Danse : Mettre en lumière les compagnies ivoiriennes

Si la danse est bien connue en Côte d’Ivoire, les compagnies spécialisées sont pour la plupart victimes d’un manque de visibilité. Avec « Les soirées chorégraphiques d’Abidjan (SOCA) », qui vont démarrer le 20 novembre prochain à l’Institut français d’Abidjan, le travail des compagnies ivoiriennes de danse sera mis en lumière.

Pour la première fois à Abidjan, plusieurs lieux culturels, choisis dans différentes communes de la capitale économique ivoirienne, vont accueillir un même spectacle de danse pour « Les soirées chorégraphiques d’Abidjan (SOCA). C’est un projet porté par la Fédération Accor’Danse Côte d’Ivoire, en partenariat avec l’Institut Français de Côte d’Ivoire (IFCI), le Centre national des arts et de la culture (CNAC), Bosart Inobaks, l’Agora de Koumassi, l’Espace Tokofenou (Abobo) et Yop crealab. En imaginant des soirées dédiées à la danse et diffusées dans plusieurs lieux abidjanais, il s'agira de permettre à neuf compagnies ivoiriennes de présenter leur travail, à raison de trois soirées thématiques dans l’année. Et le lancement de ce projet aura lieu le vendredi 20 novembre prochain à l’Institut français d’Abidjan.

Danse à l’honneur Cette première soirée chorégraphique d’Abidjan, placée sur le thème « Corps en réflexion », mettra à l’honneur la danse contemporaine, en proposant les spectacles In the box de la Compagnie Dumanle, Un’visible de la Compagnie Lesg’arts et L’ombre de ma sueur de la compagnie King’Art de Serge Arthur Dodo. « L’ombre de ma sueur » est un solo que j’ai commencé à créer après ma formation à l’École des sables, au Sénégal. C’est une réflexion sur le corps et sur ma personne en tant que danseur africain et en tant qu’Ivoirien, dans une société africaine qui est en train d’embrasser le modernisme, mais en étant en balance entre la tradition et le modernisme. C’est un hommage et en même temps une réflexion sur moi et sur mon défunt père », explique le directeur de la compagnie King’Art, qui salue ce projet, qui mettra en lumière le savoir-faire de nombreuses compagnies de danse ivoiriennes encore tapies dans l’ombre. Ces trois spectacles, qui se dérouleront comme indiqué le 20 novembre prochain à l’IFCI, se tiendront également dans d’autres lieux entre le 27 novembre et le 11 décembre 2020. En plus, chaque soirée, selon les organisateurs, sera suivie d’une discussion avec les artistes, et proposée avec une politique de tarification adaptée en fonction des publics et des coûts tarifaires de chacun des lieux de diffusion. Les deux autres soirées, prévues en janvier et février 2021 puis en mars et avril 2021, porteront d’abord sur la danse urbaine, puis sur la danse patrimoniale.

Anthony NIAMKE

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