressources pour financer léducation de leurs enfants ? Depuis des décennies, lécole nest plus entretenue par lÉtat de Côte dIvoire. Dans la capitale comme ā lintérieur du pays, il faut lever des cotisations pour faire face aux urgences du moment. Sauf que cette levée est maintenant interdite et que laide promise par les autorités semble insuffisante. Du coup, on se creuse les méninges pour parer au plus pressé, tout en ayant un regard vers les autorités pour trouver une bouffée doxygčne.
Aprčs le décret mettant un terme au pouvoir des Comités de gestion des établissements scolaires de lever des cotisations exceptionnelles, leur place dans lécole pose problčme.
La modification de la constitution survenue en 2016 et faisant sauter la limitation dâge ā 75 ans pour ętre candidat ā la présidentielle, remet en jeu tous les leaders de la classe politique. Face ā la pression des autres générations ā prendre le flambeau, lon assiste ā une résistance des plus anciens qui nentendent pas pour autant prendre leur retraite de sitôt. Męme sils reconnaissent avoir des héritiers compétents et aptes ā prendre le flambeau, chacun observe les mouvements de lautre avant de se décider. Cest dans un tel contexte, quun groupe de députés, de par la voix de lun dentre eux, annonce quil déposera en avril prochain un projet de loi visant ā fixer un âge pour la retraite politique.
Aprčs avoir gravi les échelons ā lombre dAlassane Ouattara et de Laurent Gbagbo aprčs leur passage ā luniversité, les ex leaders estudiantins Charles Blé Goudé et Guillaume Soro sinterrogent sur leur avenir et sont partagés entre espoir dun avenir meilleur et doutes sur leur devenir.
La riposte face au Covid-19 na pas encore porté ses fruits. Alors que le nombre de nouveaux cas grimpe dans le monde, tout comme en Côte dIvoire, le pays doit désormais faire face ā deux autres urgences sanitaires. Le 12 août, les autorités annonįaient un premier cas de maladie ā virus Ebola. Une semaine auparavant, une infection de l'influenza aviaire, hautement pathogčne, de type H5N1, souche de la grippe aviaire, était déclarée dans la localité de Mondoukou, dans le département de Grand-Bassam, ā 40 km au sud-est d'Abidjan, selon un arręté préfectoral. Ainsi, en pleine période de vacances, le pays doit faire face ā deux autres virus aussi dangereux que le Covid-19.
Dans la crise qui loppose ā Pascal Affi NGuessan, presque personne navait parié sur le fait que Laurent Gbagbo pouvait abandonner Ŧ son bébé ŧ pour une nouvelle aventure politique. L'annonce de ce lundi 9 août aura ainsi surpris plus dun. Mais Laurent Gbagbo se trouvait dans un véritable dilemme. Entre son épouse Simone Ehivet Gbagbo qui lui rappelait quelle était aussi membre fondatrice et Pascal Affi NGuessan qui revendique une légalité ā la tęte du parti, il na pas souhaité engagé un combat interne. En une décision, il semble avoir enlevé deux épines de ses pieds et espčre poursuivre un nouveau chemin.
Aprčs avoir raté le virage de la reconfiguration politique en 2020, les acteurs du jeu depuis trente années sont toujours sur laire de la compétition. Trente ans aprčs, les jeunes rongent leur frein et devront encore patienter.
Aprčs une implication directe dans la production de logement durant les deux premičres décennies de notre indépendance, ā travers notamment les sociétés SICOGI et SOGEFIHA, lÉtat sest progressivement désengagé du secteur au profit de linitiative privée.
Depuis plusieurs mois, la Côte dIvoire, comme de nombreux pays du monde entier, est confrontée ā une flambée des prix de certains produits de grande consommation. Si la pandémie ā coronavirus est le principal fautif, dautres facteurs sur le plan national sont ā lorigine de cette situation. Pour les autorités ivoiriennes cest lheure des concessions mais aussi de véritables réformes. Cest donc dire des résultats ā attendre sur le long terme. Ce qui nest pas forcement du goût des consommateurs et laisse du temps aux commerįants.
Le désordre qui prévaut dans la fixation des prix au sein des commerces ne sest pas étiolé, malgré des décennies de dénonciation. Hélas, les agents commis pour régulariser la situation ne sont pas des Ŧ Terminators ŧ. Corruptibles et laxistes, ils mčnent un combat davance perdu contre des commerįants véreux.
En janvier 2015, le déblocage des salaires des fonctionnaires avait permis ā lÉtat de montrer sa volonté duvrer ā lamélioration des conditions de vie et de travail de ses employés. Mais, en janvier 2017, ses derniers nhésitent pas ā se liguer contre lautorité, poussant cette derničre ā signer une tręve sociale de 5 ans qui lui coûte un bras. Puisquelle oblige lÉtat ā payer, entre autres, un stock des arriérés (SDA), estimé ā prčs de 200 milliards de francs CFA. Encore une fois, cela ne suffira pas. En 2019, les grčves reprennent. Alors, se sentant trahi, le gouvernement change son fusil dépaule. Désormais, plus rien ne sera comme avant et depuis le feu couve toujours.
Les travailleurs de Côte dIvoire veulent un mieux ętre. La seule faįon de porter leurs doléances est de se constituer en organisations syndicales. Hélas, aprčs plusieurs décennies de luttes, le pouvoir des syndicats semble saffaiblir dannée en année.
Les audits dans les Etablissement publics nationaux (EPN) ne concernaient quune poignée de structure au départ. Mais les choses sont allées un peu plus vite et se sont élargies ā la centaine d'établissements que compte lEtat ivoirien. En un mot comme on le dit ā Abidjan, le gouvernement Ŧ veut voir clair ŧ dans la gestion de ses structures dont la plupart des directeurs généraux sont en place depuis au moins cinq ans sinon dix ans pour les plus anciens. Cette vaste opération va faire tache dhuile dans la gouvernance Ouattara et ā lavantage dętre bien accueilli par lopinion publique. Mais une inquiétude demeure. Jusquoų ira cette opération qui ā peine lancée soulčve de vives inquiétudes chez certains directeurs généraux concernés.
La derničre opération mains propres remonte ā 2008 et concernait les barons de la filičre cacao. Aprčs un long procčs, ces derniers ont été condamnés pour la plupart. Et dHouphouet Boigny ā Laurent Gbagbo, ses opérations nont pas toujours permis une mise en lumičre.
La bataille pour le renouvellement des instances dirigeantes de la Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte dIvoire (MUGEFCI) est lancée depuis plusieurs semaines. Prévues pour se tenir en septembre prochain, ces élections font craindre une autre crise, prčs celle de 2012. Mais, plus que tout, cest la gestion de cet outil qui préoccupe les Ivoiriens. Les présidents des différents syndicats se lancent dans une bataille sans merci dčs que le sujet est abordé. Męme les luttes syndicales sont désormais menées avec lélection ā la MUGEFCI en fond de toile. Pourquoi se bat-on pour la MUGEFCI ? Enquęte.
Depuis 2014, les Ivoiriens attendent fermement la couverture maladie universelle (CMU). Reportée ā plusieurs reprises, la généralisation de la CMU devient de plus en plus une réalité. Mais elle est confrontée ā de gros problčmes, ā cause de sa dépendance de la Mutuelle générale des fonctionnaires de Côte dIvoire (MUGEFCI).
Depuis plusieurs années, les pluies diluviennes causent dégâts et pertes en vie humaine. Ā chaque inondation, les autorités ivoiriennes descendent sur le terrain pour visiter les zones touchées et appeler les populations ā quitter les zones ā risques. Ce qui nempęche pas les morts ni męme les destructions de biens. Que faut-il faire ? Plusieurs travaux ont été lancés pour prévenir les éboulements de terrain et faciliter le passage des eaux. Mais les premičres pluies du mois de juin, ont laissé planer des inquiétudes. Zoom sur un phénomčne cyclique.
Aujourdhui, ā Abidjan, difficile de démarquer un quartier précaire dune zone ā risques. Et, lon note que plusieurs quartiers huppés de la capitale économique, sont des zones ā risques.
Aprčs la bataille de la téléphonie mobile, assistera-t-on ā celle du mobile money ? En tout cas, tout est mis en uvre pour cela. Aprčs un succčs au Sénégal, Wave Côte dIvoire, constitué en avril 2018, a officiellement lancé ses activités en avril 2021. De 10 millions de francs CFA, le capital initial de lentreprise a été porté ā 766 millions en septembre 2020. Moins de trois mois aprčs son lancement officiel, lentreprise, qui a pour icône un pingouin, fait déjā des vagues au bord de la lagune Ebrié. Et comme au pays de la Teranga elle nest nullement intimidée par les sociétés de télécoms qui dominent le marché et compte bien simposer face ā Orange, MTN et Moov Côte dIvoire. Mais les choses ne sannoncent pas aisées.
Attendu par ses sympathisants tel un héros, Laurent Gbagbo, selon ses proches, foulera le sol ivoirien le 17 juin ā 14 heures. Une annonce qui en a surpris plus dun, męme certains membres du Comité dorganisation. Ce retour acté, les débats tournent plutôt autour de ses conditions. Accueil triomphal, souhaitent ses partisans, rentrée sobre et sans mouvement de foule, souhaite le gouvernement. Assoa Adou a donc décidé de passer ā la vitesse supérieure en prenant ā contre-pied partisans et opposants. Profitant de la célébration de lanniversaire de Laurent Gbagbo, le 31 mai, il a lancé linformation dans un tonnerre d'applaudissements. Ce nest pas la premičre fois quil annonce une date de retour de Laurent Gbagbo et lon sinterroge; cette fois-ci sera-t-elle la bonne?
Le retour de Laurent Gbagbo acté, la classe politique pourrait connaître un remue-ménage. Actuellement en alliance avec le PDCI, une partie du FPI lorgne également le statut de Chef de lopposition.
La désinformation ā dessein, les publicités mensongčres, la manipulation de masse Tout comme de nombreux pays, la Côte d'Ivoire n'échappe pas au phénomčne des Ŧ fake news ŧ. Grâce ā la prolifération des réseaux sociaux, Facebook, groupes WhatsApp ou l'application Instagram, faire passer une fausse information pour un scoop alléchant devient presque du dilettantisme. Hélas, les répercussions sont souvent irréversibles au sein des populations. Avec les récents évčnements qui ont eu lieu en Côte dIvoire, la lutte contre les Ŧ Fake news ŧ na jamais été aussi primordiale. Zoom sur un phénomčne tentaculaire.
Le développement des technologies de linformation et de la communication (TIC) a pris une telle ampleur en Côte dIvoire que ses répercussions sont ā craindre.
Depuis des décennies, létat des hôpitaux publics en Côte dIvoire, préoccupe. Malgré les récents efforts du gouvernement pour réhabiliter, construire de nouveaux centres et améliorer le plateau technique, le problčme reste entier. Alors que la généralisation de la Couverture maladie universelle devient une nécessité, pour laccčs des plus démunis aux soins, létat desprit du personnel de santé na jamais été aussi inquiétant. Menace de grčve, mauvais accueil, négligence professionnelle, erreurs médicales fréquentes etc. De quel mal souffre le systčme de santé ivoirien ? Enquęte.
Le secteur de la santé est un département complexe et sensible en Côte dIvoire. En dehors des infrastructures et des mentalités sur lesquelles il faudra jouer pour améliorer la qualité des soins, lun des aspects les plus importants reste laugmentation de leffectif du personnel soignant.
Journalistes assassinés, journalistes en prison, journaux fermés, médias sous tension, etc. Cest malheureusement le diagnostic établi chaque année dans de nombreux pays concernant la liberté de la presse. Quelle est la situation en Côte dIvoire ?
Depuis plusieurs années, les experts nont pas arręté de tirer la sonnette dalarme, au vu de lincivisme notoire qui a cours dans le milieu du transport. Les chiffres du Groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) sont parlants. Cest au comble de lexaspération que les autorités ivoiriennes ont décidé, le 25 avril dernier, de poser un acte fort dans ce sens, en annonįant la suspension des inspecteurs des examens théoriques et pratiques du permis de conduire. Si pour les autorités, lindiscipline sur les routes provient de la fraude dans la délivrance du permis, les acteurs, eux, ont un regard plus acerbe sur la question. Le permis de conduire en Côte dIvoire est-il devenu un permis de tuer ?
Annoncée pour prendre fin le 30 juin prochain, la date limite de validité des anciennes cartes nationales didentité, valable jusquen 2019, pousse de nombreux Ivoiriens vers les centres denrôlement de lOffice national de l'état civil et de l'identification de Côte dIvoire (ONECI). Toutefois, certains pourront conserver la leur car éditée en 2015. Mais lONECI a du mal ā faire face aux demandes des usagers et tente de faire face aux difficultés rencontrées sur le terrain. Retard dans la livraison des nouvelles cartes, nombre insuffisant de centres denrôlement, problčme dans la production des attestations didentité sont autant de problčmes auxquels il faudra faire face.
Choisie pour la production des nouvelles cartes didentités ivoiriennes, la société SEMLEX, a présenté des cartes alléchantes aux Ivoiriens. Mais, entre le délai de production et le peu dinformations sur le document, la structure peut faire mieux, selon les usagers.
Formé le 6 avril 2021, le nouveau gouvernement Patrick Achi, devra satteler ā satisfaire le projet que le chef de lEtat a en tęte pour la Côte dIvoire. Un pays uni et solidaire, au service de ses citoyens. Afin dy parvenir, la nouvelle politique du gouvernement mettra laccent sur plusieurs chantiers du président de la République. Parmi ces chantiers, celui de la réconciliation et de la cohésion nationale. Pour cette mandature, Alassane Ouattara veut tirer les leįons des erreurs passées et miser sur le vivre ensemble. Il devra pour y parvenir, travailler sur plusieurs leviers tout en espérant que chaque membre de léquipe joue pleinement sa partition.
La nouvelle équipe gouvernementale du Premier ministre Patrick Achi, constituée de 41 ministres sera sous pression. Cest du moins ce qui ressort du dernier discours du chef de lEtat, le 6 avril dernier. La réduction de léquipe et la redéfinition de certaines missions montrent quAlassane Ouattara veut aller ā lessentiel.
Le Président de la République Alassane Ouattara lavait annoncé. Il voulait un gouvernement relativement jeune. La nomination dun secrétaire général de la présidence de 39 ans avait annoncé les couleurs. Avec la publication officielle de la liste des membres du gouvernement, lon note une moyenne dâge de 50 ans. Un gouvernement rajeuni qui devrait permettre de booster les énormes chantiers encore en cours ou ā venir. Ā 78 ans, le Président de la République a besoin de sang neuf. Une volonté quil avait longuement partagée avec feu Amadou Gon Coulibaly et Patrick Achi. Les deux derniers cités avaient longuement travaillé sur le plan daction 2021-2025 et avaient dressé depuis des portraits robots de personnalités sur qui ils pouvaient compter pour réaliser le projet.
Elles sont 8 ministres ou secrétaires dÉtat sur les 41 membres que compte le gouvernement Achi 1. Les choses nont pas véritablement bougé du côté de la représentativité des femmes car la volonté politique ne suit toujours pas.
Le poste de président du parlement était lorgné tant en interne au RHDP quau sein de lopposition. Des noms délus du RHDP avaient dailleurs circulé dans certains salons. La santé fragile ces derniers temps dAmadou Soumahoro avait laissé courir la rumeur dun probable remplacement de ce dernier. Au finish, Amadou Soumahoro, désigné par son parti a été plébiscité pour un mandat de cinq ans. Ŧ Tchomba ŧ qui a réduit ses sorties officielles bénéficie ainsi de la confiance du Président de la République ā un poste quil a longtemps lorgné avant de lavoir en mars 2019 aprčs la démission de Guillaume Soro. Quest ce qui a bien pu jouer en sa faveur ? Amadou Soumahoro pourra-t-il marquer le parlement dune empreinte indélébile ?
Depuis plus dune décennie maintenant, les effondrements dimmeubles ā Abidjan sont devenus récurrents. Abobo, Yopougon, Cocody, aucune commune nest épargnée. Avec le temps, le bilan de ces drames salourdit. Alors que des voix sélčvent ici et lā pour dénoncer le laxisme des constructeurs et lindolence des organismes de contrôle, les Ivoiriens, quant ā eux, veulent un coupable ā clouer au pilori. Mais pas que. Ils exigent plus de vigilance et plus de responsabilité, depuis lacquisition des terrains jusquā la fin des travaux de construction.
En Côte dIvoire le respect des rčgles demeure un réel problčme. Des lois sont prises mais ne valent pas plus que la valeur du papier sur lequel on les imprime. De son côté, lEtat aboie mais ne mord pas.
Né le 8 mars 1965, ā Abidjan, Hamed Bakayoko a tiré sa révérence le 10 mars dernier en Allemagne, des suites dun cancer. Depuis, le Premier ministre a droit aux hommages les plus grandioses jamais observés dans le pays. Le maire dAbobo, affectionnément appelé Ŧ Abobolais ŧ ou Hambak a passé ses années détudiant ā Ouagadougou, au Burkina Faso. Lancien journaliste et homme daffaires a su devenir un acteur politique incontournable, grâce ā son entregent, son savoir-faire et son extręme humanité. Prédestiné ā une carričre politique fulgurante, Hamed Bakayoko laisse derričre lui les grands chantiers quil a initiés. Son empreinte indélébile sur les dossiers cruciaux du pays, tels que ceux sur la réconciliation nationale ou la réforme de larmée, ont permis ā la Côte dIvoire de faire un bond considérable vers la paix.
Habitué aux hommages, la Côte dIvoire a cependant connu des périodes trčs intenses en émotions. Si toutes les morts se valent, certains hommages resteront gravés dans les mémoires que dautres.
Les urnes ont parlé. Les partis ou coalitions politiques engagés dans les élections législatives sont ā lheure du bilan. Chaque camp enregistre de grandes victoires mais aussi de grandes défaites. Au-delā des partis, cest une grande victoire pour lensemble des ivoiriens qui, pour la premičre fois depuis trente ans, assistent ā des élections avec peu de violence et surtout sans mort. La Commission électorale in-dépendante (CEI), objet de suspicion des partis de lopposition a su tirer son épingle du jeu en organisant une élection dont les résultats, dans lensemble sont acceptés par tous. Désormais, place ā une normalisation du climat politique. Mais avant, quelles sont les grandes leįons ā retenir de ce scrutin qualifié dhistorique ? Qui en sort vainqueur ? Qui en est le grand perdant ? Comment les cartes ont été redistribuées ?
De la crise politico-militaire de 2002 ā la fin de la crise post électorale de 2011, la Côte dIvoire a hérité dune armée et dune police faites de Ŧ bras cassés ŧ, de Ŧ desperados ŧ et de mutins. Pour redonner au pays son attractivité, sa sécurité et son hospitalité dantan, il a fallu, ā coup de réformes et de concessions, professionnaliser les limiers de lÉtat. La situation dans son ensemble sest améliorée. Mais parfois, entre les satisfecits du gouvernement et la perception par certaines populations de lindice de sécurité, lécart est grand. Aujourdhui, pour lextérieur comme pour les Ivoiriens, la question est de savoir ce qui menace en premier la sécurité dans le pays ? Les terroristes, larmée ou les Ivoiriens eux-męmes ?
Daussi loin que les Ivoiriens sen souviennent, leur trčs chčre capitale économique a été au début de toutes les crises dans le pays. Le lieu oų lon a fomenté des coups fumants, orchestré des plans machiavéliques, perpétré des actes aux conséquences tragiques. Abidjan est-elle la ville qui dégrade les notes de la Côte dIvoire dans le classement des pays pacifiques ? Tout porte ā le croire.
Avec la campagne électorale qui souvre le 26 février prochain, les élections législatives du 6 mars 2021 sannoncent comme un rendez-vous immanquable pour les principaux partis politiques. Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) veut faire de ce scrutin celui de la confirmation de son implantation nationale. Le Parti démocratique de Côte dIvoire (PDCI-RDA) a lintention de démontrer sa suprématie par ce vote. Le Front populaire ivoirien (FPI) veut, quant ā lui, renaitre de ses cendres en engrangeant le plus de victoires possibles. 255 sičges pour un peu plus de 1 700 candidats en course. Que le meilleur gagne !
Depuis toujours, les élections, quelles soient présidentielles, législatives ou municipales, se sont déroulées dans un climat de peur en Côte dIvoire, avec ā la clé des résultats contestés. Pour les Ivoiriens, le défi est de parvenir ā des scrutins paisibles, oų le vaincu reconnait sa défaite.
Aprčs plusieurs mois de blocages liés ā lélection du futur président de la FIF, la FIFA a décidé, le 24 décembre 2020 de mettre la FIF sous tutelle par linstallation dun Comité de normalisation (CONOR-FIF). Si la décision est tombée comme un coup de massue, linstance mondiale du football dit vouloir apporter une stabilité au football ivoirien plongé dans une crise qui perdure depuis quelques années. Et pour mener ā bien cette mission, elle a décidé de la confier ā une dame de fer, Mme Mariam Dao Gabala. Si la tache semble ne pas ętre facile, la sénatrice ivoirienne se dit pręte ā aller jusquau bout de la mission pour remettre le football ivoirien sur les rails. Et ses débuts sont prometteurs.
La mise sous Comité de normalisation dune fédération de football, est désormais une jurisprudence nouveau. La Fédération internationale de football Association (FIFA) a toujours utilisé cette arme sécrčte pour venir ā bout des crises qui perdure au sein de ses fédérations affiliées. Et elle sest toujours avérée efficace.
Depuis les années 90, le niveau de léducation en Côte dIvoire est sujet ā débat. Rapport aprčs rapport, les institutions internationales ne cessent daccabler le pays. Aprčs deux décennies de crise, les investissements dans le secteur de léducation nationale nont jamais été aussi importants. Entre recrutement massif denseignants, augmentation salariale, gratuité de lécole, construction détablissements etc., tout y est passé mais lexcellence tarde ā suivre. Pis, lécole est devenue un grand malade et les comportements des élčves ne vont pas dans le sens de lamélioration. Et, comme il fallait sy attendre, la qualité de la formation laisse ā désirer et ne fait que dégringoler. De quel mal souffre lécole ivoirienne ?
Il y a longtemps que les gouvernements successifs de Côte dIvoire sont confrontés au coût de léducation des enfants, que ce soit au primaire, au secondaire ou au supérieur. Doit-il ętre relevé pour améliorer la qualité de la formation ou doit-on aller plus vers le social afin de donner une chance aux plus démunis ?
Annoncée depuis décembre dernier, la campagne de vaccination contre la Covid-19 démarrera en Côte dIvoire dans quelques semaines. Du processus dacquisition du vaccin ā son administration ā la population, il faudra pour les autorités ivoiriennes jouer serré. Les retards de livraison sont légion, lacceptation des piqûres est difficile chez les populations et les conditions de conservation des doses nécessitent parfois beaucoup de technique. Zoom sur une campagne de vaccination qui sannonce compliquée.
Alors que lAfrique du Sud vient dacquérir ses premiers vaccins, le reste de lAfrique fait des pieds et des mains pour ętre servi. La rčgle du premier arrivé, premier servi ne sera pas de mise.
Créés en 1995, les Comités de gestion des établissements scolaires (COGES), ā lorigine, devraient combler un vide laissé par lÉtat dans la gestion interne des écoles. Entretien, fonctionnement, voire lintendance des infrastructures. Cependant, aprčs plusieurs années dexercice, pas de bilan et les sommes ā payer augmentent tous les ans. Les plaintes des parents qui dénoncent trop de cotisations exigées par ces comités ont poussé lÉtat ā dagir. Ainsi, lors de son investiture, le Président de la République a annoncé la prise en charge des frais COGES. Cette annonce saluée par les populations, ne passe pas comme lettre ā la poste. Le processus prend du temps et révčle peu ā peu, la véritable tâche qui attend les autorités.
Les parents délčves et détudiants estiment quils payent trop pour leurs enfants au public. Mais la situation au privé nest gučre reluisante. Et lā aussi, on a besoin que lEtat mette de lordre.
Isolé au plan politique et désormais moins bavard, Guillaume Soro nest pas au bout de ses surprises. Il est loin des frontičres ivoiriennes depuis bientôt deux ans et certains de ses compagnons de lutte labandonnent et préfčrent retourner ā leurs partis dorigine. Des défections qui arrivent au moment oų il a le plus besoin des hommes avec lesquels, huit ans durant, il a traversé les difficultés au sein de la rébellion. Męme si, chemin faisant, il a rencontré de nouveaux compagnons, son cercle restreint était resté composé de ses anciens compagnons. Alors quune partie dentre eux est en prison, certains ont retourné leur veste quand dautres préfčrent rester discrets. Aprčs les premiers départs annoncés fin 2018, la saignée continue.
Lannée 2020 sannonįait comme une année de grands défis pour la Côte dIvoire. Au plan du développement, elle marquait le point culminant de lémergence aprčs de nombreux investissements. Mais cest surtout au niveau politique quelle crispait les attentions. Entre reconfiguration politique et défi dorganiser une élection présidentielle ouverte, paisible et sans heurts, les attentes étaient grandes. Puisque lannée est ā son terme, cest lheure du bilan, mais aussi des perspectives. Que retenir de 2020 ? Que nous réserve 2021 ? La prochaine année sera-t-elle autant charničre que lactuelle ? Déjā pointent ā lhorizon des élections législatives, le retour probable de Laurent Gbagbo et de certains exilés, une menace terroriste toujours présente etc. Le calendrier sannonce chargé.
Alors que sachčve lannée 2020, les Ivoiriens commencent ā entrevoir ce que sera probablement 2021 pour eux. Principalement, dans les secteurs tels que la santé et léducation.
Depuis mars dernier, les Ivoiriens vivent avec la Covid-19. Pour protéger la population, lÉtat a fait comme la plupart des pays touchés par la pandémie. La fermeture des lieux de spectacles, des maquis et des boîtes de nuit pendant plusieurs semaines a plongé le monde du Ŧ show ŧ dans une crise économique. Malgré les aides diverses, cest un secteur moribond qui se prépare ā accueillir ces festivités. Outre le respect des mesures barričres, les Ivoiriens, qui sortent dune période électorale avec des activités au ralenti, se plaignent des poches vides. Mais il faudra assurer comme les années précédentes, fętes et célébrations obligent ! Quelles fętes de fin dannée pour 2020 ? Zoom sur un sujet brûlant.
