Mamane : « Nous avons l’ambition d’installer ce festival dans le circuit des grands festivals internationaux »

L’édition 2017 de « Abidjan, Capitale du rire » a pour objectif de promouvoir la nouvelle génération d’humoristes.

Abidjan s’apprête à vivre du 8 au 10 décembre prochain, l’évènement de cette fin d’année 2017, « Abidjan, Capitale du rire ». Une troisième édition qu’a bien voulu nous présenter son initiateur, Mohammed Mustapha dit Mamane.

A une semaine de la 3è édition de « Abidjan Capital du Rire 2017 », comment avancent les choses sur le terrain au niveau de l’organisation ?

L'équipe de « Gondwana-City Productions » est sur le pont depuis plusieurs mois déjà. C'est une équipe réduite, mais rodée qui travaille comme mille personnes. Les mécanismes sont installés et nous sommes optimistes quant à la tenue des délais.

Pour cette édition de 2017, qu’est ce qui est prévu ?

Des surprises, comme à chaque édition. Au premier gala du 8 décembre, c'est le grand retour de « Digbeu Cravate » dans la suite du mythique « La Gare de Gagnoa » avec des invités humoristes prestigieux où ils refont l'actualité politique ivoirienne de ces dernières années. C’est un spectacle inédit, écrit par Digbeu Cravate pour l’occasion, en raison des nombreuses attentes du public qui lui réclame la suite depuis des années. Le lendemain, samedi 9, nous avons monté un plateau exceptionnel composé exclusivement de duos comiques historiques comme Gohou et Cléclé, Souké et Siriki, etc... Le spectacle est totalement inédit et écrit pour l’occasion. J’en ferai la direction artistique. Pour le dernier gala, le dimanche 10 décembre, nous accueillons la tournée « Afrique du rire », première édition d’une tournée panafricaine qui passe par plusieurs villes de différents pays, dont Abidjan. Un plateau avec des humoristes venus d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne. Pendant ces trois grands galas au Palais de la Culture de Treichville, les spectateurs auront du rire à gogo. Comme lors des précédentes éditions, « Abidjan Capitale du Rire » innove avec des créations originales et inédites, nous ne voulons plus recycler les mêmes blagues vues et revues, notre ambition est d’inciter les humoristes à se dépasser en écrivant de nouveaux textes et créant de nouveaux sketchs. C’est la même ambition que lorsque nous préparons nos émissions du « Parlement du rire », et cela marche. Les humoristes sont de plus en plus nombreux à comprendre la nécessité d’écrire leurs propres sketchs pour avancer dans leur carrière, et notre rôle est de leur offrir une visibilité. Nous remettrons également le troisième « Prix RFI Talents du rire », Prix co-organisé par nous-mêmes et RFI et qui permet de faire émerger les nouveaux talents.

Pour vous, quelle est spécificité d’Abidjan, au point de lui avoir institué un festival du Rire ?

Depuis la première édition, nous affirmons que le pays phare en matière d’humour en Afrique est la Côte d’Ivoire. Le sens de l’humour, de la dérision et l’auto dérision sont dans l’ADN de tous les ivoiriens. Certains disent que cela vient de l’ouverture du pays aux autres nationalités, puisque la Côte d’Ivoire est depuis toujours le carrefour des cultures. Nous avons l’ambition d’installer ce festival dans le circuit des grands festivals internationaux. Ce n’est pas simple, mais l’intérêt des médias ivoiriens et panafricains, des humoristes, des professionnels du spectacle, des sponsors etc nous porte et nous laisse à penser que nous sommes sur le bon chemin.

Après deux éditions à Abidjan, comment jugez-vous le niveau des humoristes ivoiriens, ainsi que ceux des autres pays de l’Afrique et de l’Europe ?

Le niveau est excellent pour les ivoiriens et les africains en général. Un humoriste n’est pas un comique, c’est un scrutateur de la vie quotidienne, sociale, économique, des maux de nos sociétés. Un humoriste doit être pris au sérieux parce que les vérités qu’il énonce sur le ton de la comédie sont nécessaires aux populations.

Propos recueillis par Anthony NIAMKE

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