Musée : Costumes de roi à l’honneur.

Le Musée national du costume de Grand-Bassam invite les Ivoiriens à redécouvrir leur culture.

Le Musée national du costume de Grand-Bassam fait sa mue à l’occasion de ses 36 ans. Le 6 avril, il présentera sa nouvelle exposition intitulée « Le costume nous parle ».

Situé dans la cité balnéaire de Grand-Bassam et bâti sur 4 000 m2, le Musée national du costume garde fière allure, malgré ses 36 ans d’âge. Il est logé dans l’ancien Palais du gouverneur construit en 1893, a précisé à JDA le coordonnateur technique de ce conservatoire, Ange Martial Nohonain.                     

Musée intemporel Chargé de la conservation des collections nationales des costumes, de l’organisation et du développement de toutes recherches intéressant l’art vestimentaire en Côte d’Ivoire, il compte depuis 2015 plus de 1 137 objets, composés pour la plupart de textiles, bijoux (accessoire du costume), masques en miniature, et photos de l’époque coloniale, ainsi que de maquettes d’habitat traditionnel. Avec toute cette richesse culturelle, le Musée national du costume reste une attraction touristique, qui a enregistré pour l’année 2016 plus de 14 000 visiteurs et revendique déjà environ 10 000 visites pour les premiers mois de 2017.              

Le costume en action « Le costume nous parle », sera la thématique de la nouvelle exposition permanente qu’offrira ce musée au public le jeudi 6 avril prochain, avec des costumes d’icônes nationales qui seront exposés. Par exemple, le costume complet et les accessoires du roi des N’Zima Kôtôkô de Côte d’Ivoire, l’Awoulaé Amon Tanoé, mais aussi ceux du roi de Bouna, DjaraKôrôni 2. Les visiteurs découvriront aussi un pagne kita très ancien, d’une valeur inestimable, ayant appartenu au père du « bossonnisme » (religions traditionnelles), l’écrivain Jean-Marie Adiaffi. Les visiteurs auront également la chance de voir la tenue d’un mannequin du styliste Alpha Sidibé, qui avait fait le buzz dans les années 1980 au siège de l’Unesco à Paris, organisation internationale qui l’avait par ailleurs désigné meilleur couturier à cette époque.

Anthony NIAMKE

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