Comme on pouvait sy attendre, il y aura cette année encore une opération de sécurisation des fętes de fin dannée. Mais ce qui inquičte de plus en plus, ce sont les excčs qui conduisent parfois ā des morts.
Comme dans tous les pays, la question des droits de lHomme fait toujours couler beaucoup dencre et de salive en Côte dIvoire. Le dernier rapport dAmnesty International, qui est essentiellement basé sur les violences avant, pendant et aprčs lélection présidentielle, a été démenti par le gouvernement. Lorsquelles veulent sexprimer, les déclarations des organisations de défense des droits de lHomme souffrent trčs souvent dinterprétations hasardeuses. Ce qui rend lappréciation de la situation dans notre pays difficile. Si le droit ā léducation et aux services sociaux de base est plutôt bien respecté, des efforts restent ā faire dans de nombreux domaines. Notamment en matičre de droits civils et politiques, dans un contexte oų les bases de la démocratie sont trčs souvent mis ā mal.
Cest un débat sensible. Aprčs chaque épisode sanglant en Côte dIvoire, le plus souvent les coupables parviennent ā sextirper des filets de la justice et continuent de mener une existence paisible.
Ce 25 novembre, comme chaque année, marque la Journée internationale pour l'élimination de la violence ā l'égard des femmes. Un combat qui concerne de nombreux pays. En cette période marquée par des confinements et autres mesures restrictives, obligeant les familles ā cohabiter beaucoup plus longtemps, les chiffres des violences ont augmenté dans certains pays, notamment en Europe. En Côte dIvoire, la situation nest gučre plus reluisante que sous dautres cieux. Les femmes continuent de faire lobjet de violences en tous genres. Alors que les autorités cherchent les voies et les moyens pour endiguer le phénomčne, les us et coutumes ne facilitent pas les choses.
On pourrait presque les classer dans le męme panier. Les violences faites aux enfants ont des tristes similitudes avec celles que subit la gent féminine. Les difficultés ā les recenser et ā y remédier font perdurer le phénomčne.
Louverture du championnat de football de Ligue 1 cuvée 2020-2021 devait se faire le 17 octobre dernier, avec la finale de la Supercoupe Félix Houphouët-Boigny. Mais jusque-lā, il nen est rien et la Fédération ivoirienne de football (FIF) est toujours impuissante face au blocage du processus électoral en son sein, qui conditionne la reprise du championnat.
En appelant lopposition au dialogue, Alassane Ouattara, qui joue désormais la carte de lapaisement aprčs la campagne électorale, met une douce pression sur elle. Presque décapitée, celle-ci joue désormais sa survie et sa crédibilité.
Désobéissance civile, non-participation ā lélection présidentielle, empęchement du scrutin dans ses bastions, création dun Conseil national de transition (CNT) etc. Lopposition aura tout essayé pour empęcher la tenue du scrutin du 31 octobre, sans y parvenir. Le pouvoir na pas attendu 24h pour réagir et tuer dans luf un CNT qui aurait pu créer la confusion chez les populations et pour continuer ā maintenir un climat de paix, tout en favorisant la reprise des activités. Nous vous livrons en exclusivité les étapes de la descente de différentes unités de la police chez Henri Konan Bédié le mardi 3 novembre en début daprčs-midi. Une opération qui a permis ā la police de maîtriser les principales tętes du CNT et de lui couper lherbe sous les pieds.
En attendant que le Conseil constitutionnel se prononce sur le scrutin et que linvestiture du Président de la République se tienne, les regards sont déjā tournés vers les élections législatives, prévues pour le mois de décembre prochain.
Ā quelques heures de la présidentielle ivoirienne, le climat na jamais été aussi tendu dans le pays. Depuis début octobre, de nombreux actes de violences, perpétrés par des individus au nom de la désobéissance civile prônée par lopposition, font craindre une crise pré-électorale qui risque de senvenimer. Le gouvernement et la Commission électorale nont pas lintention de fléchir devant les doléances de lopposition, notamment le report du scrutin. Ā la recherche de médiateurs ou dorganisations neutres pour calmer les deux partis, les Ivoiriens se demandent pourquoi leur société civile nen fait pas plus. Prise parfois au pičge, taxée de partisane, elle semble avoir perdu toute crédibilité face aux Ivoiriens et sa voix devient de plus en plus inaudible.
Il y a quelques mois, la Côte dIvoire célébrait son 60čme anniversaire. Proclamée âge de la sagesse, cette période a notamment servi de sonnette dalarme pour appeler les Ivoiriens ā plus de maturité avec lapproche de la présidentielle. Hélas, une maturité qui ne sest quasiment jamais vue en plusieurs décennies de crise. En Côte dIvoire, le linge sale ne se lave pas en famille, mais au dehors.
Plus la date tant attendue approche, plus le climat social est délétčre. La peur est montée dun cran chez les Ivoiriens depuis le début de la Ŧ phase active ŧ lancée par lopposition. En deux mois, la Côte dIvoire a enregistré un peu plus de 30 morts, une vingtaine de blessés et de nombreux dégâts matériels, notamment des commerces et des véhicules de transport incendiés. La classe politique avance dos ā dos, ne se parlant que par presse interposée. Le dialogue est rompu avant męme davoir commencé. Le ballet incessant des bons offices, notamment ceux de lUA, de lONU et de la CEDEAO se noie au bord de la lagune Ébrié. Les positions restent tranchées ā moins de dix jours du scrutin et les Ivoiriens retiennent leur souffle.
Les deux candidats en lice ā la présidentielle multiplient meetings et conférences pour séduire les électeurs. Mais le principal enjeu du scrutin, en dehors de laspect sécuritaire, sera le taux de participation. Il était de plus de 80% en 2010 et de 52% en 2015.
Top départ pour la campagne pour lélection du Président de la République ce jeudi 15 octobre ā minuit. Sur 44 dossiers de candidatures, 4 ont été retenus par le Conseil constitutionnel le 14 septembre dernier. Il sagit des candidats Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié, Pascal Affi NGuessan et Bertin Kouadio Konan. Dos ā dos, ils avancent au pas du chronogramme du calendrier électoral. Aurons-nous quatre candidats en lice jusquau coup de sifflet final ? Les Ivoiriens auront-il droit au boycott de deux candidats qui maintiennent jusquā maintenant la pression ? En tout état de cause, une partie de lopposition, déjā exclue, ne sent pas concernée par lélection du 31 octobre et espčre ętre suivie par certains candidats. Cela pourra-t-il discréditer le résultat du scrutin ? Autant de spéculations autour dune élection trčs attendue.
En Côte dIvoire, les élections présidentielles se suivent et se ressemblent. Face au boycott du RDR et du FPI en 1995, Henri Konan Bédié sétait retrouvé face ā Francis Wodié, un candidat jugé de faible poids. En 2020, ce schéma semble se dessiner de nouveau.
Pris en sandwich entre la crise sanitaire ā coronavirus et lélection présidentielle, les travailleurs de Côte dIvoire ont de plus en plus laspect de pions sur un échiquier. Aprčs une année chaude en 2017, laccalmie laissait présager dun calme avant la tempęte. Si leur rôle dans le dénouement de la crise politique actuelle nest pas déterminant, ils pourraient toutefois influencer le front social et, pourquoi pas, faire pencher la balance dans le choix du futur Président de la République. Zoom sur un secteur tumultueux, pour le moment en arričre garde.
Les manifestations pour lamélioration des conditions de vie des travailleurs tournent souvent ā lobsession. Dans lâpre arčne sociale, il arrive parfois quon prenne une simple revendication pour une menace ā la sécurité nationale.
Huit mosquées ivoiriennes sont en attente dętre immortalisées. La Côte dIvoire vient den faire la demande dinscription au patrimoine culturel de lUNESCO. Alors quil a encore tout un stock de sites historiques, le pays a déjā fait admettre plusieurs réserves naturelles et une ville dans la liste trčs prisée du patrimoine mondial ā préserver. Il sagit de la réserve naturelle intégrale du mont Nimba, du parc national de Taï, du parc national de la Comoé et de la ville historique de Grand-Bassam. Et le pays souhaite y ajouter des sites religieux de type soudanais construits il y a plus dun sičcle et qui continuent de susciter la curiosité chez certains visiteurs, tout en faisant la fierté des populations qui les côtoient au quotidien.
En męme temps que le pays désire figurer sur la liste du patrimoine culturel de lUNESCO, il faudra pour la Côte dIvoire mettre en place une réelle politique de préservation de ses lieux touristiques, notamment ā louest du pays.
La premičre fois que les Ivoiriens ont ressassé cette expression, il y a dix ans, le pays a connu une paralysie totale. Une paralysie consécutive ā la crise post-électorale. Appelés de nouveau ā la désobéissance civile dimanche dernier par une partie de lopposition, avec ā sa tęte lex Président Henri Konan Bédié, les Ivoiriens semblent partagés cette fois-ci. Si des casses et des actes de violence ont été relevés dans certaines localités, la majeure partie du pays reste calme mais appréhende une propagation des violences. Pendant que les autorités veillent ā préserver le calme, on sinterroge sur la véritable signification de la désobéissance civile pour ses instigateurs et pour les manifestants. Une chose est sûre, pour lopposition, cest un moyen de pression sur le gouvernement, ā six semaines de lélection présidentielle.
Peu de gens contestent qu'il est légitime de s'opposer ā un gouvernement non démocratique par la désobéissance civile, puisqu'il ne s'agit pas d'un État de droit. Mais la légitimité de la désobéissance civile dans un régime démocratique est un point trčs controversé.
Avec trois mois de fermeture pour cause de Covid-19, le secteur culturel ivoirien a été lun des plus touchés par les restrictions émises aux premičres heures de la crise par le gouvernement, ā travers son Conseil national de sécurité (CNS). Conséquence, les lieux de spectacles, de concerts, les musées, les bars et boîtes de nuit, les galeries dart et dexpositions, etc., ont baissé les rideaux. Une situation trčs difficile ā vivre pour lensemble des acteurs. Finalement, le 31 juillet dernier, les autorités ont décidé dalléger les mesures en redonnant vie au secteur culturel, mais dans le respect des mesures barričres. Deux mois aprčs, comment se déroulent les choses sur le terrain ? Les activités ont-elles réellement repris ?
Opérationnel depuis 2013, le Fonds de soutien ā lindustrie cinématographique (FONSIC) sest donné pour mission de financer la promotion et le développement de lindustrie cinématographique en Côte dIvoire. Mais, malgré cela, le cinéma ivoirien souffre toujours dun manque de financements.
Lélection présidentielle de 2020 devait tourner une grande page en Côte dIvoire, car elle acter la retraite politique dAlassane Ouattara, de Laurent Gbagbo et dHenri Konan Bédié. Trois grandes personnalités qui mobilisent des foules et déchainent les passions. Mais les Ivoiriens devront prendre leur mal en patience. Trente ans aprčs la mort de leur premier Président, Félix Houphouët Boigny, la classe politique na pas évolué. Les męmes protagonistes se mčnent une guerre sans merci au son de jeux dalliances ā tour de rôle. La nouvelle génération, tant attendue, continue de ronger son frein et est presquimpuissante face ā ses leaders respectifs. Préférant ou contraints de jouer les seconds rôles, certains dauphins putatifs espčrent renverser les tables et imposer une nouvelle dynamique. Mais le changement nest pas pour demain.
Les populations des pays ouest-africains entrent progressivement dans leur rôle de citoyens actifs, męme si les progrčs au niveau des institutions sont non seulement faibles mais également réversibles. Certains pays arrivent tout de męme ā tirer leur épingle du jeu.
Le 29 août prochain, la Fédération ivoirienne de football (FIF) ira en Assemblée générale extraordinaire (AGE) pour la désignation des nouveaux membres de sa Commission électorale (CE). Les désaccords survenus entre certains membres de cette commission, qui devrait statuer sur les dossiers de candidatures au renouvellement des instances dirigeantes de la FIF, ont fini par éclater au grand jour le mercredi 12 août dernier. Depuis leur suspension de lorgane électoral, ces membres, faisant fi de leur devoir de réserve, sattaquent et se défendent dans les médias. Une situation inédite ā la tęte du football ivoirien et qui semble liée ā une candidature gęnante. Celle de Didier Drogba, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et donne plus denjeu ā lélection du Président de cette fédération.
Ils ne sont pas nombreux ces footballeurs qui, aprčs avoir mouillé le maillot en sélection nationale, accčdent ā la présidence de la fédération de football de leur pays ou au niveau continental. Et les quelques élus ne réussissent pas toujours.
Lhistoire de la Côte dIvoire retiendra quen 1993, aprčs le décčs de Félix Houphouët-Boigny, Alassane Ouattara, alors Premier ministre, et Henri Konan Bédié, Président de lAssemblée nationale, se battaient pour accéder au trône. On parle alors de Ŧ la guerre des héritiers ŧ. Ainsi commence la déchirure entre les Ŧ fils dHouphouët ŧ, pendant une décennie de crise politique. Les retrouvailles de 2004, ā la faveur du dialogue politique ivoirien au Ghana, rapprochent ces deux personnalités, qui actent leur rapprochement par la naissance du RHDP, en 2005. Cest lidylle parfaite, en apparence sûrement, jusquā laccession au pouvoir dAlassane Ouattara, en 2010. Moins de dix ans aprčs, les deux hommes se retrouvent ā nouveau face ā face.
Au-delā du Président de la République Alassane Ouattara et du Président du PDCI Henri Konan Bédié, dautres candidats observent de prčs la situation et comptent bien profiter dun faux pas de ces derniers pour surprendre.
Vu son potentiel humain et ses ressources naturelles, présager de meilleures perspectives économiques pour la Côte dIvoire ne serait que justice. Hélas, en 60 ans dindépendance acquise de haute lutte, le pays semble encore ā la recherche dune maturité politique et économique. Le chemin qui y conduit est toujours jonché dincompréhensions et dincertitudes. Cette année, contrairement au cinquantičme anniversaire, en 2010, et ā la parade militaire, les festivités sannoncent sobres. La cérémonie officielle est prévue pour durer une quinzaine de minutes au palais présidentiel. Alors que les Ivoiriens sacheminent allčgrement vers la présidentielle de 2020, la fęte de lindépendance, prévue pour ce 7 août, amčne ā se poser certaines questions. 60 ans, et aprčs ? Que retenir de toutes ces années ? Avons-nous Ŧ réellement ŧ fait des progrčs ?
LAfrique est trčs souvent la cible de nombreux observateurs lorsquapprochent les élections présidentielles. Prčs de 60 ans aprčs lindépendance, dans la plupart des pays on na pas encore trouvé le bon rythme pour rassurer les investisseurs et la population. Toutefois, quelques pays commencent ā sortir la tęte de leau.
Ils sont autour de 220 000 ā assurer les services de ladministration publique, pour une population dun million de salariés, dont 780 000 dans le privé. Bouillonnants en 2017, avec notamment la grčve historique de janvier, divisés en 2018 et plutôt modérés en 2019, les fonctionnaires veulent faire lactualité cette année. Deux raisons motivent cela. Dabord, la pandémie ā coronavirus, qui sest signalée en mars sur le sol national. Ensuite, et naturellement, la présidentielle doctobre prochain. Ce quils veulent ? Plus et encore. Le moment, pensent-ils, est favorable pour quune oreille attentive soit accordée ā leurs revendications.
Ladministration publique ivoirienne a longtemps connu une forme de sclérose. Des décennies de crises au cours desquelles les salaires et les conditions de travail laissaient ā désirer. Mais, depuis 2011, les fonctionnaires connaissent un meilleur traitement. Une situation qui a nécessité des sacrifices de la part de lÉtat.
Lun des secteurs les plus touchés par la pandémie ā coronavirus est le monde du show-business. En Côte dIvoire, artistes, tenanciers de bars, boîtes de nuit, cinémas, etc., cherchent un second souffle. Si la levée des récentes mesures sanitaires redonne un peu despoir aux acteurs de ce monde, nagučre gai et vibrant, les jours semblent hélas comptés pour de nombreuses structures. Entre transgression des rčgles et appels ā laide, on espčre voir le bout du tunnel trčs prochainement. Immersion dans un milieu au présent sombre.
Cest la principale raison pour laquelle les spectacles ont été interdits pour un moment : linterdiction de rassemblement de plus de 50 personnes sur le sol ivoirien. Cette mesure est pourtant remise en cause par certains.
Elles font partie de ce passé douloureux de la Côte dIvoire, mais la pratique a encore pignon sur rue. Les structures de placement dargent continuent dappâter de nombreuses personnes. Malgré des milliards perdus dans ce business entre 2006 et 2017, les Ivoiriens ont toujours recours ā ce moyen pour faire fructifier leur argent. Elles changent de noms au fil des ans. Placement dargent, agro-business, Qnet, Tontine en ligne, Crowd 1, etc. Pour éviter que des malheureux ne se fassent gruger, les autorités ont décidé de sévir. Mais cela continue. Pourquoi? Zoom sur une pratique qui a encore de longues années devant elle et qui, ā chaque saison, montre un nouveau visage, plus séducteur que le précédent.
La cyberfraude a coûté prčs de 26 milliards ā la Côte d'Ivoire, selon les derniers chiffres officiels. Un montant record, dû ā lactivité sans cesse grandissante des cybercriminels. Leurs victimes ? Des gens gagnés par lappât du gain facile.
Mercredi 8 juillet, Amadou Gon Coulibaly, aprčs avoir repris ses fonctions de premier ministre quil avait dû abandonner pendant deux mois pour cause de maladie, est présent pour le conseil des ministres. En début daprčs-midi, sa santé se dégrade trčs vite. Alerté, les services médicaux, ne pourront pas le sauver. Un coup dur pour la nation ivoirienne qui perd son premier ministre mais aussi pour sa famille biologique et politique chez qui il avait recrée lespoir depuis son retour le 2 juillet. Alassane Ouattara qui avait suivi minute aprčs minute ses moments en est sorti trčs affecté quand il donnait le Ok au secrétaire général du gouvernement afin que ce dernier annonce officiellement le décčs. Politiquement, au sein de sa famille, ce décčs rabat les cartes ā trois mois des élections.
Un nouveau choix simpose désormais au RHDP. Une bataille de longs couteaux pourrait voir le jour et des ambitions pourraient ętre contrariées face au choix final. Mais déjā la balance pčse pour un retour de Ouattara dans le jeu politique.
Depuis larrivée, en mars dernier, de la pandémie ā coronavirus sur le sol ivoirien, plus rien nest pareil dans les lieux de cultes. Jadis bondés, les vendredis pour les mosquées et les dimanches pour les églises, cest désormais ā un public dégarni ou quasiment inexistant que de nombreux guides religieux doivent sadresser. Les formations et cours sont suspendus, les quętes sont rares, les donateurs ont déserté les lieux, les baptęmes se comptent sur le bout des doigts et les mariages ne courent plus les rues. Pour de nombreux pasteurs et imams, les temps sont durs. Regard sur une situation inédite dans lhistoire moderne des religions en Côte dIvoire.
Depuis lavčnement de la pandémie ā coronavirus sur le sol ivoirien, léconomie ainsi que les poches des acteurs se sont taries. La solution, pour les autorités, a été de leur venir en aide en initiant un plan durgence. Qui est concerné ? La question divise.
Depuis quasiment toujours, les Organisations non gouvernementales (ONG) et associations se battent pour survivre. Dans cette impitoyable arčne, larme ultime est la capacité financičre. Trčs souvent gage de leur crédibilité, hélas, la provenance des financements de la société civile détermine également leur coloration. Que les fonds proviennent de linternational ou du national, les ONG sont redevables ā ceux qui leur permettent de fonctionner. Ŧ Dis-moi qui te finance, je te dirais qui tu es ŧ. Cette paraphrase pourrait en quelque sorte étiqueter les structures de la société civile en Côte dIvoire.
En Côte dIvoire, il y a un grand gouffre entre les besoins dordre social et laide aux populations démunies. Si les ONG en ont fait leur terrain de prédilection ces derničres décennies, cette mission incombe en premier lieu ā lÉtat.
Ces premičres pluies du mois de juin viennent de rappeler aux Ivoiriens que, comme le coronavirus, les précipitations ne comptent pas leur laisser de répit. Un cycle presque infernal. Prises au pičge ā chaque saison, les populations, quelles soient dans les bas ou les hauts quartiers, vivent dans une angoisse permanente. Dans ce contexte sanitaire particulier, les appels des autorités aux populations habitant les zones ā risques ont redoublé depuis quelques semaines. Suffiront-ils ā éviter les drames des années précédentes en saisons des pluies ? Au moins un mort et plusieurs blessés ont déjā été recensés depuis le week-end dernier. Et lon craint encore le pire.
Lengouement affiché par les mairies les années précédentes dans le déguerpissement des zones ā risques a freiné des quatre roues en 2020. Si le coronavirus a quelque peu occulté le volet, le retour de la saison des pluies remet la question sur la table. Point récurrent : les zones ā déguerpir sont trčs curieusement les męmes chaque année.
Avec une moyenne de cas recensés dépassant la centaine par jour, la Côte dIvoire est confrontée depuis début juin ā une vague de malades qui affluent dans les centres de prise en charge. Une situation qui nétait pas prévue il y a quelques semaines. La tendance était plutôt ā la baisse et encourageante. Ce qui avait justifié la levée de nombreuses mesures sanitaires relatives au nouveau coronavirus. Un peu plus de dix jours aprčs, des interrogations fusent quant ā la justesse de lallčgement des consignes. Autorités et populations sont ainsi sur le banc des accusés, chacun se défendant en accusant lautre.
La hausse des cas dinfections au nouveau coronavirus amčne les autorités ā sinterroger sur le respect des mesures sanitaires. Mais, pour contraindre les Ivoiriens ā ętre des citoyens responsables, il faut parfois des sanctions!
Henri Konan Bédié candidat ou pas ? La question continue de faire débat. Mais les conditions de candidature pour porter les couleurs du PDCI laissent entrevoir une véritable volonté de lancien Président ivoirien de se porter candidat. Au PDCI, il a de plus en plus de soutiens qui saffichent et défendent cette candidature. Les premičres ambitions de certains cadres, devenus subitement muets, apportent de leau au moulin de ceux qui ne jurent que par une candidature du président du PDCI. Mais le silence ne signifie pas non plus que ces derniers ont abandonné leurs ambitions. Peuvent-elles prospérer en dehors de lappareil du parti ? Si pour certains, ā 86 ans, Bédié représente lespoir, a-t-il les capacités de se lancer dans une bataille électorale ou suivra-t-il Alassane Ouattara en laissant la place ā plus jeune que lui ?
Comme une sorte de tour de passe-passe. Henri Konan Bédié, aprčs sa rupture avec Alassane Ouattara, a misé sur plusieurs chevaux avant de nouer une alliance avec Laurent Gbagbo. Alliance dont il espčre tirer profit pour son retour aux affaires.
Le tragique accident qui a coûté la vie ā toute une famille ā Cocody-Angré le 24 mai a révélé aux yeux de la Nation combien lincivisme pouvait ętre dangereux pour autrui mais aussi pour soi-męme. Ce nest pas la premičre fois que dinnocentes personnes perdent la vie par la faute de fętards sortant dune virée nocturne ou de conducteurs qui nont pas de permis de conduire. Depuis plusieurs années, les autorités ivoiriennes sensibilisent pour que les lois votées et les mesures de sécurité édictées soient respectées ā la lettre. Hélas, si les cas de désobéissance étaient déjā légion, lavčnement du nouveau coronavirus a mis en exergue lindiscipline et linsoumission dune bonne frange des Ivoiriens. Des phénomčnes aux conséquences parfois dévastatrices.
La mise en application des politiques de protection civile a souvent eu pour principaux obstacles les personnes quelles sont censées protéger. En Côte dIvoire, la coercition ne venant quen tout dernier recours, le respect des mesures doit ętre assuré par la sensibilisation, mais surtout par le suivi. Un suivi qui nest pas toujours au rendez-vous.
Depuis début mai, de nombreux pays ont entrepris lassouplissement progressif de leurs mesures sanitaires vis-ā-vis du coronavirus. Aprčs deux mois de psychose, partout les populations sont pressées de revenir ā un semblant de normalité. En Côte dIvoire et dans certains pays africains, la levée des mesures de restriction coïncide hélas avec la hausse du nombre des cas de contamination. Mais la vie reprend peu ā peu. Lieux de cultes, maquis, restaurants et marchés sont ouverts. Avec ou sans mesures barričres, la normalité semble de retour pour certains et dans certains milieux. Cela répond-il ā une nécessité économique et sociale ou est-ce simplement un mauvais timing ?
Le déconfinement en Afrique se passe presquau męme moment que dans le reste du monde. Mais lévolution du coronavirus sur le continent nen est quā ses débuts. Malgré la tisane proposée par Madagascar (322 cas, 36% de guérisons, 0,3% de décčs), on est loin davoir ralenti la pandémie. Cependant, de nombreux pays africains nont rien ā envier au reste du monde dans leur gestion de la crise. Du moins pour linstant.
Environ un mois aprčs lannonce des mesures de soutien du gouvernement aux entreprises ivoiriennes, les acteurs des secteurs formel et informel sont partagés entre impatience et visibilité. Débuté il y a plusieurs semaines, lenrôlement des commerces et sociétés impactés par la crise sanitaire nest que la premičre étape vers laccčs au financement. Qui sera éligible ? Quand les fonds seront-ils disponibles ? En attendant davoir des réponses ā toutes ces questions, les petites et moyennes entreprises (PME) sont pour la plupart ā bout de souffle. Avec un personnel réduit et une clientčle rare, plusieurs dentre elles ont déjā baissé les rideaux. Regard sur un plan de sauvetage inédit.
Parallčlement au plan de soutien aux PME et au secteur informel, lÉtat vient également en aide aux populations les plus impactées par la Covid-19. Un fonds de solidarité de 170 milliards a été dégagé pour ce faire. Les plus démunis seront soutenus ā travers des programmes daides. Parmi ces initiatives, les filets sociaux.
Si sa date nest pas encore connue, lélection du Président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) suscite déjā de grandes passions. Trois candidats, ET non des moindres, sont en lice pour succéder ā Sidy Diallo. Il sagit de Sory Diabaté, Idriss Diallo et lex capitaine des Éléphants de Côte dIvoire, Didier Drogba. Si Les trois hommes ont beaucoup apporté au football ivoirien, ils devront néanmoins présenter un programme de campagne novateur pour convaincre. Lequel des trois a le profil parfait pour prendre les ręnes de la Maison de verre ? La bataille sannonce épique et il va falloir certainement jouer les prolongations pour obtenir la majorité des 81 électeurs.
