Concours littéraire : un de plus ?

Les concours littéraires se multiplient afin de donner plus de chance aux plus jeunes

Faire la promotion de la langue française auprès des ivoiriens, tel est le canevas dans lequel s’est inscrit le Réseau africain pour la promotion de la langue française (RAPLAF). Son président, Sylvanus Lath M’Broh, dans cet entretien, nous présente le concours littéraire «Le Molière d’Or».

Pourquoi avoir institué ce concours littéraire dénommé «Le Molière d’Or» ?

La Côte d’Ivoire est un pays d’expression de la langue française, membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Malheureusement, beaucoup d’habitants de ce pays, notamment de nombreux élèves, ont des difficultés à manier correctement cette langue. Ces derniers ont surtout adopté le langage sms. Il est donc urgent, voire impérieux de redresser le tir afin que ces élèves puissent s’exprimer correctement. Deux des outils majeurs de cette pratique nous sont offerts : l’exercice de la dictée questions et l’épreuve orale devant un jury. Ainsi pour accompagner les efforts du gouvernement, le Réseau Africain pour la promotion de la langue française (RAPLAF), a institué ce concours. Comme objectif spécifique, il s’agira de prôner l’excellence et de mettre en place un réseau d’élèves passionnés de la langue française qui pourront entrer en compétition avec d’autres jeunes au plan international. Amener donc ces enfants à s’exprimer correctement dans la langue française aura par conséquent un impact positif sur la Côte d’Ivoire dans la dynamique de son rayonnement régional.

Pour l’édition 2019, comment vont se dérouler les choses et quelles sont les innovations apportées ?

Cette deuxième édition est nationale. Il verra en effet la participation des élèves de la ville de Dabou et de ceux des districts d’Abidjan et de Yamoussoukro. Une participation de plus de 65 lycées et collèges. Des présélections se dérouleront dans les villes citées et les meilleurs élèves de chaque niveau d’études se retrouveront à Abidjan les 17 et 18 mai prochain pour la finale nationale. Le pays invité est le Sénégal et l’auteur à l’honneur est Sembène Ousmane, « Le baobab » de la littérature de la Téranga. La dictée des classes de troisième sera extraite de son ouvrage « Le mandat ».

Avez-vous les soutiens des ministères de l’éducation nationale et celui de la culture ?

Nous avons le soutien moral de ces deux mamelles de la formation de la société ivoirienne. Nous avons en effet obtenu l’autorisation de la direction de la vie scolaire du ministère de l’éducation nationale et l’appui institutionnel du ministère de la culture et de la francophonie. Un premier document nous permet d’accéder à tous les établissements des six directions régionales de l’éducation nationale et un second nous autorise à communiquer avec le logo des dits ministères.

Propos recueillis par Anthony NIAMKE

 

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