Moses Ahouné : « Nos activités ont diminué de 60% »

Révélé par le label « Sa ckoi sa enkor », dont il était membre, Moses Ahouné est aujourd’hui l’un des web-humoristes ivoiriens les plus en vue. Désormais acteur du groupe « Les Abidjanais », son nouveau label, JDA l’a rencontré pour en savoir davantage.

Peut-on connaître les raisons de votre divorce d’avec votre ancien label, « Sa ckoi ça enkor » ?

Avec les membres de mon ancien label, nous n’avions plus la même vision des choses. Moi j’avais une vision à long terme. Je me projetais dans l’avenir et eux avaient une vision à court terme. Lorsque les objectifs ne sont pas identiques, la seule option est la séparation. Sachez qu’il n’y a pas d’animosité entre eux et moi. La preuve, je continue de faire des collaborations avec certains, comme Jennifer Kissi.

Comment évoluent les choses avec « Les Abidjanais », où vous avez posé vos valises ?

Tout se passe très bien. Nous avons enregistré plusieurs millions de vues déjà, quelques mois seulement après la création du label.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous associer à un autre web-humoriste, Aristide Dali alias Pantcho le Gataire ? 

C’est son abnégation et sa foi dans ce qu’il fait. Quand j’étais encore dans mon ancien groupe, il était le premier à nous venir en soutien quand je lui faisais des propositions. Que ce soit sur nos spectacles ou autre chose, il a toujours été prompt à nous aider. Et je le considère comme le meilleur web-humoriste de Côte d’Ivoire. C’est un honneur de travailler avec lui.

Avec la pandémie du coronavirus, toutes les activités culturelles sont à l’arrêt. Comment gérez-vous cette période ?

Avec cette pandémie, il faut dire que nos activités ont diminué de 60%. Mais, nous qui avons débuté notre carrière sur internet et avons privilégié les réseaux sociaux, sommes plutôt autonomes. Nous pouvons gérer la diffusion de nos contenus à un rythme plus conséquent et nous avons la possibilité aujourd’hui de publier autant de vidéos que nous le voulons, en fonction de ce que nous produisons. Nous n’avons aucun souci. Avec notre notoriété sur les réseaux sociaux, nous nous sommes dits qu’il fallait que nous fassions des tournées auprès de notre public pour mieux monnayer notre talent. C’est ce volet qui est le plus touché par le Covid-19. Avec la fermeture des salles de spectacles, celle des frontières et l’interdiction de sortir du Grand Abidjan, il est impossible de nous rendre auprès de nos fans.

Interview réalisée par Anthony NIAMKE

 
 
 
 
 
 
 

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