Aprčs huit années ā la tęte de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Augustin Sidy Diallo ne briguera pas de troisičme mandat. Si sa gouvernance a été émaillée par des querelles et des polémiques ā nen point finir, lenfant de Djekanou quitte la Maison de verre avec le sentiment davoir accompli sa mission, relever le football ivoirien.
Avant le coronavirus, le niveau des élčves en Côte dIvoire faisait déjā polémique, avec notamment un rapport de la Banque Mondiale paru en 2017. Ŧ Mon école ā la maison ŧ, initié pour pallier la fermeture des écoles et sauver une année scolaire censée ętre achevée ā cette date, fait lui aussi couler beaucoup dencre et de salive. Les autorités de lÉducation nationale veulent maintenir les examens de fin dannée, mais les difficultés liées aux technologies de linformation et de la communication (TIC), les mesures sanitaires relatives au Covid-19, loisiveté des élčves et la fraude, par-dessus tout, laissent présager dune mission beaucoup plus périlleuse quelle nen a lair.
Contrairement aux tout-petits du primaire et ā leurs grands frčres du secondaire, les étudiants nont pas encore une idée précise du déroulement de leurs congés ā la maison, pour cause de coronavirus. Auront-ils droit ā un programme spécial ? Rien nest moins sûr.
Ils sont jeunes, leur âge varie entre 24 et 38 ans, et ont décidé de se lancer dans lentreprenariat. Ils connaissent des expériences diverses, mais chacun, ā son niveau, tente de se différencier et dapporter un plus au développement de la Côte dIvoire. Sur cinquante candidats, aussi performants les uns que les autres, nous en avons sélectionné 15.
Démarré en 2012, lavčnement du numérique dans nos services, aussi bien privés que publics, est aujourdhui mis ā rude épreuve avec la politique de télétravail prônée par le gouvernement. Pour limiter la propagation du coronavirus, les fonctionnaires sont appelés ā rester chez eux, si possible, et ā privilégier le travail ā distance. Une stratégie diversement appréciée par les employeurs et employés. Dabord parce que tout ne peut ętre fait ā distance, et ensuite parce que les nouvelles technologies de linformation et de la communication nont pas encore tissé leur toile partout. Les habitudes ont donc encore la peau dure. Męme si plus de 70% des fonctionnaires du public sont ā la maison, au privé la réalité est tout autre. Le télétravail est-il compatible avec les réalités ivoiriennes ? Zoom sur un phénomčne naissant, ā lčre du coronavirus.
Si la mesure nest pas encore tombée, tout porte ā croire que la fermeture de certains commerces et entreprises non essentiels pourraient ętre la prochaine étape dans la lutte contre le coronavirus. Pour ne pas ętre surpris, certains sy préparent déjā.
Chaque jour, le nombre de personnes infectées au Covid-19 augmente sur le sol ivoirien. En moins dun mois, lon est passé de 1 ā plus de 350 cas confirmés positifs. Entre les mesures de sécurité pour éviter la propagation du virus et le plan daccompagnement du gouvernement, on se prépare ā entrer dans une phase décisive, au cours de laquelle le potentiel sanitaire ivoirien risque dętre mis ā rude épreuve. Les prévisions alarmistes de lOrganisation mondiale de la santé (OMS) et la propagation rapide de cette pandémie ne sont pas tombées dans des oreilles de sourds. Comme bien dautres pays africains, la Côte dIvoire se prépare ā la vague annoncée, tout en espérant pouvoir limiter ses dégâts.
Depuis la fermeture des espaces de réjouissance et linterdiction des rassemblements de plus de 50 personnes, certains Ivoiriens ont du mal ā rentrer dans le rang.
Alertés fin janvier par un prétendu cas du nouveau coronavirus, les Ivoiriens ont fini par ętre touchés par cette pandémie mondiale aprčs quun voyageur ait ramené cette maladie sur leur sol. Aujourdhui, le nombre de cas augmente de jour en jour et tout porte ā croire quil pourrait exploser dans les prochaines semaines. La seule riposte contre le Covid-19, qui touche désormais plus de 160 pays, avec prčs de 200 000 personnes contaminées et plus de 7 000 décédées, cest le confinement. Avec 6 cas déclarés ā date, la peur a gagné les curs et la panique est devenu le lot quotidien.
Depuis toujours, la Côte dIvoire a su faire face aux épidémies, venant de lextérieur comme de lintérieur. Mais, cette fois-ci, lennemi est rapide et volatil.
Selon les statistiques de l'Office de la sécurité routičre (OSER), prčs de 6 000 accidents de la route sont enregistrés dans notre pays chaque année. Ces accidents occasionnent en moyenne 600 morts et 13 000 blessés. 94% dentre eux sont dus ā des facteurs humains (conducteurs ou usagers) et 6% sont imputables ā dautres facteurs, tels que le mauvais état des véhicules et du réseau routier. Mais, en 2018, le nombre daccidents est passé de 8 671 ā 9 826. Une hausse qui a sonné lalerte et amené les autorités ā réactiver un vieux programme, celui de la Commission de suspension et de retrait du permis de conduire. La guerre semble déclarée et les membres de ladite commission, avec ā leur tęte le ministre des Transport Amadou Koné, semble déterminés ā sévir.
Le facteur principal dans les accidents de la circulation est linconduite des chauffeurs. En plus des mesures de répression, les autorités ivoiriennes ont décidé dinclure également la sensibilisation. Mais, ā ce niveau, le message peine ā passer.
La lutte pour légalité des genres entre lhomme et la femme en Côte dIvoire évolue sur deux tableaux. Dune part, il y a la machine législative, assez bien huilée, qui avance conformément aux lois internationales, et, dautre part, sérigent les dures réalités du terrain, qui constituent un frein ā lémancipation de la gent féminine. Si le quota de 30% de représentativité des femmes au sein des hautes instances nest pas encore un véritable acquis, les dames visent tout de męme les 50% en 2030. Combat réaliste ou volonté féminine inébranlable ? Pour linstant, nous sommes loin du compte et, si certaines femmes parlent davancées, le chemin est encore trčs long. Les Ŧ He for She ŧ se comptent sur le bout des doigts et plusieurs observateurs craignent que le combat soit mené contre les hommes et non pour lémancipation de la femme.
Ŧ Entre un monde misogyne et plein dinjustice ŧ, la révolution des femmes force son entrée en Côte dIvoire avec un impact un peu timide. Aujourdhui, avec lavčnement des nouveaux médias, le débat est ouvert avec des positions allant des plus tranchées, virulentes aux plus ajustées.
Lancé au mois de janvier avec la phase-pilote, le processus de renouvellement et de production des cartes nationales didentité (CNI) est généralisé depuis le 17 février. Mais des obstacles subsistent. Ā environ 7 mois de la présidentielle, cest la course contre la montre pour tenir les délais. Les longues files dattente, les ordinateurs des recenseurs qui Ŧ plantent ŧ, les difficultés daccčs ā Internet dans certaines zones et, pour couronner le tout, le nombre insuffisant des centres denrôlement en rajoutent aux difficultés. Les partis politiques entrent dans la danse et bataillent autour du coût de lopération. Chacun, en fonction de son bord, tente de récupérer un processus en théorie banal, mais qui a fini par devenir un enjeu politique.
La production des cartes nationales didentité (CNI) rime trčs souvent avec le mot Ŧ ivoirité ŧ qui rappelle aux Ivoiriens de mauvais souvenirs. Alors que les autorités promettent des cartes CNI biométriques et sécurisées, la question de savoir qui aura droit au fameux document trouble bien des sommeils.
Le potentiel touristique ivoirien a toujours constitué lun des atouts majeurs de lattractivité de la Côte dIvoire. Mais des décennies de crise et lattaque de la station balnéaire de Grand Bassam ont presque laissé le secteur pour compte. Avec la nouvelle politique de relance touristique, les autorités tentent de faire dune pierre deux coups : améliorer lenvironnement des affaires et en męme temps redonner aux sites leur lustre dantan. Mais le chemin est semé dobstacles. Que ce soit au niveau des visiteurs internationaux ou des nationaux, les chiffres laissent ā désirer et les finances ne suivent pas toujours. Selon les estimations provisoires du ministčre ivoirien du Tourisme, le secteur touristique a contribué ā environ 7,3% au PIB du pays en 2019, contre 6,25% en 2018.
Devenir objet de convoitises, non seulement pour le tourisme mais surtout pour les investisseurs. Cest lobjectif que se sont fixées les autorités ivoiriennes. Ā coups de réformes et de politiques de séduction ā linternational, la Côte dIvoire veut reprendre sa place de leader africain.
Les fonctionnaires de Côte dIvoire aspirent au mieux-ętre. Figés dans le temps par un demi-sičcle de sclérose, leurs rémunérations et leurs accessoires ont fini par ętre dépassés par les réalités de la vie (boom démographique, hausse des loyers, etc.) Malgré les efforts du gouvernement pour revoir les paies ā la hausse, le front social reste en alerte. Et la problématique qui revient dans les doléances, cest comment se loger décemment ? Le projet initié par les autorités semble ne pas emballer les fonctionnaires. Ils veulent bien plus et souhaitent autre chose.
Aujourdhui, dans larčne sociale, les enseignants sont les plus actifs. Sont-ils ce quils prétendent ętre : des travailleurs qui tirent le diable par la queue ?
Depuis un certain temps, les crises en Côte dIvoire ont permis dapprécier linfluence des hommes religieux sur lapaisement du climat, quil soit politique ou social. Aujourdhui, ā lapproche de lélection présidentielle de 2020, leur rôle soulčve dénormes interrogations, tant au niveau des mosquées que des églises. Quand il ne leur est pas reproché leur silence, ils sont accusés de travailler pour le compte dofficines politiques. La derničre levée de boucliers contre la marche de pričres projetée par lÉglise catholique en est une parfaite illustration. Leur décision de surseoir ā lévčnement est qualifiée tantôt de Ŧ reculade ŧ, tantôt de Ŧ sagesse ŧ, et les critiques les plus virulentes viennent parfois de leurs adeptes.
Créées pour dénoncer les injustices, inciter ā la paix et ā la cohésion sociale, les organisations de la société civiles jouent-elles pleinement leur rôle ? Cest la question que beaucoup dIvoiriens se posent.
Depuis prčs de 8 ans, les Ivoiriens se sont familiarisés avec les déguerpissements. Commerces, domiciles, gares routičres ou ateliers ont été démolis dans le cadre de divers programmes, avec des buts différents. Męme si ce nest pas toujours pour les męmes raisons, la plupart du temps lon retient que les déguerpissements ont pour but dassainir lenvironnement et de libérer la voie publique. Une politique qui ne va pas sans grincements de dents des populations concernées. Quā cela ne tienne, lon ne peut faire des omelettes sans casser des ufs, leur répondent les autorités en charge du sujet. Que garder ā lesprit aujourdhui de toutes ces opérations ?
Tout comme les déguerpissements, la lutte pour un environnement propre sest accentuée en Côte dIvoire au cours des 8 derničres années. De gré ou de force, les Ivoiriens sont appelés ā devenir des citoyens propres, soucieux de leur cadre de vie.
Depuis environ dix ans, la politique sanitaire a connu diverses mutations, de la gratuité ā la mise en route de la couverture maladie universelle. Les programmes de réhabilitation et de construction de centres de santé sont passés par lā et continuent. Mais les ivoiriens éprouvent encore des difficultés ā se soigner aisément. Et les centres de santé continuent dętre sous le poids de patients de plus en plus nombreux et exigeant. Les cas de décčs atroces, des familles et patients désabusés, lon en compte quotidiennement et ce nest pas pour demain la veille.
Lune des raisons invoquées pour expliquer certains drames survenus dans le passé dans nos hôpitaux publics était le manque de place, en plus de lindisponibilité du personnel soignant. Une explication de plus en plus mise en avant par les premiers concernés, qui dénoncent souvent une trop grande charge de travail.
Depuis plusieurs décennies, les incendies de marchés sont devenus en Côte dIvoire un phénomčne quasi-cyclique. Chaque année, presquaux męmes périodes, les feux les ravagent. Les coupables ? Il ny en presque pas. Officiellement, des courts circuits, ou encore une étincelle mal maitrisée. Et, la plupart du temps, les incendies se déclarent ā des heures tardives de la nuit. Les années se suivent et se ressemblent toutes pour les commerįants, avec leurs lots de pertes de marchandises mais aussi de liquidités. Mais les pratiques ne changent pas pour autant. Et comme si un incendie de marché en appelait un autre, jamais un marché ne brûle de faįon isolée. Entre causes et solutions durables, les acteurs se perdent en conjectures.
Lune des raisons qui incitent ā la construction aujourdhui de nouveaux marchés, ce sont les conditions insalubres dans lesquelles les commerįants travaillent, sans aucune norme sanitaire. Chacun y trouvant finalement son compte, on sy complait.
Le dernier mouvement dhumeur des policiers, pour réclamer le remboursement de leurs cotisations de retraite, a étalé devant les Ivoiriens les difficultés que rencontre aujourdhui le Fonds de prévoyance de la police nationale (FPPN). Si le bien fondé du FPPN na jamais été remis en cause, la confiance que les policiers plaįaient en cet instrument en a, quant ā elle, pris un sacré coup. Comment largent a-t-il disparu des caisses ? Pendant ce temps, les policiers ā la retraite ne savent plus ā quel saint se vouer, quand ceux qui sont en fonction vivent dans la crainte dun avenir hypothéqué. Retour sur un phénomčne qui est encore loin de connaître son dénouement.
Au contraire des gendarmes et des militaires, les policiers ont toujours évoqué leurs propres problčmes sans faux-fuyants. Et si les avantages que lÉtat leur accorde sont globalement acceptables, ils nhésitent pas ā demander un mieux ętre. Ceux qui partent ā la retraite aprčs de bons et loyaux services rendus ā la Nation veulent leur part du gâteau, au męme titre que les Ŧ petits jeunes ŧ.
Le Bureau ivoirien des droits dauteurs (BURIDA) est en feu. La Maison des artistes de Côte dIvoire traverse depuis environ une année une crise qui peine ā trouver une solution. Dailleurs, depuis sa création, cette maison ne sest jamais bien portée, allant de crise en crise, avec ā chaque fois la remise en cause des membres du Conseil dadministration et de la Direction générale. Le tout sur fond de suspicion, avec des accusations parfois fantaisistes. La suspension en juillet dernier de Irčne Assa Viera (DG) et de Séry Sylvain (PCA) na permis de faire avancer les choses.
Artistes, inventeurs ou artisans, tous ont ā cur de vivre du produit de leurs réflexions. Pour cela, ils ont besoin dętre protégés. Mais cest beaucoup plus facile ā dire quā faire.
La marche vers la présidentielle de 2020 nous réserve encore dénormes surprises. Sil avait annoncé ne pas ętre intéressé ā rempiler, le Président de la République, Alassane Ouattara, est désormais bien décidé ā rebattre les cartes. Assujettissant sa candidature ā celle dun membre de sa génération (Henri Konan Bédié ou Laurent Gbagbo), Alassane Ouattara est bien décidé ā jouer les prolongations jusquā la derničre minute. La nouvelle Constitution les ayant remis dans le jeu politique, alors que lon sattendait ā une retraite de ces trois dinosaures, lon devra encore compter avec eux. En attendant quHenri Konan Bédié, poussé par certains de ses cadres, ne décide de sa candidature ou non et que lagenda judiciaire de Laurent Gbagbo donne une nouvelle orientation ā son avenir, lon peut sattendre ā des duels au sommet.
Ils ont accompagné Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et aujourdhui Alassane Ouattara. Ils souhaitent désormais jouer les premiers rôles sur la scčne politique, mais cette volonté semble freinée par une vieille garde qui ne veut rien lâcher.
Cest une véritable épreuve que de nombreuses familles ivoiriennes vivent aprčs le décčs dun proche. Depuis les frais dordonnance, laissés parfois ā lhôpital, jusquaux funérailles, en passant par le cercueil et la location de la tombe, ce sont des sommes importantes qui sont déboursées. Une double peine pour la famille éplorée. Mais il faut payer et donc faire face aux dépenses. En dautres termes, il faut enterrer dignement le défunt. Et, pour y arriver, il faut sortir les chéquiers ou sendetter et impliquer de faįon subtile proches, amis et connaissances dans les dépenses, en prenant soin de perpétuer une tradition séculaire.
Beaucoup de pays dAfrique noire partagent les męmes pratiques dans de nombreux domaines. Les dépenses lors des funérailles ne font pas exception ā la rčgle et chaque pays croule sous le poids de ses traditions en la matičre.
Lex capitaine des Éléphants de Côte dIvoire Didier Drogba est résolument engagé ā redonner une nouvelle image au football ivoirien. Il a annoncé sa candidature au poste de Président de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Hier présent sur les pelouses des stades du monde entier pour faire vibrer les supporters, aujourdhui le fils dAlbert Drogba veut panser les blessures du football de son pays en initiant un plan de secours durgence. Ses adversaires ne sont pas encore connus et Didier multiplie les campagnes de charme ā lintention des clubs qui constituent lessentiel des électeurs. Parviendra-t-il a gagner leur assentiment ?
Les Éléphants de Côte dIvoire ont concédé leur premičre défaite en éliminatoires de la CAN 2021, le mardi 19 novembre, en déplacement en Éthiopie (2 - 1). Avec une prestation aussi médiocre, allons-nous vers une autre crise ?
La Côte dIvoire traine depuis une vingtaine dannées la question de la présence des enfants dans la cacaoculture. Les autorités sévertuent ā expliquer que ce phénomčne nest quun gros malentendu, mais malgré leurs efforts les rapports internationaux démontrent le contraire. La menace américaine de mettre sous embargo le cacao ivoirien pourrait bien mettre le pays dans une situation inconfortable. Entre plaidoyers et campagnes, certains acteurs y voient plutôt une stratégie des chocolatiers pour contrer la volonté ivoiro-ghanéenne de contrôler les prix.
Parallčlement ā la question du travail des enfants dans la cacaoculture, les autorités sont préoccupées par les faibles avancées dans la protection de lenfant en Côte dIvoire. Les actions initiatives pour y remédier se multiplient.
Trois mois aprčs la mort brusque dAnge Didier Houon, alias DJ Arafat, roi du Coupé décalé, les artistes se bousculent afin de monter sur le trône de cette musique urbaine, qui cartonne en Côte dIvoire. Le moment de choc et de deuil passé, le milieu du Coupé décalé bouge et fait bouger. Ses acteurs ont déjā les yeux rivés sur lavenir et fondent lespoir de trouver un nouveau porte-flambeau. Les prétendants ne manquent pas et se bousculent au portillon, sous le regard de milliers de fans qui attendent celui qui les fera ā nouveau vibrer par des concepts orignaux, aprčs Douk Saga et Dj Arafat.
Ā linstar du coupé décalé, le zouglou et le reggae regorgent dartistes de talent en Côte dIvoire. Et tout comme le coupé décalé, ces genres musicaux sont aussi confrontés ā un véritable problčme de leadership.
1992. Quand sonne la fin de la Guerre froide, Moscou annonce la fermeture de neuf ambassades et de quatre consulats en Afrique. 27 ans aprčs, Vladimir Poutine veut changer la donne et marquer le retour de son pays en terre africaine. Devancée par lUnion Européenne et la Chine, la Russie, qui brille en Afrique uniquement dans la vente des armes, veut devenir désormais un partenaire économique incontournable du continent africain. Telle était la motivation essentielle de la Déclaration finale du 1er Sommet Russie Afrique, qui sest tenu le 24 octobre dernier ā Sotchi, en présence dune quarantaine de chefs dÉtats et de gouvernements africains. LAfrique, continent de toutes les convoitises peut-ętre, mais ā quel prix ? Si beaucoup reste ā faire sur le continent, peut-il résister aux assauts conjugués de lEurope, de la Chine et de la Russie ?
Certes, la Chine nest pas une nouvelle venue sur le continent africain, mais lampleur et la nature des rapports sino-africains ont diamétralement changé depuis la fin des années 1990. Une expansion destinée ā servir ses propres besoins économiques et sa montée sur la scčne mondiale.
La premičre mauvaise nouvelle est venue dAfrimarket, en septembre dernier. La fermeture de Yaatoo a suivi presque un mois jour pour jour aprčs. Et, face ā Jumia qui tient encore difficilement la route, le commerce électronique ou encore le e-commerce ne décolle pas en Côte dIvoire. Le secteur sannonįait pourtant prometteur en Afrique et commenįait ā attirer de nouveaux investisseurs. Le refrain selon lequel lavenir réside dans les TICs prend une douche froide et dans le milieu les questions fusent. Le e-marché est-il vraiment un secteur davenir ? Le comportement de la population a-t-il connu un changement dans lacte dachat grâce ā lentrée en scčne dentreprises de commerce en ligne ? La chute des pionniers est-elle le début du réajustement des politiques dans le secteur ?
Les tentatives pour offrir aux Abidjanais un service de transports plus sécurisé se multiplient mais ne connaissent pas toutes des lendemains radieux. Visant la classe moyenne, elles se heurtent ā des réalités parfois imprévues.
On croyait les drames et laffreux spectacle des rues inondées loin derričre nous, aprčs la fin de la grande saison des pluies. Mais, depuis début octobre, beaucoup dIvoiriens boivent la tasse ā cause des inondations causées par les averses. Situation qui nest pas sans conséquences sur la vie des populations et le calendrier des autorités. Les montées deau dans les villes dAboisso et dAlépé (Sud - Est), ont fait au moins neuf morts et des dégâts matériels considérables.
Lune des difficultés majeures aujourdhui dans la sensibilisation face aux inondations est lincivisme des populations. Mais pas seulement. Les autorités administratives devraient aussi ętre plus regardantes.
Ā la fois concurrents, adversaires et partenaires, la Côte dIvoire et le Ghana se bousculent aux premiers rangs des pays qui tirent le développement de lAfrique de lOuest. Aprčs le litige maritime gagné par la Ghana en 2017, les deux pays, qui représentent plus de 60% de la production mondiale de cacao, se battent côte ā côte depuis 2018 pour ne plus subir le diktat des chocolatiers. Aprčs avoir décidé dun commun accord de suspendre la vente de leurs fčves en juin dernier, les deux pays ont fixé des prix bord champs différents pour la campagne cacaoyčre 2019 - 2020. Pourtant, fin 2018, ils sétaient engagés ā fixer un prix commun aux producteurs. En attendant la mise en place de cette politique, que ce soit pour le cacao ou la noix de cajou, le Ghana continue de faire son marché en terre ivoirienne.
Les relations politiques entre la Côte dIvoire et le Ghana sont restées tendues durant longtemps. Une situation qui remonte ā lčre dHouphouët Boigny et de Kwame NKrumah et qui a connu de nombreux épisodes.
Ā douze mois de lélection présidentielle tant attendue par les Ivoiriens, il y a de moins en moins de lisibilité sur les intentions de candidatures. Du moins celles venant des principaux partis politiques, en dehors de Pascal Affi NGuessan et de Mamadou Koulibaly. Le RHDP et le PDCI cachent encore leurs jokers. La CPI ayant relancé le dossier Laurent Gbagbo a par la męme occasion mis en berne la mobilisation de ses partisans, qui le voyaient dans la course pour 2020. Mais rien nest encore joué. Entre un Alassane Ouattara hésitant et un Henri Konan Bédié de plus en plus confiant, il reste peu de marge de manuvre aux ambitions internes dans leurs partis respectifs.
Ā un an presque jour pour jour de lélection présidentielle de 2020, ā laquelle elle se prépare, une partie de lopposition pourrait ne pas y participer. Absente de la Commission électorale indépendante, elle estime que les dés seront pipés.
Groupe de syndicats du secteur de transport, appelés Ŧ gnambros ŧ, la présence des chargeurs illégaux dans les gares routičres na jamais été autant décriée. Courant juillet, des batailles rangées entre eux ā Koumassi avaient conduit les municipalités ā fermer certaines gares de cette commune. Lassassinat fin août dun gendarme dans la commune de Yopougon a soulevé une vague dindignation et amené les autorités ā prendre des mesures. Ce nest pas la premičre fois que les gnambros sont traqués. Depuis longtemps, les autorités en charge du transport et de la sécurité dans la ville dAbidjan multiplient les tentatives pour assainir ce milieu, en vain. Cette fois sera-t-elle la bonne ?
Derričre la question des Ŧ gnambros ŧ, qui défraie la chronique, il y a la destruction des gares anarchiques, qui est également sur la table des autorités.
Ils étaient cinq au départ. Ils ne sont plus que trois ā vouloir succéder ā Navigué Konaté, ā la tęte de la Jeunesse du front populaire ivoirien (JFPI) depuis 18 ans. Honorat Djanwé a désormais le soutien de deux autres candidats, qui se sont retirés en sa faveur. Il aura en face de lui Guillaume Vavi et Ferdinand Gnan Lia. Deux candidats tout aussi ambitieux que lui et qui ont déjā fait leurs preuves auprčs de la jeunesse du parti. Aprčs avoir sillonné les bases des militants pendant un peu plus de deux mois, ils seront face ā ces derniers les 21 et 22 septembre au Palais de la culture afin de solliciter leur suffrage. Un rendez-vous important pour un parti qui évolue désormais sans allié.
Le Palais de la culture porte depuis le début de cette semaine les couleurs du Front populaire ivoirien (FPI). Pour le premier congrčs extraordinaire de la jeunesse de ce parti, son Président, Pascal Affi NGuessan, espčre relever le défi de la mobilisation avant 2020.
Les campagnes, au niveau national et international, contre limmigration irréguličre se multiplient, mais le phénomčne est encore trčs en vogue. Les chemins du désert et de la Méditerranée sont de plus en abandonnés pour dautres cieux. Notamment le Koweït. Un pays pétrolier qui affiche sa prospérité dans ses gratte-ciel, ses centres commerciaux démesurés, ses hôtels de luxe Mais, derričre cet étalage de richesses, se cachent aussi de nombreux cas de traite et de trafic dętres humains. Des hommes et femmes venus dAfrique, mais aussi dAsie, pour faire fortune, se retrouvent dans un pičge sans fin. Un cercle vicieux, avec toujours la męme méthode. Une agence de placement et un intermédiaire chargé de recruter de nouvelles victimes avec des promesses alléchantes. Mais, ā larrivée, la réalité est toute autre.
Malgré la multiplication des mesures de lutte contre la traite humaine et / ou le trafic dętres humains, ce phénomčne est un véritable labyrinthe dans lequel se perdent autorités, forces de lordre et personnel judiciaire.
Aprčs la signature de la tręve sociale, en août 2017, les Ivoiriens croyaient avoir tourné le dos aux grčves intempestives. Mais les perturbations de lannée scolaire écoulée et la non satisfaction des revendications des syndicats laissent présager de moments difficiles ā venir. Alors que la rentrée pointe ā lhorizon, les nombreux points dachoppement nont toujours pas été solutionnés. Et, ā quelques jours de louverture des classes, les acteurs se signalent déjā, annonįant ā nouveau des perturbations du calendrier scolaire. Le dialogue nétant pas encore renoué entre les parties, lhorizon sassombrit pour les élčves, principales victimes du bras de fer entre syndicats et décideurs.
Depuis maintenant plusieurs années, la fraude aux examens scolaires est devenue une préoccupation majeure. Les auteurs trouvent de plus en plus de ressources pour contourner les mesures prises.
La foręt ivoirienne a perdu prčs de 80% de son couvert. Un désastre écologique causé par lagriculture légale, mais aussi illégale. Le ministre ivoirien des Eaux et foręts avance une stratégie ambitieuse, qui vise ā la fois la protection du couvert forestier et des terres cultivables. Une stratégie dont la mise en uvre nécessitera plus de 600 milliards de francs CFA sur une période de 10 ans, pour une superficie totale ā reboiser estimée ā environ 400 000 hectares. Pour y arriver, les chantiers sannoncent difficiles, mais pas impossibles. Le ministre Alain Richard Donwahi explique dans cette interview comment il va semployer ā atteindre ses objectifs.
Les dégâts de la crise postélectorale nont pas épargné les cités universitaires. Transformées pour la plupart en espaces dhébergement de miliciens et de groupes armés, certaines ont été le théâtre de combats entre forces opposées, avant de se transformer en camps militaires pour les vainqueurs. Cela va faire bientôt 9 ans que des étudiants ont hâte daccéder aux chambres qui leur ont été promises. Réhabilitées, celles de Cocody (4) se sont vite montrées insuffisantes. Les regards ont vite fait de se tourner vers celles des communes de Port Bouët, dAbobo et dAdjamé. Pour la éničme fois, les autorités viennent de donner une date quant ā la réouverture de certaines de ces cités. Mais, entre acteurs, il faudra régler certains problčmes avant.
Jusquā fin 2016, la violence au sein de nos universités avait atteint un niveau qui rappelait celui davant les élections de 2010. La relative accalmie qui rčgne actuellement dans ces établissements supérieurs publics ne rassure pourtant pas.
Le systčme de santé ivoirien est en pleine mutation. Tandis que le personnel soignant appelle ardemment une véritable révolution sanitaire, le gouvernement est sur le point dengager des réformes qui auront des incidences sur la qualité des prestations au sein des hôpitaux. Et, pour lun comme pour lautre, le coût des soins demeure lélément primordial. Partagé entre humanisation et efficacité et rentabilité et charité, le systčme sanitaire ivoirien est aujourdhui ā la croisée des chemins. Dun côté, lavčnement de la trčs attendue Couverture maladie universelle (CMU) nest plus quune question de jours. De lautre, la nouvelle réforme hospitaličre est quasiment au stade dapplication.
Au centre de la politique sanitaire ivoirienne, la Nouvelle pharmacie de santé publique a été redynamisée pour permettre aux Ivoiriens de se soigner aisément dans les hôpitaux publics. Ainsi, le coût des soins dépendra plus ou moins de son efficacité sur le terrain.
Depuis maintenant plusieurs années, la question est sur la table : comment lutter contre la pollution des gaz déchappement ? Avec les nouvelles problématiques mondiales liées au réchauffement climatique, il devient de plus en plus évident que cest une bataille quil faut mener. Et la cible principale, ce sont les véhicules vieillissants.
Les véhicules ā 4 roues ne sont pas les seuls ā ętre pointés comme pollueurs en Afrique. Dans de nombreux pays, les motos sont aux premičres loges. En Côte dIvoire, oų ces engins sont sources de désordres, il serait temps de scruter leurs pots déchappement
Phénomčne mondial avant tout, limmigration illégale touche de plein fouet la Côte dIvoire. Depuis quelques années, les autorités, en collaboration avec lOrganisation internationale des migrations (OIM), uvrent pour ramener chez eux les Ivoiriens empętrés dans cette pratique. Plusieurs retours volontaires ont été organisé un peu plus de 5 000 migrants ont pu regagner le pays. Mais sur place, ā la maison, commence, sinon continue, une bataille pour ces jeunes. Celle de sortir dun pičge sans fin pour des conditions de vie meilleures.
Au centre des préoccupations de tout État, la question de lemploi jeune revient automatiquement lorsquon parle dimmigration. En Côte dIvoire, le gouvernement en a fait son cheval de bataille et, selon des chiffres assez récents, le nombre demplois créés dans le pays concorde avec les objectifs des autorités. Reste ā en faire pour la plupart des emplois pérennes.
Au cur des débats de la classe politique depuis 2003, lors des accords de Pretoria, la Commission électorale indépendante (CEI) fait lobjet de toutes les convoitises. En plus des hommes politiques, la société civile souhaite désormais la contrôler. Pour elle, les politiques ont montré leurs limites lors des différentes élections entre 2010 et 2018. Au centre du débat, une réforme profonde, tant au niveau de la composition quau niveau du fonctionnement. Mais, et il fallait sy attendre, une partie de lopposition a brillé par son absence. Conduite par le PDCI et la coalition EDS, elle estime que toutes les conditions du dialogue ne sont pas réunies. Ce qui na pas empęché le FPI, la société civile et le gouvernement de poursuivre des discussions qui ont abouti ā la signature, le 26 juin, de procčs-verbaux.
Sa tęte ne plaît ā tous. Récusé par lopposition au lendemain de lélection présidentielle de 2010, il a été reconduit en 2014 pour un mandat de six ans ā la tęte de la Commission électorale. Mais, depuis, le PDCI, son parti, nen veut plus pour organiser les prochaines élections.
La chute des cours du cacao en décembre 2017 a secoué les deux premiers producteurs mondiaux mais les a également poussés ā vouloir prendre les choses en main. Entre course ā la transformation locale et contrôle des prix au niveau international, jamais la Côte dIvoire et le Ghana navaient autant renforcé leurs liens. Passant de la concurrence au partenariat, les deux pays, qui produisent un peu plus de 65% du cacao mondial, espčrent en se mettant ensemble ne plus subir les diktats des grands chocolatiers. La décision de suspendre la vente de leurs fčves pour les campagnes 2020 et 2021 sinscrit dans ce cadre. Une décision courageuse, certes, mais léconomie des deux pays en dépend. Pourront-ils tenir ?
Lunion fait la force, cest certain. Mais les pays africains producteurs de matičres premičres agricoles semblent ne pas avoir encore compris cet adage. Contrairement aux pays producteurs du pétrole, qui ont su, grâce ā lOPEP, imposer leurs prix sur les marchés internationaux.
Ā partir du vendredi 21 juin 2019, lAfrique va vibrer au rythme de la 32čme édition de la Coupe dAfrique des Nations de football (CAN), au pied des pyramides dÉgypte. Une édition spéciale, puisquelle verra pour la premičre fois 24 pays saffronter. Si lorganisation de cette compétition continentale a connu ā certains moments des soubresauts, les choses sont finalement rentrées dans lordre et les 24 équipes sont prętes pour la bataille. Un seul objectif les anime : succéder au Cameroun, vainqueur de lédition 2017 au Gabon. Parmi ces prétendants, quels sont les favoris et les outsiders ?
Alors que la Coupe dAfrique des Nations (CAN) débute le 21 juin prochain, la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI) va exiger des taxes sur les matchs diffusés dans les espaces publics.
Depuis toujours, les autorités ont tenté de mettre en place le meilleur outil, la meilleure stratégie pour combattre la fraude et permettre aux candidats de composer avec célérité. Mais jusquoų sarręte lefficacité de ces innovations ?
Aprčs avoir brouillé les pistes sur sa candidature ou non ā lélection présidentielle de 2020, Alassane Ouattara est de plus en plus clair sur léquipe qui doit lui succéder. Des noms et non des moindres sont déjā sur la table pour le ticket. Les choix ne sont pas encore officiels. Ils devraient lętre au premier trimestre 2020 et devraient sélargir ā un partage de poste stratégique en cas de victoire entre les poids lourds du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ce ne sont pas les ambitions ni les compétences en interne qui manquent. Une bataille de longs couteaux pourraient voir le jour au sein du RHDP. Et des ambitions pourraient ętre contrariées face au choix final.
Les récents évčnements qui ont attristé les populations de Béoumi mettent au grand jour un phénomčne potentiellement destructeur, qui mine aujourdhui la vie de nombreux Ivoiriens. Béoumi nest pas un cas isolé. Louest du pays a, il y a moins dun an, donné des signaux inquiétants de ce genre. Des morts et des dégâts matériels y avaient été également enregistrés, alors que les protagonistes se côtoyaient depuis des décennies. Ce que beaucoup qualifient de conflits intercommunautaires nest-il pas en réalité le résultat dun certain ressentiment, caché derričre le train-train quotidien que lon observe ici et lā ? Les populations sont-elles la cible de manipulateurs ? Le débat reste ouvert.
Alerté du danger que constituent les engins ā deux et ā trois roues sur les routes, le gouvernement a fini par réagir. Depuis début mai, la police et la gendarmerie traquent et confisquent les motos et les triporteurs sur les grandes artčres. Lopération est saluée, mais des abus sont également dénoncés par les usagers et certaines entreprises spécialisées dans la distribution de colis via des motos. Mais, pour les forces de lordre, il sagit dappliquer strictement les mesures prises.
Fortement saluée, les mesures dinterdiction des triporteurs sur les grandes artčres et celle des mototaxis doivent avoir de la suite. Des suites qui, tous lespčrent, seront satisfaisantes dans le suivi.
Prise en 2013, la mesure dinterdiction de la production, de limportation, de la commercialisation, de la détention et de lutilisation des sachets plastiques en Côte dIvoire peine ā simposer. Malgré les campagnes de sensibilisation, les rues dAbidjan continuent ā ętre envahies demballages en polyéthylčne. Une situation qui impacte gravement la pollution dans le pays. Zoom sur une pratique ā la peau dure.
On ne parle plus que de įa, depuis que le chef de lÉtat, Alassane Ouattara, a entamé les deux derničres années de son second quinquennat. Le social. Attentif aux différentes récriminations de sa population ā ce sujet, le Président de la République a annoncé le 31 décembre dernier un vaste programme social visant ā soulager les Ivoiriens. Il concerne notamment la santé, la cherté de la vie et lemploi. Aujourdhui, la machine est en marche, sauf que le chantier semble beaucoup plus vaste quon ne limaginait.
Tandis que le gouvernement met en uvre son vaste programme social, la situation de la cherté de la vie, reste un véritable casse-tęte chinois. Entre difficultés quotidiennes des paysans et amélioration des conditions de vie des fonctionnaires, le gouvernement tente dapporter des réponses.
Pour des milliers denfants dans les zones urbaines, lorsque léducation a été ratée ā la base, la rue devient le lieu de prédilection pour toutes sortes dactivités, quelles soient légales ou pas. Donnant lieu ainsi ā certains phénomčnes que personne ne souhaite voir prospérer. Parmi ces pratiques, il faut citer, hélas, les travaux dangereux dans les rues. Les cas sont si légion quils ont fini par simposer dans le paysage abidjanais et apparaissent parfois comme normaux. Pourtant, ā longueur de journée, entre exploitation et recherche de gain, ces enfants sexposent ā plusieurs dangers.
Cest le sujet au centre de toutes les préoccupations en ce moment. Les cartes nationales didentité (CNI) arrivent ā expiration cette année ā partir du mois de juin. Mais que dinquiétudes. Quelles garanties ont les Ivoiriens de pouvoir renouveler leurs CNI avant la date de péremption ? Les nouveaux majeurs pourront-ils voter pour la plupart en 2020 ? Des questions légitimes, dautant plus que plusieurs requérants attendent depuis des années dobtenir le Ŧ précieux sésame ŧ au cur de la crise de 2002 ā 2010. Au centre de ces interrogations se trouve également le nouvel opérateur choisi pour confectionner les documents : SEMLEX.
Aprčs avoir gagné lappel doffres pour la confection des cartes nationales didentité ivoiriennes, les vieux démons semble ressurgir pour le belge SEMLEX. Des expériences dans dautres pays semblent en effet ne pas convaincre.
Démarrée en 2012 un peu timidement, lincrustation du numérique dans nos services, aussi bien privés que publics, se fait aujourdhui ā grande échelle. Pour la vieille école tout comme pour la jeune génération, il apparaît clairement que ce nest plus quune question de temps avant que le digital ne soit au centre de tout. Entre adaptation pour les anciens et mise ā niveau pour les autres, la marche est irréversible.
Depuis maintenant plusieurs années, le processus dorganisation des concours fait appel ā linformatique et ā la numérisation. Lobjectif premier étant la célérité, mais aussi la lutte contre la fraude. Si le premier volet a gagné en efficacité, le second est toujours sujet ā débats.
Alors quil a été lancé en 2005 puis abandonné, lUnion Africaine a dépoussiéré le chantier de létablissement dinstitutions financičres et monétaires africaines en mars dernier, avec un objectif précis : lentrée en service dune Banque centrale, dun Fonds monétaire, dune Banque dinvestissement et dune Bourse panafricaine pour accompagner la dynamique de lintégration. Le projet est ambitieux, mais les obstacles semblent également ętre autant nombreux que complexes pour un continent qui représente un marché de plus dun milliard de personnes et qui compte une quarantaine de monnaies. En juillet prochain, lUnion se réunira pour faire le point des avancées sur ce projet, censé aboutir en 2045. Lenjeu est de taille et les initiatives, encore balbutiantes, et les volontés politiques ne suivent pas toujours. Le plus grand défi est lengagement des 54 pays de lUnion, ou du moins de ses principaux acteurs économiques.
En février dernier, lors de la 34čme session ordinaire du Conseil exécutif de lUnion Africaine, un accord avait été obtenu pour la mise en application de laccord sur la Zone de libre-échange continentale dans les Ŧ semaines ā venir ŧ, selon le Président de la Commission. Deux mois aprčs, les choses nont pas bougé.
La libération de Laurent Gbagbo, selon ses partisans, devait contribuer ā les motiver ā aller vers la réconciliation. Sauf quelle se présente désormais comme une patate chaude au Front populaire ivoirien (FPI). La tension est montée dun cran au sein de ce parti aprčs le refus de Laurent Gbagbo de recevoir Pascal Affi NGuessan, avant que ce dernier ne se soumette ā un exercice qui lui ouvrait une mort politique certaine. Et ce dans un contexte oų, quelque peu affaiblie et isolée, Simone Gbagbo tente de reprendre les choses en main afin de donner une chance au FPI de revenir au pouvoir. Lobjectif est certes commun, mais les méthodes pour y arriver divergent et annoncent des lendemains nuageux au sein de la gauche.
Avec qui marcher désormais, entre un Affi NGuessan ā qui la justice confčre la légalité et un Laurent Gbgabo loin du pays mais qui détient la légitimité ? Difficile équation ā résoudre pour les partis dopposition qui veulent sallier au FPI.
La réforme hospitaličre annoncée mercredi par le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré, vient ā point nommé dans un systčme sanitaire qui se cherche. Elle nest pour linstant quun amas de textes. Il faut la matérialiser ā travers une loi, des décrets, un programme de réhabilitation et un changement de mentalités. Les CHU, on le sait, ont un triple rôle. Celui des soins de haut niveau (3čme et dernier niveau de la pyramide sanitaire), de la formation et de la recherche.
Avec le projet de loi sur la réforme hospitaličre, lun des volets sur lequel lEtat devra insister, cest la prise en charge des malades. Car la situation actuelle nest pas du tout fameuse.
En ce début daprčs-midi ensoleillé du 13 mars 2016, la station balnéaire de Grand Bassam est secouée par des tirs. Le spectacle est effrayant. Prises au pičge, les centaines de personnes qui comme dhabitude ont pris dassaut les plages essaient de se mettre ā labri comme elles le peuvent. 19 dentre elles nauront pas le temps de comprendre ce qui se passait. Elles seront fauchées par les balles des terroristes. La Côte dIvoire enregistre son premier attentat terroriste. Lémotion est grande, le choc également. Trois ans aprčs, plus de 80 personnes soupįonnées dętre impliquées directement ou indirectement dans lassaut ont été interpellées en Côte dIvoire, au Mali et au Burkina Faso. Męme si le principal suspect, Kounta Dallah, reste introuvable, un sérieux coup a été porté ā son organisation
Depuis ladoption de la nouvelle loi sur le mariage et sa promulgation, le combat pour légalité du genre en Côte dIvoire a connu des frémissements. La célébration chaque année du 8 mars, Journée internationale des droits de la femme, démontre quil y a encore du chemin ā parcourir. La marche sannonce longue, avec des volontés politiques lentes et limplication męme des femmes parfois paradoxale.
La lutte pour légalité du genre commence dčs la classe de CP1, en réalité. Et, pour les autorités ivoiriennes, la scolarisation de la jeune fille est plus que jamais devenue lobjectif de base.
253 députés siégeant au Parlement sont convoqués le 8 mars afin délire le nouveau Président de lAssemblée nationale. Un vote qui intervient presquun mois jour pour jour aprčs la démission de Guillaume Soro de ce poste. Louverture de la session 2019, prévue pour le 1er avril, verra également un changement au niveau des Vice-présidents du Parlement. Męme sil part avec une majorité de députés ā ces élections, le RHDP nest pas pour autant assuré dune victoire, męme sil se targue de compter entre 147 et 166 députés dans son groupe parlementaire. Une coalition entre les autres députés et des défaillances au sein du groupe parlementaire RHDP nétant pas ā exclure, aucune surprise ne peut ętre écartée.
Ils ne sont nombreux ā y ętre arrivés. Les exemples en Afrique, notamment en Afrique de louest francophone, dex Présidents du Parlement devenus Présidents de la République, en 60 ans dindépendance, se comptent sur le bout des doigts.
Alors que de nombreux Ivoiriens croyaient que la signature de la tręve sociale, en août 2017, était synonyme de paix ā lécole, ce secteur vient de retomber dans ses travers. Avec une nouvelle grčve des enseignants qui dure depuis environ un mois, ce sont les élčves les premičres victimes.
Alors que la crise ā lécole préoccupe, la situation ā luniversité de Cocody ne semble pas non plus reluisante. Encore une fois, labsence de dialogue est ā la base du problčme.
Il y a cinq ans, les prix des matičres premičres, telles que le cacao et la noix de cajou, avaient prix lascenseur, au grand plaisir des producteurs. Dépendants des cours mondiaux, ils sont frappés de plein fouet depuis 2017. La volonté politique de passer ā létape de la transformation afin de résister aux chocs mondiaux tarde ā donner ses fruits. Les paysans encaissent les plus grosses pertes face ā un État qui voit ses recettes baisser et qui doit faire face ā lincompréhension des producteurs. Principales sources de revenus des paysans ivoiriens, le cacao et la noix de cajou font lobjet de beaucoup de spéculations et les solutions ne semblent pas ā portée de main.
Avec une économie basée sur des produits de rente et occupant de ce fait des rangs honorables de par sa production agricole, la Côte dIvoire est paradoxalement un pays qui consomme peu ce qui sort de ses terres.
Avec le film Ŧ Interprčte ŧ et la série Ŧ Invisible ŧ, les rares salles de cinéma encore ouvertes ā Abidjan essayent de soutenir le cinéma ivoirien. Ā coups de promotions et de financements, lÉtat intervient de maničre intermittente. Mais le secteur bat de laile. Les productions cherchent des cinéphiles et des salles de projection. Et le public, de plus en plus exigeant, se tourne vers dautres films.
La piraterie audiovisuelle sous toutes ses formes sest considérablement développée au cours des deux derničres décennies. Si les CD musicaux la subissent le plus, les productions cinématographiques ne sont pas en reste.
Le projet date de longtemps et est censé apporter une amélioration dans la prise en charge des patients. Annoncée en 2012 et lancée en 2014 avec la phase denrôlement, la généralisation de la Couverture maladie universelle (CMU) devait, selon le Président de la République, ętre effectiveAncre en ce début dannée 2019. Mais la route qui y mčne est semée dobstacles, hypothéquant ainsi sa mise en uvre. Entre difficultés techniques, formation du personnel, revendications syndicales et volonté politique, lattente des populations se fait prégnante.
Dans la politique sanitaire, la création de la Pharmacie de santé publique (PSP) a été salutaire. Mais, depuis le début de la mise en uvre de la Couverture maladie universelle, les ruptures permanentes de stock des médicaments inquičtent.
Le 15 janvier, la Chambre de premičre instance 1 de la Cour pénale internationale (CPI) a, ā la majorité de ses juges (sans la juge Herrera Carbuccia) décidé de lacquittement et de la libération de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, les disculpant ainsi de toutes les charges de crimes contre l'humanité perpétrés en Côte dIvoire entre 2010 et 2011. Une décision qui reste soumise ā une autre, face ā la volonté manifeste du bureau du procureur de faire appel et douvrir ainsi une autre série daudiences. Une seconde phase éventuelle qui na nullement empęché les détenus et leurs partisans de laisser exploser leur joie aprčs sept années dattente et despoir. Cette libération, qui reconfigure de facto le paysage politique ivoirien, annonce des bouleversements.
La Cour pénale internationale (CPI) a rendu deux décisions historiques en moins dun an, les libérations de Jean-Pierre Bemba, de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Taxée initialement de Ŧ Cour de justice uniquement pour les Africains ŧ, est-elle en train duvrer ā changer ?
Sa défaite aux derničres élections municipales lui a laissé un gout amer. En disgrâce avec son parti le Rassemblement des républicains (RDR), André Tia, a choisi de déposer ses valises chez lex allié, le parti démocratique de Côte dIvoire (PDCI-RDA).
La rupture consommée avec le PDCI, son ex principal allié, le RDR ne veut plus perdre de temps dans sa volonté de consolider ses alliances. Le 26 janvier prochain, le RHDP invite donc tous ses partis membres ā un congrčs ordinaire qui devrait le consolider et entériner également larrivée de nouvelles formations politiques et de nouveaux cadres. Mais lavant et laprčs congrčs suscitent beaucoup dinterrogations chez les militants et les ex alliés, de męme que chez certains anciens cadres du RDR, qui ont décidé de rompre les liens avec ce parti. Entre test grandeur nature, clarification des positions, usage ou non dun nouveau logo et positionnement politique, une nouvelle version du RHDP est attendue. Le regroupement, qui se présente comme la principale force politique du pays, au vu des résultats des derničres élections, sortira-t-il encore plus fort de ce congrčs ?
Ā mesure quapproche lan 2020, plus corsées deviennent les équations posées par les acteurs de la scčne politique ivoirienne. Avec des alliances qui se font et se défont au gré des arrangements et objectifs ponctuels de ceux qui les nouent, bienheureux celui qui pourra mettre dans lordre ce puzzle politique!
La date dexpiration des cartes didentité nationales approche inexorablement. Établies pour la plupart en 2009, plus de 80% expireront en 2019. La situation met ā nouveau lOffice national didentification (ONI) sous les projecteurs et celle-ci capte lattention des Ivoiriens. Mais lONI est encore en ce moment en chantier
Ils ont tous le pied sur laccélérateur comme sils étaient engagés dans une course contre la montre. Entre le RHDP qui annonce un congrčs le 26 janvier, le PDCI qui annonce pour le premier trimestre 2019 la mise en place effective dune plateforme de partis politiques et le RACI qui souhaite tenir un congrčs en avril, lon voit se dessiner les intentions des uns et des autres. 2020 est plus que proche et chacun avance ses pions dans loptique de prendre une avance sur ses potentiels adversaires. Lon pourrait démarrer lannée 2019 sous de chaudes batailles de positionnement et de campagne avant lheure. Les candidats potentiels nont plus le choix davancer masqué et ils devront se déterminer.
Le Front populaire ivoirien arrivera-t-il ā faire la paix avec lui-męme ? La question, ā date, nest pas ā lordre du jour. Chaque camp avance, non pas sans ignorer lautre, mais en lui niant toute existence.
Huit mois aprčs lentrée en vigueur du décret n°2017-792 du 6 décembre 2017, portant limitation de lâge des véhicules doccasion importés en Côte dIvoire, le constat sur le terrain laisse présager dune sorte de crise : pertes demplois, pertes de recettes douaničres mais aussi augmentation probable du prix des véhicules de seconde main.
Le décret sur la limite dâge des véhicules doccasion importés est destiné au renouvellement du parc automobile et ā lassainissement de lenvironnement. Cest plutôt une bonne chose
Pendant de nombreuses années, posséder un véhicule était synonyme de luxe dans de nombreux pays africains. Mais, avec lexplosion du marché des véhicules doccasion importés, les prix ont chuté, laissant libre cours ā un autre phénomčne, qui inquičte aujourdhui la plupart des gouvernements africains : la pollution par les gaz déchappement. Męme si leurs initiatives sont encore trčs peu répliquées, quelques pays commencent ā prendre des mesures.
Ā lannonce du décčs dAbdoudramane Sangaré, le samedi 3 novembre, tous les regards étaient tournés vers Simone Ehivet Gbagbo, que lon voyait prendre les ręnes du camp FPI resté fidčle ā Laurent Gbagbo, en prison depuis 2011. Elle sétait dailleurs dépęchée de convoquer une réunion du secrétariat général, le męme jour, rencontre qui sest terminée dans la confusion, avec un communiqué final signé ā Paris. Les choses sont par la suite allées trčs vite, mais en sens contraire. Aprčs avoir suspendu les activités de son parti, comme sil voulait couper lherbe sous les pieds de Simone, Laurent Gbagbo a décidé de mettre fin ā tout intérim et doccuper, cette fois-ci depuis sa cellule, le poste de Président du FPI, un titre que lui dispute Affi NGuessan depuis 2015, par personne interposées.
Entre un Laurent Gbagbo, bien quen prison, qui reprend les ręnes de son parti, et un Henri Konan Bédié qui veut mobiliser une partie de lopposition autour de lui, lon file tout droit vers le schéma politique dune opposition comptant deux poids lourds.
Depuis mai dernier, plusieurs secteurs de ladministration sont paralysés de faįon intermittente. Corps médical, corps préfectoral, etc., sont passé ā une grčve dune semaine du lundi 5 au vendredi 9 novembre. La tręve sociale signée en 2017 entre le gouvernement et les organisations syndicales du secteur public devait garantir une accalmie sur ce front pour 5 ans. Mais elle est pour linstant foulée aux pieds par des syndicats qui, dailleurs, nen sont pas signataires.
Depuis le début des mouvements dhumeur de cette année, plusieurs interrogations au sujet des véritables intentions des grévistes commencent ā trotter dans les tętes. Avec la vague de revalorisation salariale débutée en 2014, que veulent encore les Ŧ mécontents ŧ ? Une question qui a poussé le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de lhygične publique ā croire, au sujet des agents de santé, quil y avait peut-ętre des mains occultes derričre tout cela.
Renforcement de cadre juridique, saisine de la justice par la haute autorité pour la bonne gouvernance, enquęte de linspection générale de lEtat [SJD1] ciblant des mairies et des structures étatiques etc. Autant dactions qui montrent une volonté de lutter contre la corruption. Mais la bataille reste grande. La corruption touche presque toutes les couches ivoiriennes et cela rend complexe les actions de luttes.[SJD2] Entre la volonté affichée des gouvernants, les dénonciations et plaintes quotidiennes des populations, la situation ne change presque pas, clouée presque par des enjeux politiques.
Limpact de la corruption ne peut ętre sous-estimé. Approximativement 43% des Africains vivent dans la pauvreté tandis que des avoirs estimés ā 50 milliards de dollars US séchappent du continent chaque année. Cet argent pourrait ętre investi dans les emplois et les services sociaux, qui requičrent le plus de ressources.
Aprčs le baccalauréat, ā peine 20% des admis sont orientés dans un établissement supérieur public. Les autres se retrouvent ā passer, au bout de deux ans, le brevet de technicien supérieur (BTS). Un diplôme qui a baissé de valeur sur le marché de lemploi en Côte dIvoire. Alors, pour se donner plus de coffre, ils sont nombreux les étudiants qui décident de suivre des formations diplomantes post BTS. Et cest lā que les problčmes commencent.
Décrocher un stage nest pas chose aisée. Malgré leur admissibilité au Brevet de technicien supérieur (BTS), de nombreux étudiants restent sur le carreau faute de pouvoir en effectuer un.
Amener les victimes du cancer du sein ā partager leur expérience et sensibiliser de ce fait les Ivoiriens sur les dangers de la maladie : cest ce vers quoi veulent désormais tendre les autorités ivoiriennes, ainsi que les ONG. Car, comme le viol et le VIH /S ida, il faut en parler. Malheureusement le cancer du sein a déjā gagné du terrain et la lutte pour le stopper sannonce âpre.
En dehors du VIH/Sida et de la tuberculose, la question de la prise en charge des grandes maladies est de plus en plus prégnante, notamment pour le cancer, qui gagne du terrain. Selon les spécialistes, plus de 100 pathologies différentes de cancer peuvent ętre détectées chez une personne.
Alors que les campagnes pour les élections municipales et régionales battent leur plein, dans de nombreux services publics, les patrons ont déserté les lieux. Une situation qui nest pas sans désagrément pour les usagers. Ladministration, habituellement lente, lest encore davantage et cela au grand dam des usagers en quęte de certains actes administratifs. Entre colčre, incompréhension et patience, les usagers ne savent plus ā quel saint se vouer.
Tandis que les politiciens mouillent le maillot sur le terrain pour se faire élire ou réélire, les travailleurs du secteur public et privé attendent ā la table des négociations.
Aprčs lamnistie accordée en août dernier ā 300 prisonniers issus de la crise postélectorale, le chef de lÉtat, Alassane Ouattara, vient doffrir sa grâce présidentielle ā 4 200 détenus, condamnés pour des délits mineurs. Ces derniers seront de ce fait relaxés ou bénéficieront dune réduction de peine. Une décision prise le 26 septembre en Conseil des ministres et vue comme un Ŧ acte de clémence et de pardon du chef de lÉtat ŧ, męme si elle nannule pas la faute commise. Mais, alors que certains graciés quittent leurs prisons, un phénomčne assez méconnu du public tend ā prendre de lampleur entre les murs de la Maison darręt et de correction dAbidjan (Maca), le Ŧ refus de sortir ŧ.
Alors que le gouvernement vient daccorder la grâce présidentielle ā 4 200 prisonniers en détention pour des délits mineurs, la question du désengorgement de nos prisons civiles refait surface.
Le vendredi 28 septembre, le top départ sera donné pour la campagne des élections locales, municipales et régionales couplées. 689 candidats auront deux semaines pour convaincre les électeurs afin que ces derniers leur affirment ou leur réaffirment leur confiance le 13 octobre. Pour la premičre fois depuis 2011, le RHDP et le PDCI saffronteront directement, sous les regards du FPI et des indépendants, qui espčrent profiter de leur rupture pour rafler la mise. Lors des élections municipales de 2013 et des législatives de 2016, plusieurs dentre eux avaient gagné ce pari. La bataille électorale sannonce rude et la campagne a commencé avant lheure.
Les périodes électorales en Côte dIvoire sont des moments danxiété généralisés, du fait de la tradition des troubles qui entourent les scrutins ces derničres années. Les élections du 13 octobre néchapperont pas ā la rčgle, avec de nombreuses zones potentiellement confligčnes.
Chaque année, ā la rentrée scolaire, les parents délčves se font du mouron pour leurs enfants. En plus des fournitures scolaires, il faut faire face aux coûts supplémentaires inhérents ā linscription. Communément appelés Ŧ frais annexes ŧ, ils varient dune école ā une autre et provoquent trčs souvent le courroux des Ivoiriens. Une situation pose aujourdhui la question de la participation des parents ā leffort de lÉtat.
Leur avčnement au primaire avait suscité le mécontentement des enseignants. Que sont devenus aujourdhui les cours des mercredis et quont-ils apporté aux élčves ?
Le boom des réseaux sociaux, on ne cesse de le dire, est accompagné de beaucoup de dérives. Échappant hier ā toute législation, Facebook, Twitter et autres attirent aujourdhui vers eux les regards des législateurs et de la justice. Propagande, diffamation, atteinte ā limage, etc., tout y passe. Pour lannée 2018, au moins quatre personnes ont été interpellées pour des vidéos ou publication de textes incitant ā la haine et ā la révolte ou jugés diffamatoires. Une condamnation a été prononcée, une remise en liberté provisoire accordée et deux autres dossiers sont toujours en cours dinstruction. Des décisions appréciées de diverses maničres, mais qui posent la question de la liberté dexpression et celle des modes de surveillance des réseaux sociaux.
Depuis maintenant quelques années, les réseaux sociaux occupent une place importante dans la diffusion de linformation en Côte dIvoire. Hélas, ce sont des informations quil faut souvent prendre avec des pincettes.
La bataille autour des parrainages de certains candidats, tant pour les élections municipales que régionales, na pas été de tout repos pour les ex alliés RHDP. Aprčs la clôture du dépôt des dossiers auprčs de la Commission électorale, des duels palpitants sannoncent. Au-delā des élections locales se joue la cartographie des élections de 2020 et se profile également un duel au sommet entre les Présidents Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié. Le vainqueur prendra ā coup sûr un avantage décisif dans la marche vers 2020. Le match entre ces deux grands sera arbitré par le FPI de Pascal Affi NGuessan et les indépendants proches de Guillaume Soro, le Président du Parlement. Une Ŧ présidentielle ŧ avant lheure se joue pour chacun des acteurs, qui voient en ces élections une opportunité de positionnement de leurs différents directeurs de campagne pour 2020.
Annoncées pour le 13 octobre, les élections locales cristallisent désormais toutes les attentions. Sans respect du calendrier électoral, tous les candidats déploient déjā leurs armadas sur le terrain, entre meetings, opérations de séduction et promesses de campagne.
Le premier concerné ne sest pas encore prononcé. Du moins pas officiellement. Lentourage dHenri Konan Bédié cache ses intentions pour léchéance de 2020. Fera-t-il acte de candidature, la Constitution ly autorisant, ou se maintiendra-t-il dans la position de faiseur de roi dont il a les apparats depuis 2010 ? Autour de lui les avis sont partagés et sentrechoquent, loin de sa résidence de Cocody les Ambassades, oų les visiteurs se succčdent. En séloignant dAlassane Ouattara pour se rapprocher dAffi NGuessan, Henri Konan Bédié est bien conscient quil apporte de leau au moulin de ceux qui pensent quil se prépare pour une candidature en 2020. Le Sphinx de Daoukro a de nombreuses cartes en main et ne semble pas pressé de les abattre.
On est loin de tourner la page de la bataille entre les trois grands partis (RDR, PDCI, FPI). Quand lun est au pouvoir, les deux autres sont en alliance pour ensuite se séparer en gardant toujours la porte ouverte ā un autre.
Le discours a duré un peu plus de 17 minutes, mais il aura tenu en haleine tous les Ivoiriens et tous ceux qui ont des intéręts en Côte dIvoire. Le Président de la République avait lors du Conseil des ministres du 11 juillet annoncé une Ŧ importante annonce ŧ ā loccasion du 58čme anniversaire de lindépendance. Son discours du 6 août, ā la veille de la célébration, a occasionné la joie dans les familles biologiques et politiques de 800 personnalités, en prison depuis 2011. Les plus célčbres sont Simone Gbagbo, Assoa Adou, Moïse Lida Kouassi et Souleymane Kamaraté dit Soul to soul. Un grand pas vers la réconciliation, qui ouvre politiquement de nouveaux enjeux et met en scčne de nouveaux acteurs, qui pourraient bouleverser un climat tendu, rythmé par les jeux dalliance ā deux ans de 2020.
Aprčs lamnistie, les regards se tournent désormais vers les exilés. Plus de 90% sont certes de retour, selon les chiffres officiels, mais il reste encore certaines grandes figures de lopposition et des familles vulnérables.
Salles de classes peu équipées, enseignants parfois mal formés Curricula scolaires inadaptés aux besoins du marché du travail. Eh oui, le rapport 2017 de la Banque mondiale sur lécole ivoirienne étrille au passage nos programmes denseignement supérieur.
Exemple de réussite de la coopération Sud - Sud et puissant levier pour le développement et le progrčs, le Traité damitié et de coopération (TAC) est dans sa dixičme année, aprčs sa signature le 29 juillet 2008. La Côte divoire et le Burkina Faso maintiennent leurs engagements du départ, recoudre les liens ivoiro-burkinabčs écorchés par la crise ivoirienne et garantir la stabilité et la prospérité des deux États. Le cadre annuel de concertation entre les chefs dÉtats en est ā sa septičme édition. En plus des tensions que chaque pays a connu ā linterne depuis 2010, les relations nont pas toujours été au beau fixe, notamment ā cause de la vague qui a emporté lex Président burkinabč Blaise Compaoré et la gestion de la transition.
Les deux pays voisins, qui partagent 584 km de frontičre, ont une histoire commune jalonnée de partage mais aussi et surtout de tensions politiques. Des relations ne sont pas toujours un long fleuve tranquille.
A-t-on atteint le point de rupture et de non-retour entre les alliés du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ? Difficile de le dire pour qui connaît les présidents Ouattara et Bédié, qui ont plus dun tour dans leur chapeau et qui ont toujours surpris partisans, laudateurs et observateurs. Dans leurs actes et discours, si chacun prend soin de ne pas écorcher lautre, difficile également de dire qui des deux détient les meilleures cartes et peut mener la danse. Une chose est cependant sûre : la configuration de la salle des congrčs de lHôtel Ivoire, le 16 juillet, aux couleurs dominantes du RDR, sous les regards ā la fois proches et lointains de son principal allié, le PDCI, est un coup de massue pour ces deux partis.
Ils bénéficiaient pourtant dune bonne aura au sein de leur parti politique respectif et avaient, pour certains, une base électorale sûre. Ils se sont presque tous cassé la figure en créant leur propre parti et nont jamais réussi ā drainer les foules.
Pléthorique pour certains, gouvernement de combat pour dautres. Le suspens autour de la nouvelle équipe Amadou Gon naura duré que six jours. Męme si lon compte dix nouveaux entrants, sans grande surprise tous les ministres du gouvernement précédent ont été reconduits. Changement de maroquin pour certains, réduction du portefeuille pour dautres, le gouvernement Amadou Gon II respecte la volonté du Président Alassane Ouattara de former un attelage uniquement aux couleurs du RHDP unifié, mais accentue la crise avec Henri Konan Bédié. Ce commando, qui pourrait rester en place jusquen octobre 2020, est quelque peu une équipe de précampagne qui aura pour mission de remobiliser les électeurs RHDP.
Présidant le premier Conseil des ministres du gouvernement Amadou Gon Coulibaly II, Alassane Ouattara, a fixé des objectifs précis ā une équipe homogčne caractérisée par des ministres du gouvernement précédent mais aussi le retour de certains.
Si 2017 avait été relativement calme, 2018 a démontré quen matičre dassainissement et de protection civile, la Côte dIvoire avait encore du travail ā faire. Les 20 personnes qui ont trouvé la mort durant les derničres pluies auraient aimé que lon désigne un coupable, mais les responsabilités semblent bien partagées.
Le gouvernement a décidé de passer ā lacte en ordonnant la libération de toutes les zones ā risques et la destruction de certains immeubles et constructions bâtis sur des sites inondables. Mais cela ouvre la porte ā dautres dangers.
Depuis lundi, les centres denrôlement sont ouverts sur toute létendue du territoire ivoirien pour accueillir les nouveaux majeurs, ceux qui veulent corriger des erreurs figurant sur leur état civil et les parents des inscrits décédés. Plus de 2 millions de personnes sont concernées. Mais répondront-elles favorablement ā lappel de la Commission électorale indépendante ?
La Côte dIvoire pourra-t-elle avoir une carte électorale fiable ? Face aux multiples migrations des électeurs en fonction des enjeux électoraux, la question mérite dętre posée. Impuissants face ā ce phénomčne, les partis politiques ne peuvent que sensibiliser leurs militants.
Les produits agricoles occupent aujourdhui en Côte dIvoire la seconde place dans le tableau des importations (environ 19%), derričre le pétrole et les produits miniers (environ 23%) et les produits manufacturés (prčs de 54%). Parmi ces produits agricoles, le riz tourne autour de 60% des importations. Cette denrée reste la premičre céréale consommée dans le pays, avec 60 ā 70 kg par habitant et par an. Pour atteindre lautosuffisance alimentaire, les autorités ivoiriennes ont vite compris quil faudrait se suffire en riz. Mais la tâche ne sera pas aisée
La Côte dIvoire na pas encore atteint lauto suffisance vivričre, mais la chaine de distribution et lapprovisionnement du marché sont des expériences réussies en la matičre.
Aprčs la vague des congrčs extraordinaires organisés par chaque membre du RHDP, les regards sont tournés vers le PDCI, qui annonce un bureau politique le 17 juin prochain afin de se prononcer sur sa perception de lavenir de cette alliance. Profondément divisé ā linterne sur la question, les cadres du plus ancien parti ivoirien ne se font presque plus de cadeaux, en privé comme en public, dans une atmosphčre oų certains dentre eux, quand ils ne perdent pas un poste, perdent certains privilčges. Preuve dune véritable tension avec lallié principal, le RDR. Une technique déjā utilisée par le gouvernement ā la veille des élections législatives et qui refait surface alors que lalliance sappręte ā aller unie aux élections locales mais se fâche sur lavenir commun. Les intéręts divergent et le fait que le Président Alassane Ouattara nécarte plus une possible candidature en 2020 en ajoute aux incertitudes.
La date nest pas encore connue, mais les élections municipales, couplées aux régionales, sont trčs attendues, car elles pourraient dessiner la prochaine carte politique du pays.
Malgré les efforts du gouvernement pour améliorer le réseau routier ivoirien et offrir aux populations un cadre de vie agréable, les inondations de voies pendant la saison des pluies continuent de ternir le tableau. Les premičres précipitations de cette année lont encore démontré. Une situation qui a poussé certains Ivoiriens ā parler de Ŧ goudron effervescent ŧ en parlant du bitume détérioré de certains endroits de la capitale économique.
Les travaux entamés depuis 2014 avaient facilité le passage des eaux au niveau du carrefour Indénié. Les années qui ont suivies, le constat était net. Pluie dinondation ā ce
carrefour. Mais les premičres pluies de lannée 2018 sont venues nous rappeler que des
efforts restent encore ā faire
Lancée en 2012 sur les chapeaux de roues, la politique des logements sociaux et économiques a du plomb dans laile. Alors que les autorités tentent de redresser la barre, le récent déguerpissement de Cocody Danga vient une nouvelle fois jeter le discrédit. Entre décisions de justice et déguerpissements de familles, en saison des pluies et en période scolaire, la situation, de męme que celle de certains sites de la SICOGI déjā déguerpis ou dans le viseur des bulldozers, pose la problématique de la construction des logements sociaux et du calvaire des Abidjanais pour soffrir un toit.
Se trouver un toit relčve du parcours de combattant. Entre augmentation des prix des loyers et cautions trop élevées, les locataires abidjanais ne peuvent que subir le diktat des propriétaires.
Ŧ Je suis arrivée ā 8 heures du matin, mais ce nest quā 12 heures que les sages-femmes ont commencé ā soccuper de moi, aprčs que mon mari ait été contraint de payer 15 000 francs CFA ŧ. Les plaintes sont presque quotidiennes chez les usagers des hôpitaux publics depuis le début de la politique des soins gratuits, en 2011, puis de la gratuité ciblée, en 2012. Entre insuffisance de matériel et de personnel, les hôpitaux sont parfois débordés. La récente grčve des agents de santé communautaire et la fermeture des urgences du CHU de Treichville et de certains hôpitaux pour réhabilitation, dans un contexte de saison pluvieuse oų lon enregistre un pic au niveau des consultations pour paludisme, ne sont pas pour arranger les choses.
Annoncée pour le mois de janvier 2017, la phase de généralisation de la Couverture maladie universelle (CMU), censée mettre fin ā la politique de gratuité des soins, peine ā démarrer.
La question identitaire est peut ętre loin derričre nous, mais lobtention de la Carte nationale didentité (CNI) reste un casse-tęte. Des requérants patientent pendant plus de six mois, voire plus dun an, sans obtenir le précieux sésame. Établies pour la premičre fois en 2008 - 2009, aprčs une dizaine dannées dinterruption, les CNI de plus de 5 millions dIvoiriens expireront dans quelque mois, ā la veille dun grand rendez-vous électoral, la présidentielle doctobre 2020. Quand on sait les passions que déchaînent la question de lidentification, surtout dans les contextes électoraux, il y a eu lieu de regarder cette situation avec attention. Si lOffice national didentification (ONI) a du mal ā produire des cartes en cette période de calme, oų les demandes sont peu nombreuses, parviendra-t-il ā le faire en 2019, lorsque la plupart des 5,6 millions de cartes en circulation arriveront ā expiration ?
Lattestation didentité, qui a une durée de validité dun an, permet au pétitionnaire daccomplir ses actes de la vie civile en attendant davoir sa Carte nationale didentité (CNI). Mais ce document administratif est souvent refusé dans certains services, au grand dam des usagers.
La panne sčche des robinets de Bouaké survenue fin mars est venue rappeler lurgence de nouveaux investissements dans le secteur de leau. Bien avant, depuis le mois de décembre 2017, les difficultés daccčs ā leau potable dans plusieurs régions du pays avaient empiré. Une situation prévisible aprčs une longue période de saison sčche mais face ā laquelle les autorités en charge de leau navaient pas pris de mesures danticipation. Les ballets incessants des Abidjanais, portant des bidons de 20 litres, en quęte deau navaient hélas pas été suffisants pour sonner lalerte. Linauguration en grande pompe des châteaux deau de Bonoua et de Yopougon, de męme que la construction de châteaux deau ā lintérieur du pays nont pas résolu le problčme, dû ā la vétusté des installations existantes et ā une population sans cesse croissante.
Avoir de leau au robinet est le souhait de tous, mais, lorsquelle savčre impropre ā la consommation, les choses deviennent difficiles. Malheureusement, la mauvaise qualité de leau distribuée aux ménages est une réalité que vivent quotidiennement certaines populations.
Abidjan, Grand Bassam, Yamoussoukro, Bouaké ou encore San Pedro. Quel visiteur étranger ne demande pas ā visiter lune de ces villes, dont le potentiel touristique est avéré ? Avec lascendance du tourisme daffaires sur le tourisme de loisirs, les signaux, on peut le dire, sont au vert pour le tourisme ivoirien, comme en témoigne la barre des deux millions de voyageurs atteinte par laéroport international Félix Houphouët Boigny. Trčs prisée, la destination Côte dIvoire reste cependant peu exploitée et parfois mal ou peu connue. Entre les différentes crises, un attentat terroriste et le banditisme ambiant, la direction du Tourisme tente de relancer un secteur porteur, qui offre de plus en plus de satisfactions ā ses acteurs. La huitičme édition du Salon international du tourisme dAbidjan (SITA), prévue du 27 avril au 1er mai, espčre convaincre encore davantage.
Malgré lattentat quelle a connu, la cité balnéaire de Grand-Bassam continue dętre une destination touristique trčs prisée. Mais, ā côté, Jacqueville, avec son célčbre pont, est devenue elle aussi un point de ralliement pour les Abidjanais.
Que consommons-nous ? Doų provient ce que nous consommons ? Comment cela arrive-t-il sur le marché ? Autant de questions que se posent les consommateurs ivoiriens. Les plus avertis, qui malheureusement sont les moins nombreux, arrivent ā choisir ce quils consomment. Sinon, les achats se font sans grandes précautions dčs lors que le produit est sur le marché. Prévue, sauf changement dagenda, pour le 16 avril, la mise en route du programme de Vérification de la conformité (VOC) pour les marchandises embarquées ā destination de la Côte dIvoire devrait pouvoir répondre aux questions que nous nous posons. Ce programme, déjā en vigueur chez certains de nos voisins, analyse les produits en tenant compte de la sécurité, de la qualité, de lenvironnement, de la morale, de la justice, etc.
Un an aprčs son institution, lÉtat de Côte dIvoire a décidé dactiver officiellement le Conseil national de la consommation (CNCO). Un organe censé assurer la protection des consommateurs ivoiriens.
Quel est leffectif réel des chômeurs dans notre pays ? Sans entrer dans une guerre des chiffres, nous pouvons simplement noter quils sont encore nombreux, ces jeunes ivoiriens en quęte dun premier emploi qui frappent ā toutes les portes. Pourtant, nombre de Ŧ politiques ŧ ont été mises en uvre pour résorber le chômage, mais elles restent insuffisantes face ā une forte demande, tant en intelligence et en compétences quen main duvre. Une équation difficile ā résoudre pour les gouvernants et les structures en charge de lemploi. Alors que souvre bientôt la Semaine de lemploi, on peut sinterroger sur lefficacité de ce type dévénements, organisés réguličrement depuis 2012 mais qui, dans le fond, napportent pas de solutions concrčtes aux demandes des nombreux jeunes, qui assistent pourtant nombreux ā chaque rendez-vous.
Lentreprenariat demeure la solution majeure dans la lutte contre le chômage des jeunes. Une alternative reconnue désormais par les sans-emplois, qui se heurte la plupart du temps ā lécueil du financement.
La question de lendettement public est cruciale pour les économies africaines. Dans la sous-région, le Sénégal et le Ghana affichent des taux trčs élevés, et assument leur politique économique.
Lorsque le gouvernement parle dendettement Ŧ utile ŧ et de budget de développement, lopposition parle quant ā elle dendettement Ŧ nocif ŧ et de risque pour lavenir. Le problčme nest pas de sendetter car, tant quun État comme la Côte dIvoire a les moyens de sacquitter de ses dettes, il peut toujours emprunter. En effet, la base du crédit repose sur trois piliers : la confiance, la solvabilité et la garantie. Cest lorsque lon nest plus solvable que commencent les difficultés. Doų les inquiétudes de certains, qui mettent en avant lavenir du pays et de ses futures générations. Maitrisée ou non, la dette ivoirienne, tant externe, quinterne, suscite le débat entre économistes. La Côte dIvoire emprunte-t-elle vraiment en tenant compte des ressources propres et de sa capacité réelle ā rembourser ?
Ils ont entre 7 et 25 ans et refusent dętre traités de délinquants ou de gangsters. Ce sont ces jeunes dont lactivité, presque officielle, est la mendicité. Dans la rue depuis plus dix ans pour certains, ils font désormais partis du décor des principales artčres dAbidjan et dautres villes de lintérieur du pays. Sautoproclamant surveillants de véhicules, plus communément appelés Ŧ djosseurs de nama ŧ, aucune star ou personnalité ne passe inaperįue dans leur zone. Dormant dans des rues oų ils ont bâti leur réputation, ces adolescents, abandonnés ou ayant quitté leur famille pour des raisons diverses, ręvent ā de lendemains meilleurs. En attendant, livrés ā eux-męmes, ils doivent lutter pour leur survie dans un monde qui ne leur Ŧ offre rien cadeau ŧ. Reportage.
Malgré la mesure du gouvernement interdisant toute activité de mendicité aux carrefours des grandes rues du District dAbidjan, le phénomčne perdure, avec parfois de vastes réseaux clandestins.
Entre les passes darmes de leurs leaders et les réserves de lopposition, les partis membres de la coalition au pouvoir sont parvenus ā un accord sur une liste commune de candidats aux premičres élections sénatoriales de la 3čme République. La seule liste commune dailleurs en course, enlevant ā cette grande premičre tout enjeu de renforcement de la démocratie. Faiblement représentée au sein du Parlement, lopposition sera presque absente du Sénat, ā moins que le Président Alassane Ouattara ne lui concčde quelques postes. Encore faudrait-il que les heureux nommés, qui se sont opposés ā la création du Sénat, acceptent la probable main tendue. Lun mis dans lautre, nous nous acheminons vers un Sénat monocolore, qui ne devrait pas changer grand chose au débat parlementaire.
Les élections des sénateurs, programmées pour le 24 mars, nont pas mis fin au débat sur limportance, lapport et le budget alloué ā cette institution. La création du Sénat porte désormais ā onze le nombre des institutions de notre pays.
Le phénomčne de la disparition ou de lenlčvement denfants nest pas nouveau. Il connait en général des pics ā certaines saisons ou encore ā la veille de certains grands évčnements. En 2015, aprčs une vingtaine de cas signalés, une psychose sétait emparée des Abidjanais. Aprčs avoir intensifié la surveillance autour des enfants, la méfiance avait fini par disparaitre et les vieilles habitudes ont resurgi. Le cas du petit Aboubakar Sidiki Traoré, dit Ŧ Bouba ŧ, 4 ans, qui a enflammé les réseaux sociaux et sest vite transformé en une alerte nationale, semble avoir quelque peu réussi ā mettre les parents et la société face ā leurs responsabilités. Mais il risque de ne pas ętre le dernier, car, alors que les larmes de ses parents nont pas encore séché, il ne se passe pas un jour sans que des alertes ā la disparition denfant ne soient signalées sur la toile ou que les radios ne lancent des avis de recherche denfants portés disparus depuis plus de 24 heures.
Malgré les appels ā la vigilance des populations, les enlčvements denfants se poursuivent. Les responsabilités parentales sont également ā mettre en cause.
Le fait quaucune zone géographique du pays ne soit épargnée par ce genre de violence dénote de la complexité ā résoudre ce genre de conflits opposant le plus souvent des communautés entre elles ou certaines communautés ou groupes dintéręt politiques aux autorités administratives ou policičres.
Allons-nous vers une escalade de la violence en Côte dIvoire ? Les différentes attaques dédifices publics et de représentants de lÉtat laissent transparaitre un malaise, comme si un ressort était cassé. Le bilan du dernier acte du genre, ā Bloléquin, fait état deux morts, de la mise ā sac des résidences du préfet et du sous-préfets, pillées, et de lincendie de la brigade de gendarmerie, en plus du pillage des résidences de tous les gendarmes de la ville. Ce genre dincidents, le pays en a enregistré une dizaine entre 2017 et 2018, mettant ainsi ā mal l'autorité de lÉtat. Des violences sporadiques ? Si lon ny prend garde, elles peuvent déborder ā tout moment et remettre en cause la stabilité des institutions et du pays.
Ā lappel des partis politique de lopposition, suite ā une descente de militaires sur les cités universitaires, des centaines de militants envahissaient les rues du Plateau, le 18 février 1992. Le Palais de justice est saccagé, des dizaines de voitures partent en fumée. Des bâtiments administratifs, mais aussi des propriétés privées, sont touchés. Abidjan et la Côte dIvoire sont en état de choc. Laurent Gbagbo et plusieurs cadres du FPI sont mis aux arręts. Les évęques catholiques appellent au calme et au dialogue, mais cela nempęche pas louverture de procčs, oų la plupart de ces personnes sont condamnées. 26 ans aprčs, les bouleversements de la vie politique remettent face ā face les męmes protagonistes, dans les męmes rôles et presque dans les męmes situations.
En 1992, la gauche ivoirienne se construisait, en plus du FPI, autour du PIT et de lUSD. 26 ans aprčs, ces deux partis ont connu des trajectoires différentes et certains de leurs cadres ont abandonné le navire en cours de route.
Bouaké, Agboville, Divo, Abengourou, Man, Yamoussoukro, Soubré, Katiola, Abidjan... Comme dans un tour de passe-passe, tous les marchés de ces villes ont été dévastés par des incendies. Pour la seule année 2017 sept marchés incendiés ont été dénombrés, et avant męme la fin du 1er trimestre 2018, le compteur affiche déjā deux sinistres. Les victimes dhier nont pas encore séché leurs larmes ni reįu la compassion de lÉtat que de nouvelles sont ā consoler. Quant aux enquętes, bienheureux le commerįant qui saura qui sen occupe et ā quel stade elles sont. Entre plaintes et accusations de la part des sinistrés, le gouvernement a annoncé fin janvier des mesures afin dapprofondir les enquętes et de trouver des solutions pour mettre fin ā ce cycle.
Il serait difficile de faire le décompte des marchés partis en fumée sur le continent africain, tant les cas sont légion. Depuis des années, le phénomčne perdure sans quon ny apporte de solutions, au grand dam des commerįants, principales victimes.
Aprčs la guerre des chiffres entre le Comité exécutif et le groupe dit G42, composé de dirigeants de clubs, place désormais ā la bataille juridique, sans toutefois occulter le principal point de discorde : le Comité exécutif, avec ā sa tęte Augustin Sidy Diallo. La non qualification de léquipe nationale au Mondial 2018 et ses mauvaises prestations ā la derničre CAN et au CHAN ont été lalibi idéal pour des dirigeants de clubs des trois ligues (D 1, D2 et D3). Ils demandent le départ de celui qui préside aux destinées du football ivoirien depuis novembre 2011. La grogne se résume en 19 points, allant de la gestion administrative et financičre de la fédération au manque dune politique claire et ā long terme du football ivoirien, aprčs le départ de la génération dorée.
Instance supręme du football mondial, la FIFA qui a sur sa table les dossiers de nombreux pays, pourra-t-elle dénouer au plus tôt la crise ivoirienne ?
Les déchets déquipements électroniques et électriques constituent un véritable potentiel inexploité. Bien utilisés, ils peuvent servir ā beaucoup de choses. Création demplois verts et recyclage restent des champs ā explorer.
Bouaké la belle, devenue Bouaké la rebelle ou Bouaké la coquette, devenue Bouaké la roquette ? Ces jeux de mots en disent long sur ce quest devenue la deuxičme plus grande ville du pays, capitale de la rébellion de 2002 ā 2010. Epicentre de la contestation des mutins en janvier 2017, puis au mois de juillet de la męme année, Bouaké sest ā nouveau illustrée de mauvaise maničre en ce début dannée. Un manque de confiance entre soldats, ceux du 3čme bataillon soupįonnant ceux du Centre de commandement des décisions opérationnelles (CCDO) de les espionner au profit du gouvernement, a entrainé de violents combats entre ces deux unités. Des sorties qui prennent en otages les populations et les commerces, effraient les potentiels investisseurs et maintiennent dans le retard une ville qui tente de se relever.
Le Président Alassane Ouattara, dans son discours de Nouvel an, na pas donné de calendrier pour les élections locales (municipales, régionales et sénatoriales), mais le simple fait de les annoncer a suffi ā faire bouillir la sphčre politique. Et pour cause, vu les difficultés financičres annoncées en 2017, la classe politique nespérait pas voir se tenir des scrutins en 2018. Certains élus locaux avaient vite fait de ręver ā des élections couplées en 2020 afin dharmoniser le calendrier électoral. Pris ā contrepied, partis politiques et candidats nattendent pas dętre fixés sur le calendrier exact pour faire connaitre leurs intentions aux populations. La bataille, la derničre avant 2020, sannonce âpre. Partis et groupements politiques et autres personnalités y voient un enjeu capital, tracer les bases de 2020.
Au centre des polémiques électorales depuis son installation, en 2010, la Commission électorale indépendante (CEI), dans sa composition actuelle, est contestée et la tęte de son Président, Youssouf Bakayoko, sans cesse réclamée.
Crise ouverte entre alliés au pouvoir et au sommet de lÉtat, coups de feu dans les casernes et les corridors, front social en ébullition avec une longue grčve des fonctionnaires, échecs de léquipe nationale de foot, etc. Lannée 2017, qui sachčve dans quelques jours, na pas été pauvre en évčnements malheureux pour la Côte dIvoire. Mais 2017 cest aussi lorganisation réussie des Jeux de la Francophonie, laccueil de 83 chefs dÉtats, accompagnés de plus de 5 000 délégués, pour le sommet UA UE, marquant le retour du pays sur léchiquier international. Mouvementée dčs ses premičres heures, 2017 sachčve dans un climat plutôt calme et apaisé. Le calme avant la tempęte ? Une chose est sûre, plusieurs contentieux qui ont cristallisé lattention des Ivoiriens nont pas encore été vidés. Mieux, dautres se sont greffés sur les principaux.
Aprčs la présidentielle en 2015 et les législatives en 2016, les élections municipales pointent ā lhorizon. Les 197 maires élus en avril 2013 devront, au terme de leur mandat de 5 ans, remettre leur fauteuil en jeu. Un scrutin test, avant 2020, qui renferme de nombreux enjeux.
Léchec des programmes dajustements structurels des années 1980 na pas épargné larmée ivoirienne, qui ne disposait plus des moyens suffisants pour faire face aux dépenses déquipement et dentretien de ses hommes. La crise na fait quaggraver une situation déjā délétčre. Dysfonctionnements de linstitution Défense, destruction des infrastructures et du matériel, affaiblissement de la chaine de commandement, altération de lesprit militaire, effectifs pléthoriques et divers autres éléments ont considérablement affecté la capacité opérationnelle des Forces armées de Côte dIvoire (FACI). Pour les autorités, lune des solutions est le départ volontaire de milliers de militaires de 2017 ā 2020, ā raison dune moyenne de 1 100 hommes par an. Vaste chantier de reconstruction pour une armée oų les recrutements sont quasiment suspendus depuis 2013 et qui tente de rajeunir ses effectifs.
Ils avaient profité des mutineries pour faire entendre leur cause. Mais, depuis les échanges avec le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, les choses nont pas bougé dun iota et le dossier est presque classé.
Déchirés dčs les premičres heures de sa disparition, les héritiers de Félix Houphouët Boigny tentent depuis douze ans de sauver ce quil reste de cet héritage et de le perpétuer. Mais, 24 ans aprčs, le pčre fondateur de la Côte dIvoire na pas quitté lespace politique, adversaires dhier et partenaires daujourdhui se réclamant de son idéologie, fondée sur ses idéaux de paix. Regroupés dans lHouphouëtisme, les membres de la coalition au pouvoir essaient de recoller les morceaux. Difficilement dailleurs, mais ils gardent lespoir dun avenir solide, fondé sur les enseignements du premier Président de la Côte dIvoire. Sauvegarde et consolidation de certains acquis côtoient pourtant la peine de certains nostalgiques qui, au-delā de lhéritage politique, souhaitent la sauvegarde de certaines réalisations.
Au cur du programme de tous les gouvernants depuis 1993, la réconciliation reste un vaste chantier. Profondément divisés sur les questions politiques, les Ivoiriens peinent ā parier sur une réconciliation véritable depuis le décčs de Félix Houphouët Boigny.
Les bilans ont toujours été alarmants mais les mesures nont jamais été appliquées. De 2010 ā 2016, le nombre des accidents est passé du simple au double, avec réguličrement un pic au mois de décembre. Les campagnes ne manquent pas, certes, mais les mesures coercitives ne sont pas au rendez-vous. Résultat, chaque fin dannée a son lot daccidents, aussi spectaculaires les uns que les autres. Décembre sannonce juste aprčs le défilé de plus de 80 chefs dÉtats qui aura contraint les autorités en charge de la circulation urbaine ā prendre des mesures exceptionnelles pendant 48 heures, en déplaįant les problčmes plutôt que de les résoudre. La circulation ā Abidjan et sur les autoroutes reprendra ensuite de plus belle, avec les męmes comportements et, bien sûr, les męmes effets.
Les chiffres sur limplication du facteur humain dans les accidents sont effrayants. Les mesures pour y remédier se suivent lentement, mais, malheureusement, la fin du cauchemar nest pas pour demain.
Le démantčlement dun réseau sous-régional de trafic despčces animales protégées et larrestation début novembre de ses membres a levé le voile sur lampleur du fléau en Côte dIvoire. Presquinexistante, en dehors dun cadre juridique peu dissuasif, la lutte contre ce genre de trafic a connu un coup daccélérateur depuis le mois de mai, avec le début des activités dEagle Côte dIvoire, une organisation internationale qui travaille dans ce domaine. Mais la lutte sannonce longue, car les récentes arrestations ne seraient que la partie visible de liceberg. Les réseaux impliqueraient des agents véreux des Eaux et foręts et de la Douane et jouiraient de complicités au niveau continental, avec parfois des ramifications insoupįonnées.
Les parcs et les réserves naturelles de la Côte dIvoire sont agressés. Des structures étatiques ont pris des mesures, mais elles savčrent insuffisantes dans la lutte contre la déforestation et le braconnage.
Une journée de grčve des minicars, communément appelés Ŧ Gbakas ŧ, et cest la galčre pour de nombreux Abidjanais, dont les déplacements dépendent entičrement de ce type de transport. Avec de moins en moins en conflits avec les policiers depuis la fin de la crise, on pourrait dire quils ont ouvert Ŧ dautres fronts ŧ, celui des querelles interminables avec leurs clients et celui des accidents spectaculaires. Premier moyen de déplacement dans la capitale économique, Abidjan, avec des prix qui varient en fonction de laffluence et des heures, ils sont incontournables. Et ce malgré le fait que leur environnement soit marqué par de nombreux désagréments, allant de la bousculade ā linsécurité, en passant par le non-respect des destinations...
Détenus politiques pour leurs proches, prisonniers de droit commun pour le Parquet, ils ont été pour la plupart arrętés dans des conditions particuličres ou spectaculaires. Détenus parfois depuis plus de deux ans pour troubles ā lordre public ou tentative de déstabilisation de ladministration Ouattara, ils figurent tous sur la liste des caciques du Front populaire ivoirien (FPI). Assoa Adou, Moise Lida Kouassi, Nicaise Douyou alias Samba David, Mohamed Sam Jychi dit Sam lAfricain et Nestor Dahi, dont lami Justin Koua vient de purger trente mois de prison et a été libéré le 4 novembre, jurent sur tous les toits ętre victimes dun systčme qui ne voit pas de bon il leur liberté. Des personnes que lon veut réduire au silence ou tenir ā lécart du débat politique.
Aprčs plus de 50 ans dindépendance, louest de la Côte dIvoire se présente comme la seule zone forestičre du pays. Entre plantations de cacao, de café et de produits vivriers, des villages et autres établissements humains se disputent les espaces des foręts sacrées. Sacrées de nom, car, mal protégées, elles ont fini au fil des ans ā échapper au contrôle de ladministration forestičre et ā ętre partagées entre communautés ivoiriennes et non ivoiriennes. Situation devenue trčs difficile ā gérer et mettant les autorités administratives sous pression. Entre préserver la cohésion sociale, sauver les foręts classées et sauver léconomie cacaoyčre, elles sont partagées. Les récents conflits dans la foręt classée de Goin - Débé prouvent la délicatesse dune question quil faut traiter rapidement et avec prudence.
Malgré la mise en vigueur de la loi relative ā la transhumance et aux déplacements de bétail, il y a un an environ, les relations ne sont toujours pas au beau fixe entre agriculteurs et éleveurs.
La Cour pénale internationale (CPI) ne lâche pas prise. Patiente, elle exerce une sorte de douce pression sur Abidjan afin de voir ā la barre lex Premičre Dame, Simone Gbagbo, auprčs de son époux Laurent et de lex leader de la galaxie patriotique Charles Blé Goudé. Face aux réticences dAbidjan, le Procureur Fatou Bensouda ne baisse pas les bras. Reconnue non coupable de crimes de sang en 2015, Simone Gbagbo, condamnée dans dautres procčs ā 20 ans de prison, nest pas au bout de ses peines. Lépée de Damoclčs continue de menacer lex Ŧ Dame de fer ŧ. Harcčlement de la CPI, pensent ses proches, stratégie du Président Alassane Ouattara afin de ne pas avoir, le cas échéant, ā transférer certains des siens devant la juridiction internationale, pensent les autres.
Alors que le procčs de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI) se poursuit, linstitution joue sa crédibilité aprčs une enquęte de Médiapart parlant de Ŧ montage ŧ contre ce dernier.
Difficile de donner avec exactitude le nombre denfants travaillant dans différents secteurs de léconomie ivoirienne. Plus dun million ā travailler dans les plantations de cacao selon lOrganisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), mais on les retrouve également dans dautres secteurs économiques tant en milieu rural quen milieu urbain. Lon tente datténuer lampleur du travail des enfants en mettant en avant le fait que la plupart de ces derniers travaillent dans les plantations familiales. Męme si lUNESCO veille au grain, nempęche que selon le Bureau international du travail (BIT) quelque 250 millions enfants de 5 ā 14 ans se livrent ā une activité économique, avec prčs de la moitié en Afrique. Entre pauvreté, difficulté de scolarisation, la lutte contre ce phénomčne prend plusieurs formes avec de maigres résultats.
17 Premičres Dames se sont retrouvées au bord de la lagune Ebrié afin de partager leurs expériences de lutte contre la traite, lexploitation et le travail des enfants. Cette grande premičre marquera-t-elle un tournant décisif ?
Ils ont fait la gloire du football ivoirien ā partir de 2006. Baptisés Ŧ Génération dorée ŧ, Didier Drogba et ses co-équipiers ont permis aux Ivoiriens dinscrire leur pays au rang des participants ā la Coupe du monde de football cette année-lā. Peu chanceux lors des éditions de la Coupe dAfrique des nations (CAN), 2015 a finalement sonné pour eux lheure de la réussite. Mais ce fut aussi lannée de la retraite collective pour de nombreux cadres. Deux ans aprčs, la génération qui a suivi na pas encore réussi ā faire aussi bien, et donne réguličrement des sueurs froides ā chacune de ses sorties. Résultat : les Eléphants séloignent de la Coupe du monde 2018, pour la premičre fois depuis trois éditions. Envisagée par certains, loption de rappeler des anciens de la campagne 2015 pour sauver les meubles est difficile ā mettre en oeuvre, ces derniers ayant décidé de se reconvertir ou de poursuivre leur aventure loin de léquipe nationale.
Difficile reconstruction de léquipe nationale de football de Côte dIvoire, avec son nouvel entraîneur Marc Wilmots.Entre matches nuls et défaites męme ā domicile, les Éléphants ne font plus ręver.
Aprčs la fin de la crise politico-militaire en 2011, le climat sécuritaire navait jamais été autant tendu durant presquune année entičre. Suite aux pressions de militaires mutins en janvier et en mai, le pays fait face depuis le mois de juillet ā des attaques de commissariats, et ā une montée en puissance de la violence urbaine attribuée ā des Ŧ enfants en conflits avec la loi. ŧ Dans cette atmosphčre déjā tendue, les forces de lordre ont annoncé, le 27 septembre dernier la découverte dune cache darmes en plein cur dAbidjan. De quoi inquiéter les habitants de la capitale économique confrontés ā des opérations de rafles générales réguličres et de descentes musclées de la police ā la recherche de fumoirs dans certaines communes. Le tout couronné par une sortie récente des ex - combattants qui réclament toujours des primes au gouvernement ivoirien. Cocktail Molotov, pour une année 2017 qui na pas encore fini son cours.
Lasses dattendre une solution définitive ā leur calvaire, quand elles ne refusent pas de coopérer avec la police, les populations sorganisent de plus en plus en groupes dauto-défense.
La Côte dIvoire et le Ghana, en dépit de leurs rapports de bon voisinage, restent toujours déternels rivaux. Une tension parfois alimentée par le sport et la présence de réfugiés ivoiriens au Ghana
Attendu depuis un peu plus de trois ans, le verdict du Tribunal international du droit de la mer (TDIM) a été rendu le 23 septembre, déboutant la Côte dIvoire dans le différend qui loppose depuis plus dune décennie ā son voisin, le Ghana au sujet de l'exploration pétroličre au large de leur frontičre maritime. Un jugement qui tombe moins de dix jours avant louverture de la grande campagne cacaoyčre, dans laquelle les deux premiers exportateurs mondiaux se livrent une guerre froide. Alors quil a toujours fixé son prix bord champ aprčs la Côte dIvoire, le Ghana a annoncé dčs le mois daoût dernier quil maintiendrait le prix du kilogramme de fčve ā 1 000 francs CFA, malgré un contexte de chute des cours mondiaux. Voisinage délicat pour deux pays qui partagent une longue bande frontaličre (terrestre et maritime) et dont les chefs dEtat tentent toujours de rassurer leurs peuples sur la bonne santé de leurs relations.
Le 10 septembre, alors que des militants du Rassemblement des républicains (RDR) présents au Parc des sports de Treichville sapprętaient ā danser au rythme du retour du président Alassane Ouattara ā la tęte du parti fondé en 1994 et au pouvoir depuis 2011, ils étaient loin de sattendre ā une surprise. Aprčs un discours inhabituel de plus dune heure, le chef de lÉtat a poliment décliné le choix des congressistes et préféré passer la main ā Rose Henriette Dagri, épouse Diabaté, 82 ans. Désormais ā la tęte dun RDR qui a amorcé le virage de son second mandat présidentiel et qui ne compte pas retourner de sitôt dans lopposition, Ŧ Tanti ŧ, comme lappellent affectueusement les militants, doit faire face ā plusieurs défis : la succession dAlassane Ouattara et la gestion de lAlliance du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), avec lélection présidentielle de 2020 en ligne de mire.
Les militants sattendaient ā du nouveau et ā la prise en compte des préoccupations formulées le 10 septembre dernier. Le Rassemblement des républicains (RDR) sest doté dune nouvelle direction, en laquelle ils fondent de nombreux espoirs. Reste ā savoir si lossature de cette nouvelle équipe sera ā la hauteur des attentes.
Persona non grata au RDR, Guillaume Soro tente de tisser de nouvelles alliances. Aucune nétant contre nature dans lespace politique, il jongle entre le PDCI et le FPI et espčre pouvoir compter sur ses anciens camarades de la lutte estudiantine.
La grande absence de Guillaume Soro nest pas passée inaperįue au 3č congrčs du Rassemblement des républicains (RDR), dont il sest toujours réclamé. Officiellement pour navoir pas été associé ā son organisation, mais officieusement, pour se donner une porte de sortie quil pourrait utiliser afin de justifier ses prochaines décisions pour la suite de sa carričre politique. En froid avec lex-direction de son parti et certains de ses cadres, Soro ne sest jamais senti aussi loin dun parti politique dont il aura été lun des piliers dans laccession au pouvoir. Le statut dopposant qui renforįait lidylle entre lui et le RDR a laissé place progressivement ā une animosité née du choc des ambitions pour la succession du Président Ouattara. Les rideaux ont du moins été tirés sur le congrčs sans quune réponse ne soit trouvée ā lénigme quil constitue.
Ouvertes depuis le 5 juillet, les inscriptions en ligne pour la rentrée scolaire 2016 - 2017, sauf nouveau calendrier, prennent fin ce 7 septembre. La rentrée des classes devrait ainsi ętre effective le lundi 11 septembre. Une rentrée qui sannonce inédite, avec les réformes portées par la ministre de lEducation nationale, de lenseignement technique et de la formation professionnelle, Kandia Camara. Il sagit, entre autres, de lallégement des conditions dadmission en classe supérieure et du quantum horaire ā atteindre afin délever le niveau des élčves ivoiriens, qui, selon la Banque africaine de développement (BAD), sont ā la 172č place sur 178 pays dans le développement du capital humain.
Enseignants, structures organisées ou encore étudiants se livrent une bataille autour des cours ā domicile. Louables, ces cours peuvent parfois cacher de sévčres revers.
Le vendredi 1er septembre, la communauté musulmane célébrera la fęte de la Tabaski par limmolation dun bélier en référence au sacrifice symbolique du fils du prophčte Ibrahim (Abraham). Loccasion pour les fidčles de réaffirmer leur conviction religieuse, mais également, au-delā de laspect festif, période dintenses tractations commerciales. De la vente des moutons ā la collecte de peaux des bętes immolées, en passant par lachat des vętements et les nombreuses tâches annexes, nombre dactivités se sont greffées ā la plus grande fęte de la communauté musulmane. Autant dire que la foi et le business font presque un ou que spiritualité et affaires ne sont pas antinomiques. Ils ont toujours fait bon ménage et chacun y trouve son compte.
Les musulmans ne seront pas les seuls ā célébrer lAïd el-kebir, la fęte du mouton aussi appelée Tabaski. Du moins, dans sa partie non cultuelle et purement festive. Les autres communautés religieuses seront également au centre des réjouissances.
Selon les chiffres officiels, la Côte dIvoire connaît une forte pénétration du téléphone mobile avec prčs de 22 millions dabonnés soit un peu plus de 80% de la population. Sur ce segment, se bousculent les hauts de gamme, milieu de gamme et le bas de gamme. Certaines profitent de leur notoriété quand dautres jouent sur une proximité avec la clientčle dans une politique des coûts. Aprčs une longue période dhésitation et parfois męme de rejet, les ivoiriens ont fini par se ruer sur les téléphones bon marché offrant certaines solidités et presque les męmes options que les marques traditionnelles qui dominaient le marché. Les chinoise Infinix, Techno ou encore Itel ont fini par inverser, ā leur avantage, un marché jusque-lā dominé par le géant coréen Samsung et laméricain Apple face ā un net recul du Canadien BlackBerry et surtout du Finlandais Nokia.
Avec le développement des technologies de linformation et de la communication, le marché des smartphones connait une réelle expansion en Côte dIvoire depuis quelques années. Et sa conséquence directe est la démocratisation de laccčs ā Internet.
Elles sont appelées opérations villes propres ou grand ménage et se succčdent chaque année, avec la męme ferveur des initiateurs face ā la męme tiédeur des populations, pourtant premičres bénéficiaires de ces initiatives. Cest que, depuis longtemps, la question de linsalubrité ā Abidjan et dans les grandes villes du pays sest invitée dans le décor quotidien des Ivoiriens au point que certains ont fini par sen accommoder. La ministre Anne Désirée Ouloto qui occupe pour la seconde fois le portefeuille de la Salubrité, ne se décourage pas pour autant. Multipliant les actions et les campagnes, elle espčre gagner son combat. Aprčs lopération Ŧ grand ménage ŧ lancée en février dernier, suivie de celle de ravalement des faįades de bâtiment, elle sest engagée du 1er au 6 août dans la Ŧ Semaine nationale de la propreté. ŧ Un défi qui ressemble ā un travail de Sisyphe.
Depuis environ 50 ans, la décharge sauvage dAkouedo accueille la totalité des déchets produits dans le district dAbidjan. Entre inquiétude des populations et gestion du site, léquation reste encore ā résoudre.
On croyait avoir tourné les pages sombres, six ans aprčs la fin de la crise qui aura duré une décennie. Le début de lannée 2017 et les évčnements qui senchaînent depuis sont venus rappeler aux Ivoiriens que la paix et la stabilité restaient encore fragiles. A lélan pour la course ā la succession du Président Ouattara, en 2020, se sont agrégés plusieurs autres contentieux, notamment politiques, que les différents acteurs veulent vider avant lélection présidentielle.
Sur le terrain politique, les clivages au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), au pouvoir depuis 2011, ont connu un pic, suivi aussitôt par des dissensions trčs vives entre le Rassemblement des républicains (RDR) et les ex-membres des Forces nouvelles (FN). Le tableau nest pas plus reluisant du côté de larmée, au sein de laquelle, malgré des revendications satisfaites, les armes ne se sont pas pour autant tues.
Tendue, la situation sécuritaire noffre pas un cadre serein et propice aux investisseurs qui, depuis le début de lannée 2017, se font de plus en plus discrets et prudents.
Long de plus de 500 Km, le plan deau lagunaire dAbidjan, navait jamais suscité autant de convoitises. Face ā cet espace longtemps sous exploité, lÉtat de Côte dIvoire a décidé, en février 2015, de mettre fin au monopole de la Société des transports abidjanais (SOTRA) et dapprouver deux conventions de concessions de services publics par bateaux bus ā deux opérateurs privés. La société de transport lagunaire (STL) et la Compagnie ivoirienne des transports (CITRANS). Deux ans plus tard, elles lancent leurs activités et espčrent simposer comme leader, aux dépens de la SOTRA, longtemps concurrencée par les pinasses. Les débuts sont difficiles mais lavenir reste prometteur car plus de 250 000 Abidjanais se déplacent par jour par voie lagunaire. De quoi inciter les nouveaux venus ā accroitre leur flotte. De lautre côté, la SOTRA et les pinasses, ne semblent pas véritablement inquiétées, car évoluant dans un secteur oų il y a encore de la place.
Se déplacer ā Abidjan est un casse-tęte pour les habitants, ā cause des embouteillages incessants. Si la lagune offre désormais des facilités de déplacement, les Abidjanais restent toujours dans lattente de nouvelles voies et moyens de transport terrestres.
Aprčs une longue période de tergiversations, les 54 pays membres de lUnion africaine (UA) ont fini par faire un pas vers lautofinancement de lorganisation continentale, en fixant une taxe de 0,2% sur les produits importés hors de lAfrique. La décision a été entérinée lors du récent sommet qui sest tenu ā Kigali du 4 au 5 juillet. Jugée historique, elle a été qualifiée Ŧ de bond en avant sans précédent pour lautonomie et la dignité africaine. ŧ Comme pour mettre la pression sur les autres pays et apparaître comme le bon élčve de la classe, la Côte dIvoire na pas attendu la rencontre de Kigali pour sengager. Cest lors du Conseil des ministres du 28 juin qua été annoncée lentrée en vigueur de cette taxe ā partir du 1er juillet 2017. Une décision prise alors que certains pays hésitent encore. Quels en sont les mécanismes, quelles en seront les conséquences pour les consommateurs ? JDA a mené lenquęte.
A linstar de lUnion européenne, dont le budget annuel lui permet de couvrir le financement de toutes les institutions européennes, lAfrique est déterminée ā pouvoir voler de ses propres ailes.
Et de deux ā Abidjan pour le groupe CFAO Retail, qui a inauguré en grandes pompes, le 29 juin, son second centre commercial Playce ā la Palmeraie, deux ans aprčs le premier sis ā Marcory. Le groupe franįais, qui envisage dautres investissements dans un secteur dominé par le groupe Prosuma et la CDCI, espčre se rapprocher davantage des consommateurs ivoiriens. Il devra compter avec la nouvelle politique de proximité développée par ses concurrents directs et bien dautres distributeurs de petite taille. Bousculé, le leader Prosuma a adapté sa stratégie face au nouveau venu, et développe de nouvelles approches commerciales, dans le contexte de lémergence, depuis 2005, dune nouvelle classe moyenne, de plus en plus exigeante.
La mesure nest pas véritablement nouvelle. Déjā en décembre 2012, sur proposition du ministčre du Commerce, le gouvernement arrętait en 11 points sa politique de lutte contre la vie chčre. La volonté politique dalors sétait traduite par des actions déclat, ā travers la destruction de barrages routiers anarchiques et une opération de contrôle de prix médiatisée. Puis, plus rien. Cinq ans aprčs, le gouvernement vient de décider de la mise en mise en place dune nouvelle politique de lutte contre la vie chčre. Aveux déchec des initiatives précédentes ou renforcement de la politique de 2012 ? La question dénote de la difficulté du pari.
Du 21 au 31 juillet, soit dans un mois jour pour jour, la Côte dIvoire abritera les 8č Jeux de la Francophonie. Choisi depuis mars 2013 par le conseil permanent de la Francophonie, le pays a piétiné dans les préparatifs. Une réalité qui a conduit le Chef de l'État, Alassane Ouattara, ā nommer le gouverneur du district dAbidjan, Robert Beugré Mambé, ministre temporaire auprčs du Président de la République chargé de lorganisation des jeux de la Francophonie, en juillet 2016. Ŧ Les préparatifs pour ces Jeux ont accusé un certain retard et léchec nest pas une option. Il nous faut mettre tout en jeu pour que ces Jeux puissent se tenir ŧ, avait indiqué ā lépoque le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement. Ā 30 jours de léchéance, Robert Beugré Mambé fait le point pour les lecteurs de JDA.
Pas de temps ā perdre pour les fédérations sportives engagées dans les 8č Jeux de la Francophonie. Chacune se démčne pour que ses athlčtes soient sur le podium.
Ils se présentent comme les premiers civils volontaires recrutés par la rébellion de 2002, qui a consacré la scission du pays en deux, avant dętre officiellement démobilisés et désarmés en 2007, aprčs les accords politiques de Ouagadougou. Récemment, ā la suite des mutins qui réclamaient des primes de guerre, ils ont bruyamment manifesté aux différents corridors du pays pour exiger leur part. Battus et gazés, ils gardent tout de męme lespoir de bénéficier dune Ŧ reconnaissance de lÉtat. ŧ Réunis au sein de la cellule 39 (C39), ils déclarent 6 880 membres. JDA a rencontré dans leur fief de Korhogo, leur président Issouf Ouattara, alias El Diablo, 44 ans. Formateur en droits de lHomme avec le Mouvement ivoiriens des droits humains (MIDH) et la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (LIDHO), il enregistre une expérience de 17 ans dans le traitement psychologique des malades du VIH/SIDA. Qui ils sont, ce quils revendiquent, et leur regard sur la situation en Côte dIvoire, Ouattara dit tout.
Si la Côte dIvoire se targue davoir un bon indice de sécurité, passé de 1,6 en 2015 ā 1,2 en 2016, il nen demeure pas moins quau niveau de la ville dAbidjan, le phénomčne des enfants en conflits avec la loi baptisés Ŧ microbes ŧ, a pris de lampleur. Les différentes campagnes pour endiguer ce phénomčne, si elles arrivent ā le réduire momentanément, peinent ā donner des résultats qui pourraient décourager de nouveaux adeptes ou déventuels récidivistes. La premičre opération denvergure lancée en juin 2016, il y a un an jour pour jour, avait certes donné des résultats probants, mais létau policier desserré, les agressions ā larme blanche dans certaines communes dAbidjan ont repris de plus belle. Lancée le 1er juin, lopération Ŧ Épervier 2 ŧ, censée durer le temps quil faudra, pourra-t-elle répondre aux différents défis, ā quelques semaines des Jeux de la Francophonie ?
La ville de Brazzaville, capitale du Congo, néchappe pas au rčgne des jeunes délinquants qui sous lemprise de la drogue, sčment la terreur dans certains quartiers.
En cette matinée du jeudi 25 mai oų les chrétiens célébraient lAscension, la pluie qui, depuis la veille sabattait sur le district dAbidjan, a provoqué un spectacle désolant. Bilan officiel : 8 morts, des blessés et dimportants dégâts matériels. De quoi donner lalerte en ce début de saison des pluies, alors que la météo annonce une forte pluviométrie jusquā la fin juillet. Les mesures prises entre 2014 et 2015 avaient pourtant permis denregistrer zéro mort en 2016. Le gouvernement, dans la foulée, invite les populations installées dans les zones ā risques, ā quitter les lieux immédiatement, sans pour autant leur proposer un point de chute, encore moins présenter un plan dévacuation en cas durgence. Lalerte est donnée, chacun sorganise comme il peut.
Les armes ont encore parlé et cette fois elles refusaient de se taire tant que ceux qui les tenaient navaient rien en poche. Ŧ Largent ou rien ŧ, comme le disaient les mutins qui quatre jours durant ont imposé au pays leur humeur. Si les armes ne tonnent plus et que les activités ont repris, il ya lieu de sinterroger sur la fin de ce long cycle des armes, dont les premiers crépitements se sont fait entendre en 1999 et ont abouti au premier coup dÉtat de lhistoire de la Côte dIvoire. Laccord conclu va til définitivement clore ce chapitre ? Nest-ce pas un aveu de faiblesse face au chantage des militaires qui, pour toute autre revendication, pourraient débrayer et mettre ā rude épreuve les gouvernants et les caisses de lÉtat ?
Dans lensemble, les soldats ivoiriens, dont le salaire moyen est de 150 000 francs CFA, ont de quoi ętre enviés par leurs homologues de la sous-région, oų les soldes varient entre 50 000 et 80 000 francs CFA. Des salaires qui tiennent aussi compte du coût de la vie dans chacun des pays.
Frappés de plein fouet par une crise des prix sur le marché mondial, les pays producteurs de cacao ont plus que jamais compris quils devaient unir leurs forces face au marché. Réunis ā Abidjan ā la fin du mois davril, une dizaine de ces pays, qui produisent 95% du cacao mondial, sont déterminés ā peser du poids qui est le leur. Cette démarche repose sur la transformation locale de la fčve de cacao, et la transparence au niveau de la gestion des stocks et de la consommation mondiale. Pour relever ces défis, les producteurs doivent non seulement entrer en compétition avec des industriels plus outillés et presque plus puissants queux, mais aussi maîtriser la concurrence entre eux. Une équation difficile ā résoudre pour des États dont le marché de consommation intérieur reste faible.
La Côte dIvoire ambitionne de faire passer sa capacité de transformation du cacao de 30% aujourdhui ā 50% ā lhorizon 2020, a annoncé récemment, ā Washington, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. La question reste toutefois celle du développement, voire de lexistence dun marché local.
Âgé de 64 ans, Pascal Affi NGuessan, président du Front populaire ivoirien depuis 2005, se livre ā JDA dans une interview exclusive réalisée ā son domicile le 27 avril 2017. Il évoque sans tabous les difficultés de son parti, la démission du vice-président Michel Amani NGuessan et le clivage de nouveau mis ā jour le 30 avril, ā loccasion de la fęte de la liberté, au cours de laquelle laile dissidente conduite par Aboudramane Sangaré a défilé, malgré linterdiction des autorités. Ŧ Affi ŧ parle aussi de ses rapports avec le couple Gbagbo, mais surtout de lavenir du FPI. Un parti quil souhaite voir de nouveau rassemblé, sans pour autant écarter des alliances avec dautres formations, auxquelles il soppose aujourdhui.
Frappé de plein fouet par la crise militaro-politique, qui aura consacré la partition du pays de septembre 2002 ā avril 2011, le tourisme ivoirien tentait une renaissance, quand survint en mars 2016 une attaque terroriste dans la cité balnéaire de Grand-Bassam. Un coup de frein brusque qui, pendant prčs de six mois, aura mis ce secteur en berne, tant Bassam se positionne comme le poumon du tourisme ivoirien. Ŧ Touché mais pas couché ŧ, comme on le dit désormais ā Abidjan depuis lattaque terroriste du 13 mars, qui a fait une vingtaine de victimes, le secteur touristique qui a atteint 5% du PIB, se remet peu ā peu. Les acteurs, qui espčrent quil sagira cette fois-ci du bon départ, se réunissent ā compter du 28 avril ā pour participer au Salon international du tourisme dAbidjan.
Le 10 janvier dernier, alors que les fonctionnaires débrayaient et que des militaires paralysaient le pays, Amadou Gon Coulibaly (AGC) se voyait confier les clés de la Primature. Pendant ce temps, lancien locataire Daniel Kablan Duncan accédait ā la vice-présidence de la République.
Installé dans son fauteuil de Premier ministre, Amadou Gon sest aussitôt attaqué aux dossiers chauds de lheure, afin de désamorcer la bombe sociale qui a secoué les institutions de la 3č République. 100 jours, jour pour jour, aprčs cette nomination, JDA revient sur les grands moments et les actes forts posés par le gouvernement Amadou Gon Coulibaly, mais scrute également lhorizon de lčre AGC, ā trois ans de léchéance de lémergence et de la fin du second et dernier mandat du président Ouattara.
Début mars, l'Ambassade dItalie ā Abidjan publiait des chiffres plaįant la Côte dIvoire au troisičme rang des pays africains pourvoyeurs de migrants clandestins, aprčs la Guinée et le Nigéria. Contestation des autorités ivoiriennes qui pensent que ces chiffres, non croisés avec les leurs, ne doivent pas mettre au second plan les efforts déployés pour endiguer ce fléau. Dans cette interview accordée ā JDA, le directeur général des Ivoiriens de lextérieur, Issiaka Konaté, énumčre les actions menées par le gouvernement, la collaboration avec les services dimmigration, et évoquent les vastes réseaux nébuleux qui appâtent les candidats ā la migration clandestine.
Bannir limpunité en Côte dIvoire était un engagement des autorités actuelles. Et pourtant, la procédure judiciaire contre les ex-chefs rebelles Cherif Ousmane et Losséni Fofana, ouverte en 2015, na pas encore abouti ā un procčs. Daucuns continuent de sinterroger sur la lenteur de la justice.
Beaucoup deau a coulé sous les ponts de la lagune Ébrié et les souvenirs deviennent de plus en plus vagues. Mais les traces et cicatrices rappellent encore le point culminant de la crise post-électorale ivoirienne. Ce 11 avril 2011, qui a vu larrestation de lex-chef de lÉtat, Laurent Gbagbo, des membres de sa famille et certains de ses proches, alors retranchés dans la résidence présidentielle de Cocody, marque aussi la fin du blocus de lhôtel du Golf oų Alassane Ouattara, dont lélection a été reconnue par la communauté internationale, sétait retiré avec sa famille et des cadres de la coalition aujourdhui au pouvoir. Six ans déjā et les efforts vers la réconciliation, malgré les généreuses proclamations, ressemblent ā un travail de Sisyphe. Le pays tente de marcher ā la cadence de la reconstruction et du dialogue entre ses fils
Au terme de la seconde édition de la Conférence internationale sur lémergence en Afrique, des interrogations simposent. Existe-t-il sur le continent des pays ayant atteint cet objectif ou en étant proches ? Comment y sont-ils parvenus ? Ā travers quel modčle ?
Deux ans aprčs la premičre édition de la Conférence internationale sur lémergence de lAfrique (CIEA), le continent sest donné rendez-vous ā Abidjan depuis le 28 mars et ce jusquau 31 mars, pour sa seconde rencontre. Sils nont pas le męme agenda dans la marche vers lémergence, les participants demeurent tous convaincus que leur destin reste lié et que chacun devra, ā son rythme, en tenant compte des réalités politiques, économiques et sociales, tracer sa voie. Apparemment plus pressée, la Côte dIvoire est aujourdhui ā quelque trois années de léchéance quelle sest elle-męme fixée. Pourtant, le chemin reste encore long et les défis énormes ā réaliser. Si les autorités ivoiriennes en sont conscientes, les actions peinent parfois ā rassurer les Ivoiriens qui, aprčs les programmes avortés de lÉléphant dAfrique (1993-1999) et de la Refondation (2000-2010), restent partagés face ā loptimisme du gouvernement.
Malgré le calme apparent sur le front social, le feu semble couver sous la cendre. Des producteurs de cacao aux souscripteurs dagrobusiness, plusieurs catégories socio-professionnelles rongent leur frein, alors qu'une fédération de consommateurs invite le gouvernement ā contrôler les prix. Le mécontentement ne faiblit pas.
Aprčs prčs de vingt jours de grčve en janvier, les syndicats de la fonction publique ont fini par suspendre leur mot dordre aprčs satisfaction de quatre des cinq revendications ā lorigine de leur débrayage. Quant ā certains militaires, qui réclamaient des primes allant jusquā 12 millions de francs CFA, ils ont regagné les casernes aprčs en avoir obtenu 5, et dans lespoir de recevoir mensuellement le reliquat sur sept mois. Si le gouvernement a fini par installer un comité de dialogue, fonctionnaires et militaires donnent encore de la voix, afin dobtenir la satisfaction totale de leurs revendications face un gouvernement qui annonce lamenuisement des recettes de lÉtat. La porte du dialogue reste ouverte. Entre doute et espoir, les Ivoiriens souhaitent ne pas revivre les moments sombres du début de lannée.
Discret depuis sa sortie du gouvernement, lex-ministre Gnamien Konan, aujourdhui député et président de lUnion pour la Côte dIvoire (UPCI), ne manque plus aucune occasion pour critiquer le pouvoir. Pour lui, le PDCI, le RDR et le FPI font partie du problčme de la démocratie, car ces partis sont ā base fortement ethnique ou tribale. Si pour lheure, il dit se concentrer sur la création dune école supérieure, lancien ministre garde lil bien ouvert sur lévolution de la vie politique. Dans cette interview exclusive accordée ā JDA, il revient sur de nombreux sujets, notamment son passage au RHDP, la coalition parlementaire avec lUnion pour la paix et la démocratie (UDPCI) et les réformes souhaitées mais non réalisées.
De la détermination, hôteliers et acteurs du tourisme de Grand-Bassam en ont ā revendre. Durement éprouvés par les événements du 13 mars 2016,
ils ont tout mis en uvre pour garder la tęte hors de leau, et entendent désormais repartir du bon pied.
Dimanche 13 mars 2016, il est environ 13h quand des coups de feu retentissent sur la plage de la ville balnéaire de Grand-Bassam. Pétard de fęte ou braquage ? La réalité est toute autre. La débandade dans les minutes suivantes démontre la gravité de lévénement. La Côte dIvoire, en alerte depuis plusieurs mois, enregistre ce jour lā sa premičre attaque terroriste, qui fera plusieurs blessés, mais aussi 19 morts de diverses nationalités. Le choc a été grand, mais la prompte réaction des forces spéciales, suivie de la présence sur les lieux du Président Alassane Ouattara, seulement quelques heures aprčs le drame, ont quelque peu rassuré. Un an aprčs, les conséquences sont encore perceptibles, męme si Bassam veut commémorer ce triste moment Ŧ tout en blanc ŧ.
Le 8 mars prochain, sera commémorée, pour la 40čme fois, la journée internationale de la femme. En Côte dIvoire cet événement intervient dans un
contexte oų le pourcentage des femmes au parlement a légčrement baissé, passant de 12% ā un peu plus de 11% avec des institutions et un gouvernement dominés par les hommes et de nombreux défis auxquels elles demeurent confrontées. Le Journal dAbidjan (JDA) a décidé de donner la parole ā lune delles. Le Professeur Mariatou Koné, sociologue et anthropologue, premičre et, pour linstant, seule femme ivoirienne professeur titulaire anthropologie. Ministre de la Solidarité, de la Femme et de la Protection de lenfant depuis le 10 janvier, elle espčre apporter un plus ā cette lutte permanente pour améliorer la condition des femmes.
Longues files dattente, bousculades ā larrivée inespérée dun autobus, surenchčre des prix par les minicars communément appelés Ŧ gbakas ŧ et des taxis intercommunaux Ŧ wôrrô wôrrô ŧ. Ces scčnes sont devenues quotidiennes pour les Abidjanais qui ont fini par se consoler avec la célčbre expression Ŧ on va faire comment ŧ, traduisant lincapacité ā faire autrement et lespoir de voir les choses changer. Un calvaire qui perdure depuis une décennie, dans un contexte oų la Société des transports abidjanais (SOTRA), principal opérateur du transport urbain de la ville, ne possčde presque plus dautobus. Comment en est-on arrivé lā ? Ā quand la sortie du tunnel ? Les Ivoiriens sinterrogent.
Limpact des difficultés de transport sur léconomie nationale est réel, notamment en termes de productivité. Si aucune étude nest disponible sur la question, le Bureau national détudes et de développement technique (BNETD) affirme que ces dysfonctionnements impactent le porte-monnaie des usagers.
Dans quelques semaines, précisément ā la fin du mois davril, il ne restera plus que 159 civils de l'Opération des Nations unies en Côte dIvoire (ONUCI), dont 148 exclusivement chargés de la fermeture de la mission. La Représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour la Côte dIvoire, Aïchatou Mindaoudou Souleymane, a annoncé devant le Conseil de sécurité que les 61 bureaux de terrain (civils, militaires et de police) seraient totalement fermés le 15 février. Le départ définitif, prévu pour fin juin 2017 se précise donc, mais il se fera dans un contexte d'incertitudes.
LOpération des Nations unies pour la Côte dIvoire (ONUCI) plie bientôt bagages. Outre les acquis du maintien de la paix, la mission onusienne laisse en héritage d'importantes infrastructures se chiffrant ā des centaines de projets ā impact rapide.
14 pays africains utilisent le franc CFA comme monnaie commune. Les quelques 40 autres ont chacun la leur, avec des fortunes diverses. Tour dhorizon de lAfrique monétaire.
Franc des Colonies franįaises dAfrique ou franc de la Communauté financičre Africaine ? Peu importe, le franc CFA est, de lavis de certains observateurs, Ŧ un sujet dont tout le monde parle, mais autour duquel il ny a aucun débat. ŧ Défenseurs et pourfendeurs de cette monnaie se contentant de développer leurs thčses, sans oser saffronter directement. Męme au-delā des frontičres de la Côte dIvoire, le tableau reste le męme avec, il faut le reconnaitre, une montée en force de ceux qui estiment que les pays francophones dAfrique centrale et de louest doivent sortir de la Ŧ monnaie coloniale ŧ. Si le régime de la Refondation avait sans cesse décrié cette monnaie, jamais il nétait allé plus loin. Ŧ Repassez demain ŧ, semblent dire les banquiers aujourdhui au pouvoir.
Épine dorsale de la marche vers lémergence, lenvironnement des affaires en Côte dIvoire aura connu dénormes réformes ces derničres années. Si au niveau institutionnel, la volonté politique est manifeste, la réalité du terrain semble ne pas suivre. Résultat, dans le rapport Doing Business 2016 publié en octobre 2016, le pays na gagné que 5 positions, partant de la 147e ā la 142e place. Une avancée Ŧ insuffisante ŧ, reconnaissait Daniel Kablan Duncan, alors Premier ministre, pour qui Ŧ le gouvernement sest donné pour objectif de faire figurer la Côte dIvoire parmi les cinquante premiers pays dans le rapport Doing Business de lannée 2019. ŧ Pour y arriver, les autorités devront redoubler defforts.
Ā partir de la fin la du 1er trimestre 2017, le systčme de passation des marchés publics sera entičrement dématérialisé en Côte dIvoire. Cette disposition vise ā permettre plus de célérité et la réduction des délais.
Le premier gouvernement de la 3č République est-il celui dont ręvait le Président Alassane Ouattara depuis son accession au pouvoir en 2011 ? Tout porte ā le croire. Aprčs avoir composé des gouvernements de reconnaissance avec les fidčles, les alliés et amis politiques qui lont aidé, directement ou indirectement, ā conquérir le pouvoir, le président, qui a déjā annoncé quil quittera le pouvoir en 2020, a décidé de sentourer de ministres technocrates. Une donne qui devrait permettre daccélérer la marche vers lémergence et de concentrer les efforts du gouvernement Amadou Gon Coulibaly sur les questions économiques et lemploi. Avec ā sa tęte deux banquiers, le président Alassane Ouattara et son vice-président Daniel Kablan Duncan, la Côte dIvoire de 2017, si elle peut rassurer les bailleurs de fonds, doit aussi veiller au bien-ętre des Ivoiriens, et notamment ā leur pouvoir dachat.
Un gouvernement de technocrates est-il gage de bonne gouvernance en termes de mise en uvre des politiques économiques et sociales et laffectation des ressources nationales pour le bien des populations ? Sur cette question, les avis sont partagés comme lon peut lobserver dans certains pays de la sous-région et dailleurs.
Les regards tournés vers linstallation des institutions de la 3č République, avec lélection du président de lAssemblée nationale lundi dernier, suivie de la nomination du vice-président et de celle du Premier ministre, les Ivoiriens navaient pas vu venir la surprise des militaires. La célérité avec laquelle les choses se sont déroulées durant le week-end dernier a fait revivre aux Ivoiriens de tristes souvenirs, et leur a rappelé que la paix reste fragile, six années aprčs la fin de la crise post-électorale. Męme si les militaires affirmaient navoir que des revendications corporatistes, les méthodes utilisées nétaient gučre rassurantes.
En męme temps quil marquait son accord pour la prise en compte des revendications des soldats, le Président Alassane Ouattara indiquait que Ŧ cette maničre de revendiquer était de nature ā ternir limage de la Côte dIvoire ŧ. Quen est-il vraiment ?
Depuis la fin de la crise postélectorale en avril 2011, gouvernement et opposition ne saccordent pas sur le nombre et la qualification dun certain nombre de détenus. Ceux-ci sont prisonniers de droit commun pour le gouvernement alors que lopposition les considčre comme des prisonniers politiques
Au lendemain des élections législatives du 18 décembre, le parlement ivoirien affiche un nouveau visage, bien que le Président Ouattara obtienne une majorité claire et nette. Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) arrive largement en tęte avec 167 sičges, bien au delā des 128 sičges nécessaire pour atteindre la majorité absolue. Mais contre toute attente, la seconde force de lAssemblée nationale est constituée des 75 élus sous la banničre dindépendants, bien que des élus rejoindront sans doute le groupe parlementaire de leur parti dorigine. LUnion pour la démocratie et la paix en Côte dIvoire (UDPCI) et lUnion pour la paix en Côte dIvoire (UPCI), en conflit avec le RHDP, nobtiennent respectivement que 6 et 3 sičges. Quant ā lopposition, représentée par le Front populaire ivoirien (FPI), elle subit un véritable camouflet avec seulement 3 sičges gagnés.
Au sortir de ces élections législatives, lenjeu se trouve aujourdhui dans le choix dun vice-président. Promulguée en novembre dernier, et męme si elle sera véritablement appliquée ā partir de 2020, la nouvelle constitution, dans ses dispositions transitoires, autorise en effet le président de la République ā nommer un vice-président.
Les enfants sans extrait dacte de naissance ont aujourdhui franchi la barre des trois millions en Côte dIvoire, et constituent ainsi un véritable casse-tęte pour ladministration. Labsence de preuve juridique de lexistence des enfants constitue un frein ā linscription de dizaines de milliers dentre eux ā lécole primaire. Privés déducation, droit fondamental désormais obligatoire jusquā 16 ans, ils encourent le risque dętre livrés ā eux-męmes. Ā en croire les chiffres du ministčre de lÉducation nationale, prčs de 120 000 enfants en âge daller ā lécole nont pu ętre retenus entre 2013 et 2016, faute dextrait dacte de naissance. Pourtant, les campagnes de sensibilisation, les audiences foraines et autres mesures incitatives ne manquent pas.
La déclaration par SMS est présentée comme une solution pour réduire considérablement le fort taux dīenfants non déclarés, particuličrement dans les zones rurales. Pourtant, la Côte dIvoire semble sengager sur dautres voies.
Le samedi 10 décembre marquera louverture de la campagne pour le renouvellement des 255 sičges de lAssemblée nationale ivoirienne. Si certains candidats indépendants proches du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ont décidé de jeter léponge, en attendant que la commission électorale indépendante (CEI) mette ā jour sa base de données, lon compte 1145 candidatures pour 1390 candidats. Un nombre record qui en dit long sur les enjeux de la législature 2016-2021 et la configuration du paysage politique qui sera issu des urnes. Avec 37 groupements et partis politiques auxquels sajoute un grand nombre dindépendants, la course sannonce serrée pour tous. Ce qui trouble dailleurs le RHDP qui, en plus du Front populaire ivoirien (FPI) et dautres partis dopposition, devra combattre ses Ŧ propres indépendants ŧ, véritables trouble-fętes.
En Côte dIvoire, tout le monde a les yeux tournés vers 2020. Pour de nombreux observateurs, cette échéance verra assurément le renouvellement total de la classe politique. Mais avant dy arriver, les uns et les autres affûtent leurs armes.
Lindemnisation des victimes de la période 1990-2010 faisait partie des priorités de la politique de réconciliation du gouvernement. Dčs 2011, la création de la Commission dialogue vérité et réconciliation (CDVR) avait suscité lespoir de tous ceux qui avaient perdu des proches, ou encore des biens. Un moyen pour les autorités de favoriser la réconciliation des Ivoiriens, divisés depuis plus dune décennie. Mais jusquen 2015, cette indemnisation navait pas encore été matérialisée, la CDVR sétant limitée au recensement des victimes. La création de la Commission nationale pour la réconciliation et lindemnisation des victimes (CONARIV), en mars 2015, aura permis de démarrer le processus, qui reste encore timide et lente, au grand dam de certaines victimes qui perdent patience.
Ouverts en juillet 2013, plusieurs procčs impliquant des ex-dirigeants ivoiriens, civils et militaires, se poursuivent encore. Plusieurs personnes présentées comme victimes de la crise post-électorale défilent ā la barre, dans lespoir dobtenir réparation.
Ā la sortie de crise en 2011, le Front populaire ivoirien (FPI), principal parti dopposition, et ses alliés avaient boycotté les élections législatives. Les arguments étaient tout trouvés. Leur leader Laurent Gbagbo et plusieurs cadres étaient en prison ou en exil, les avoirs de certains cadres gelés et le parti en déconfiture. Du pain béni pour le RHDP, coalition au pouvoir qui, en labsence dadversaires, avait décidé de laisser libre cours ā la concurrence entre alliés. Cinq ans aprčs, la campagne pour le renouvellement des 255 sičges sannonce rude et les sičges seront âprement disputés. Dune part entre alliés, et de lautre avec les partis de lopposition, une dizaine dentre eux étant déterminés ā mettre fin au parlement monocolore. Le nombre record de candidatures enregistrées, environ 1500, témoigne de lenjeu du scrutin du 18 décembre prochain.
Les candidatures indépendantes ont toujours été une préoccupation majeure pour les partis au pouvoir, soucieux de conserver la majorité. Pour les élections législatives ā venir, le RHDP devra faire face ā de nombreux candidats indépendants issus de ses rangs.
La Côte dIvoire connaît, depuis laccession ā la magistrature supręme du Président Alassane Ouattara en mai 2011, de profondes réformes administratives, structurelles et sectorielles, qui visent ā aller vers Ŧ un pays émergent ā lhorizon 2020 ŧ. Jugées nécessaires et primordiales pour lavenir, ces réformes ne font pas toujours lunanimité. La récente grčve générale des fonctionnaires et agents de lÉtat en est lillustration. Męme si ces derniers ont accepté de suspendre leur mouvement, aprčs des négociations et parfois des menaces, les points dachoppement demeurent. Le gouvernement et la plateforme des associations syndicales de la fonction publique campent chacun sur leur position, tout en se montrant disposés ā calmer le jeu.
Les caisses de retraite sont de plus en plus essoufflées en Afrique de lOuest au point que couvrir les pensions et les allocations familiales devient un casse-tęte permanent. Les pays de la sous-région tentent de prendre le taureau par les cornes en sengageant dans la voie des réformes qui ne semblent pas encore ętre la panacée.
Productrice et exportatrice délectricité, la Côte dIvoire peine ā satisfaire sa clientčle nationale, comme lattestaient les délestages fréquents en 2009 et 2013. Officiellement, cela était dû au retard dans les investissements, ā la vétusté des infrastructures et ā la fraude. Il faut ajouter ā cela les conséquences négatives de la crise, qui a entraîné durant 8 ans le non-paiement des factures dans les zones sous contrôle de lex-rébellion. En juillet 2016, une augmentation du prix de lélectricité avait mis le pays en ébullition, et face ā cette situation, le gouvernement a finalement décidé de libéraliser tous les segments du secteur de lélectricité. Une option qui vise ā créer les conditions pour rentabiliser les investissements, et permettre une baisse des prix.
La libéralisation du secteur de lélectricité a déjā eu lieu dans plusieurs pays de la sous-région, notamment au Sénégal et au Ghana. Dans chacun des cas, cette ouverture a eu des fortunes diverses.
Aprčs une semaine de campagne, les Ivoiriens ont voté, le dimanche 30 octobre, dans le cadre du référendum portant naissance de la troisičme République. Les différents camps, parti au pouvoir et opposition, nont nullement changé leur position durant toute cette période électorale. Dans la bataille du Ŧ Oui ŧ contre le Ŧ Non ŧ et le boycott, le Ŧ Oui ŧ la finalement emporté. Mais au final, ce texte de loi qui était censé rapprocher les Ivoiriens les a une fois de plus mis dos ā dos. Une situation qui perdure dailleurs depuis lavčnement du multipartisme dans les années 1990. Dčs lors, le pays a toujours enregistré des violences et des contestations avant, pendant et aprčs les scrutins.
Les résultats provisoires du référendum du dimanche 30 octobre sur la nouvelle Constitution ont été rendu publics mardi par la Commission électorale indépendante (CEI). Ā 93,42% de voix, avec un taux de participation 42,42%, les Ivoiriens se sont prononcés en faveur de la nouvelle loi fondamentale de la 3čme République.
Jeunes pour la plupart, ils sont des milliers dIvoiriens ā braver chaque année les affres du désert, les réseaux mafieux et les vagues de la Méditerranée. Leur seul objectif étant de franchir les frontičres européennes, ā la recherche dune vie meilleure, car lAfrique est devenue pour eux une grande prison ā ciel ouvert, dont il faut sévader ā tout prix. Malgré les conditions daccčs de plus en plus difficiles aux pays dEurope et les blocages dans les pays dAfrique du Nord, les candidats ā limmigration clandestine ne semblent pas se décourager. Les dangers qui les attendent semblent plutôt les galvaniser. Car si certains arrivent ā franchir toutes les étapes de ce difficile voyage, pour les autres, cela vaut le coup dessayer. Ŧ Chacun a sa chance ŧ, se disent-ils, pour justifier leur départ.
Campagne de sensibilisation sur les risques de l`immigration irréguličre, conférences-débats, invitation ā dénoncer les réseaux de passeurs en vue de leur démantčlement, les initiatives prises par les pouvoirs publics en vue de juguler le phénomčne se multiplient. Mais le bilan nest pas ā la hauteur des efforts déployés.
Aprčs le débat parlementaire sur la nouvelle constitution, approuvée ā une écrasante majorité ā lAssemblée nationale le 11 octobre, Journal dAbidjan a invité deux députés, qui défendent des positions contradictoires. Le premier, Karamoko Yayoro, 45 ans, élu ā Abobo, est lancien président de la jeunesse du Rassemblement des jeunes républicains (RJR) et défend le Ŧ oui ŧ. Le second est Gnangbo Kacou, député dAdiaké, 54 ans. Candidat malheureux ā lélection présidentielle doctobre 2015, il sinscrit résolument dans lopposition et a voté Ŧ non ŧ. Ā la veille de louverture de la campagne officielle pour le référendum, les deux parlementaires avancent lun et lautre leurs arguments.
La Côte dIvoire présentera le 27 octobre prochain, ā Banjul en Gambie, son rapport périodique (2012-2015) lors de la 59čme session de la Commission africaine des droits de lHomme et des peuples qui doit se tenir du 21 octobre au 4 novembre 2016. Avant cette date, lIndice Mo Ibrahim de la gouvernance en Afrique et la Commission des droits de lhomme de lUnion africaine ont respectivement publié leurs rapports sur les avancées des droits de lHomme. Ceux-ci annoncent des améliorations en Côte dIvoire, mais soulignent quil y a encore des efforts ā faire. Notamment au niveau de lunivers carcéral et des procédures judiciaires encore pendantes depuis plus de 4 ans pour certains détenus. Ces rapports tombent ā point nommé pour la Côte dIvoire qui a depuis peu ratifié plusieurs textes en matičre de droits humains.
Pour latteinte de lémergence ā lhorizon 2020, la Côte dIvoire veut réaliser une croissance forte, durable, créatrice demplois, et respectueuse du genre. Ā trois ans de cette échéance, beaucoup reste ā faire en matičre des droits des minorités pour un développement humain équitable et solidaire.
Ā la tribune de lONU, le 22 septembre dernier, le Président Alassane Ouattara annonįait lenvoi de troupes militaires en appui ā la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Aprčs les 130 hommes dune compagnie de transport en 2014-2015, ce sont 150 autres qui rejoindront le Mali, au sein dune compagnie de protection. Dans le męme temps, lOpération des Nations unies en Côte dIvoire (ONUCI) prépare son départ qui doit intervenir ā la fin juin 2017, aprčs 12 années de présence continue sur le sol ivoirien. Ce retrait, marquant la fin de la crise qui a secoué le pays pendant plus dune décennie, tout comme la réorganisation des FRCI et la participation ā des missions de maintien de la paix, amčne ā sinterroger sur létat du dispositif sécuritaire ivoirien.
Depuis cinq ans, la Côte dIvoire est engagée dans le renforcement des capacités opérationnelles de ses forces de défense et de sécurité. En plus de laccent mis sur la formation et léquipement, les services de renseignement auraient été totalement réorganisés.
En 2003, réunis ā Marcoussis en France, les leaders politiques ivoiriens décidaient, dun commun accord, dextirper les articles Ŧ confligčnes ŧ de la constitution de 2000. Treize ans plus tard, le Président Alassane Ouattara désignait un Comité dexperts en vue de lélaboration dun avant-projet de constitution pour une 3čme République. Aprčs plus de trois mois de réflexions et de consultations, ce comité, avec ā sa tęte le professeur Boniface Ouaraga Obou, a procédé le 24 septembre ā la remise officielle de ses travaux. Et ce malgré les contestations et réserves des partis de lopposition, qui nont eu de cesse de remettre en cause le fond des réformes annoncées et lopportunité dun changement constitutionnel. Une situation qui a empęché le consensus recherché autour de ce projet, qui doit pourtant refonder le socle des institutions ivoiriennes.
Lexception ivoirienne en termes de constitution, cest un exécutif ā trois tętes, avec un parlement bicaméral. Décryptage du projet de constitution souhaité par Alassane Ouattara, ā la lumičre de lexpérience des pays africains qui ont connu ou sont en plein changement constitutionnel.
En février 2015, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) rendait publique la liste des opérateurs qui exploiteront le filon de la distribution de chaînes de télévision par câble ou par satellite en Côte dIvoire. Les trois nouveaux entrants tenteront ainsi de séduire les clients de Canal+, mais surtout den attirer dautres, notamment parmi les nombreux abonnés frauduleux. Pour faire face ā cette concurrence, la filiale du groupe Vivendi, qui totalise vingt ans de présence en Côte dIvoire, na pas attendu pour sadapter. Offres promotionnelles, baisse du prix des abonnements, politique de proximité, lancement de nouveaux produits, tout y passe. Reste ā savoir si les acteurs de ce marché lucratif sauront faire face au piratage.
La Côte dIvoire est déterminée ā combler son retard dans le processus de migration vers la Télévision numérique terrestre (TNT). Déjā, avant le top départ de lappel doffres du mois de mai dernier, certains opérateurs de téléphonie mobile exploitant le réseau spectral national, ne cachaient plus leurs ambitions.
Éboulements de terrain suivis de mort dhommes, conflits récurrents avec les agriculteurs, ou encore dégradation de lenvironnement. Autant de maux qui accompagnent lexpansion de lorpaillage illicite et clandestin dans plusieurs régions de la Côte dIvoire. Une situation ā laquelle le gouvernement sest engagé ā mettre fin. Un programme triennal (2014-2016) de rationalisation de ce secteur a été adopté en octobre 2013. Lobjectif principal étant dassainir, dorganiser et dencadrer lactivité. Mais aussi de renflouer les caisses en ayant une main mise sur le sous sous-sol. Plusieurs sites dorpaillage clandestin ont donc été fermés. Des dizaines dorpailleurs ont été mis aux arręts, mais le phénomčne persiste. Acculés la journée, des orpailleurs travaillent désormais la nuit.
Lexploitation artisanale de lor doit désormais se faire dans un cadre formel. Ainsi en a décidé le gouvernement, qui a adopté en octobre 2013, le Ŧ Programme national de rationalisation de lorpaillage ŧ (PNRO), dont la phase 2 vise, entre autres, le recensement des artisans miniers.
Aprčs des années de réflexion, détudes techniques et de simulations diverses, la loi n°2014-131 du 24 mars 2014 instituant la Couverture maladie universelle (CMU) est venue juridiquement donner forme au programme de prévoyance sociale de lÉtat ivoirien. Dans son article 2, Ŧ il est intitulé par la présente loi un systčme obligatoire de couverture du risque maladie au profit des populations résidant en Côte dIvoire ŧ. Le cadre juridique étant institué, le président de la République Alassane Ouattara, qui en fait un projet phare de sa gouvernance, senrôle en décembre 2014, lanįant ainsi la premičre phase de lopération. Plus de dix-huit mois aprčs, cette politique peine ā décoller, alors que les populations lattendent depuis 2000.
Loption de luniversalité des soins de santé en Afrique, par le moyen de lassurance-maladie, est récente. Aprčs les indépendances, de nombreux pays dAfrique sub-saharienne ont choisi la politique de gratuité des soins financée par lÉtat. Mais cette formule semble enrhumée.
Ladministration Ouattara nen est pas ā son premier coup dessai contre les occupations illégales de la voirie et des trottoirs. Déjā, en 2012, au ministčre de la Salubrité, la ministre Anne-Désirée Ouloto, baptisée Ŧ Maman Bulldozer ŧ, lanįait ses engins dans le district dAbidjan. Mais lopération avait été mal acceptée par les Ivoiriens, qui sortaient dune longue crise. Plusieurs voix sy étaient opposé, et Mme Ouloto avait alors été mutée dans un autre ministčre. Lopération avait été reprise par son successeur, le ministre Alla Kouadio Remi, en 2015, sans succčs, aux bénéfice des commerįants du district dAbidjan qui en ont profité pour se réinstaller. De retour ā son poste initial, Ŧ Maman Bulldozer ŧ remet įa. Jusquoų ira t-elle cette fois-ci ?
Les opérations de déguerpissement du domaine public se sont souvent soldées par des échecs. Au nombre des raisons, la non implication des élus locaux, et le non suivi des mesures décidées dans le passé.
En dépit du retour en Côte dIvoire le 30 juin dernier de lex-ministre de la Défense, Bertin Kadet et de trois autres membres de lancienne galaxie patriotique, le véritable noyau dur du camp Gbagbo continue de camper sur sa position. Pour ceux qui ont fui la Côte dIvoire aprčs la chute de lex-président, le 11 avril 2011, pas question de revenir au pays. Du moins, pour linstant. Selon le rapport consolidé du rapatriement volontaire des refugies ivoiriens publié le 30 juin 2016 et renseigné par le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), ils sont exactement 11 419 Ivoiriens qui demeurent au Ghana, dispersés entre trois camps de réfugiés et les grandes villes de ce pays voisin. Reportage.
La question du retour des réfugiés dans leur pays se pose chaque jour avec un peu plus dardeur. Sont-ils incités ou aidés pour le faire ? LONU, ā travers le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), cherche la bonne formule pour appuyer les départs volontaires, tout en respectant chaque point de vue.
Classée 86čme au rang des pays oų sexerce la liberté de la presse, la Côte dIvoire veut améliorer son image. Un projet de loi visant ā adapter le cadre juridique de la presse aux évolutions du secteur vient dętre adopté. Celui-ci prend en compte les médias numériques, et assouplit les conditions de création dune entreprise de presse. Mieux, il prévoit lexclusion de la peine demprisonnement et de la détention préventive. Une avancée significative dans un contexte de paix et de liberté dexpression encore fragile, aprčs une décennie de crise durant laquelle la presse a été mise ā lindex. Ce projet de loi intervient également alors que les chiffres de vente poursuivent leur chute.
Le projet de loi visant ā adapter le cadre juridique de la presse aux exigences actuelles du secteur a été adopté. Il introduit, entre autres, des innovations dans lassouplissement des conditions de création de lentreprise de presse.
Le tribunal militaire a condamné, un peu tard dans la nuit du jeudi ā vendredi, les sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré, membres de la Garde républicaine ivoirienne, ā une peine de dix ans demprisonnement ferme.
Aprčs les binômes café-cacao et coton-anacarde, lÉtat ivoirien veut donner un nouveau souffle ā lhévéa et au palmier ā huile. Deux cultures de rente, dont les planteurs subissent les fluctuations de prix dictés au niveau mondial. Pour le premier producteur africain de caoutchouc, la hausse de la production, 359 000 tonnes en 2016 contre 340 000 en 2015, cache mal le désamour progressif des producteurs pour cette culture. Et pour cause, de 1 000 francs CFA en 2011, le prix du kilo a chuté ā 247 francs CFA pour la campagne 2016. Un prix largement en deįā de la barre des 400 francs déterminés depuis la fin de la crise postélectorale. De quoi frustrer les producteurs ā la recherche dautres alternatives, comme le cacao.
Parlant de la flambée des prix des denrées alimentaires, notamment lattiéké, les autorités avaient reconnu quelle résultait en partie du remplacement des plantations de manioc par celles dhévéa. Avec les mesures de soutien ā cette filičre, faut-il craindre pour la sécurité alimentaire ?
Abidjan (Côte d'Ivoire) - Les rues et les édifices de la capitale économique ivoirienne sont parés, depuis mardi, aux couleurs nationales (orange-blanc-vert) de la Côte dIvoire, annonįant les festivités marquant les 56 ans dindépendance du pays prévues dimanche, a constaté APA sur place.
Ā Yamoussoukro, lors de la 5čme Conférence au sommet du Traité damitié et de coopération (TAC) ivoiro-burkinabé. Le terrorisme et la criminalité transfrontaličre se sont invités au menu.
Aprčs les pillages et saccages des biens administratifs et privés ā luniversité de Cocody, les manifestations contre la Compagnie ivoirienne délectricité (CIE) ont vite pris pour cibles des agences de Yamoussoukro et Daloa. Ā cela, se sont ajoutées la colčre contre les contrôles intempestifs de la police pour non port de casques ā Korhogo, et une mise ā sac des symboles de lÉtat ā Bouaké : bureaux de la préfecture de région, du Conseil régional, de la préfecture de police, etc. La liste est longue. Depuis la fin de la crise post-électorale, jamais fronde sociale navait connu un tel débordement, en seulement une semaine. Lenchaînement de ces évčnements semble cacher une colčre longtemps ruminée par une frange de la population sestimant en marge de la marche vers lémergence.
Lon se perd en conjecture sur la nature des manifestations de protestation contre la Compagnie ivoirienne délectricité, qui ont secoué un certain nombre de villes de lintérieur du pays, la semaine derničre. Véritable fronde sociale ou manipulation politique, chacun y va de sa lecture.
Rarement, compétition sportive ou artistique internationale naura fait autant parler delle plus dun an avant son échéance. Lannonce de la réquisition pour un an, par lÉtat ivoirien, des résidences universitaires pour y implanter le futur village des athlčtes des Jeux de la Francophonie de 2017 na pas manqué de susciter de vives tensions sur le campus de lUniversité Félix Houphouët-Boigny dAbidjan depuis avril. Et depuis, cette décision du gouvernement est au cur de tous les débats. Alors que la question du coût de lorganisation de ces Jeux revient fréquemment dans les médias, celle des retombées attendues est aux abonnés absents. Eclairage.
Depuis février, ouvriers, bulldozers et tractopelles sactivent pour équiper Abidjan dinfrastructures nécessaires ā laccueil des 8e Jeux de la Francophonie, qui auront lieu dans un an, en juillet 2017. Treize rénovations et deux structures nouvelles sont au programme. Loccasion de faire un tour dhorizon des différents projets.
Le 24 juillet, aura lieu la clôture de la révision de la liste électorale en vue des prochaines élections législatives prévues en décembre, du référendum sur la réforme constitutionnelle, et des élections municipales et régionales prévues en 2017. Cette opération, qui aura duré en tout un mois, enregistre une faible affluence. Cest la constatation que fait la Plateforme de la société civile pour lobservation des élections en Côte dIvoire (POECI), de męme que la plupart des partis politiques, dont la mobilisation reste timide sur le terrain. Au point de soulever des interrogations sur le climat qui prévaudra au cours des prochains scrutins, et de sinterroger sur lintéręt que les populations y portent.
Selon les chiffres 2014 du recensement général de la population et lHabitat (RGPH), la population ivoirienne âgée de 18 ans et plus atteint 9 005 242 individus. Pour diverses raisons, ces chiffres seraient loin dętre atteints par lopération révision de la liste électorale, actuellement en cours.
Le ministre des Affaires étrangčres du Burkina Faso, Alpha Barry, a foulé ce mardi autour de midi, le sol ivoirien. Une visite qui intervient trois mois aprčs labandon par le Burkina des poursuites contre le chef du parlement ivoirien Guillaume Soro, et lex président Blaise Compaoré. Autre centre dintéręt, la perspective de la reprise du traité damitié entre ces deux pays, suspendu depuis la chute de lex-président Compaoré.
Il y a quelques mois, laugmentation des factures délectricité avait suscité la grogne chez les populations. Une décision a été prise par le chef de lÉtat le 1er mai dernier annonįant que les factures seraient corrigées. Mais, ā en croire les ménages, rien naurait changé au vu des derničres factures.
Premier producteur mondial de cacao, avec prčs du quart de la production mondiale et loin devant son voisin et rival le Ghana, la Côte dIvoire pourrait ne pas atteindre, cette année la production de 1 800 000 tonnes obtenue lors de la campagne 2014-2015. La baisse, estimée ā prčs de 100 000 tonnes pour le premier trimestre, annoncée depuis le début de lannée par des experts, a finalement été confirmée en Conseil des ministres le 29 juin 2016. Cette baisse conséquente mais prévisible fait planer des craintes sur le prix mondial de lor brun et les recettes attendues de lÉtat de Côte dIvoire.
Si la Côte dIvoire est le premier producteur mondial de cacao, ce produit est essentiellement exporté pour ętre transformé ailleurs. Le ministre du Commerce, Jean-Louis Billon, a dailleurs reconnu ce point lors de louverture de lentreprise de transformation locale du chocolat Ŧ Cemoiŧ en 2015.
Les chiffres impressionnants de la croissance économique et la nécessité dune reconstruction rapide aprčs la crise post-électorale de 20102011 laissaient présager de belles années pour le secteur du logement en Côte dIvoire.
Alors que le programme de construction de logements sociaux mis en uvre par lÉtat depuis 2011 devait développer le secteur du bâtiment, il donne surtout du fil ā retordre ā de nombreuses petites et moyennes entreprises (PME). Malgré une politique volontariste, les objectifs de prix accessibles aux classes populaires ne semblent pas encore atteints.
Cest par une manifestation médiatisée, réunissant une centaine de personnes ā Abidjan et Bouaké, jeudi 16 juin, que le personnel local de lOpération des Nations unies en Côte dIvoire (Onuci) est venu rappeler la fin de la mission dans un an.
Lavenir dONUCI FM, que toute la Côte dIvoire sest habituée ā écouter, est lié ā celui de la mission onusienne, dont le départ est programmé pour juin 2017. Aprčs douze ans dexistence Ŧ la fréquence de la paix ŧ est désormais ā la croisée des chemins.
Le Ramadan est de retour ! Depuis le mois dernier, les encarts publicitaires balisent les rues dAbidjan et les programmes télévisés sentrecoupent de spots ā latmosphčre orientale. Sur les affiches, comme ā lentrée des magasins, cest une importante campagne de communication qui vise ā promouvoir les différents produits traditionnellement consommés pendant le mois de jeûne des musulmans. Une période durant laquelle commerįants et restaurateurs font feu de tout bois pour minimiser un passage ā vide souvent inévitable.
Le top départ du Ramadan, 4čme pilier de lislam, a été donné lundi 6 juin. Si les 30 jours de jeûne représentent un principe commun chez les musulmans, leur application et les attitudes sont propres ā tout un chacun, qui vit ā sa maničre ce mois de caręme.
La 27ème édition de la Conférence annuelle des Nations unies sur le Climat, la COP27, s'est ouverte il y a quelques jours à Sharm El Sheikh, en Égypte. ...