Abidjan à l'heure du slam

Le collectif Au nom du Slam compte familiariser les Ivoiriens à leur art.

L’institut français d’Abidjan vibrera ce samedi 22 octobre au son du slam. un art presque inconnu du public, qui se cherche une place sous le soleil culturel ivoirien.

En Côte d’Ivoire, affirmer qu’un artiste fait du slam soulève des interrogations sur l’existence de cet art, alors même que depuis quelques années, cette forme d’expression fait partie intégrante des richesses artistiques et culturelles du pays. De fait, le Slam, est cette poésie déclamée « a capela » ou sur fond musical. Les slameurs usent de jeux de mots sur des thèmes libres ou imposés, dans des lieux publics, sur des scènes ouvertes, donnant parfois lieu à des tournois.

Un art engagé
En Côte d’Ivoire, c’est à la fin des années 90 que le Slam fait son entrée sous la houlette de l’artiste camerounais Binda N’Gazolo. Aujourd’hui, la relève est assurée par le collectif « Au nom du Slam », un groupe qui a vu le jour le 5 décembre 2013 à la suite d’un concours International organisé par l’Institut Goethe d’Abidjan, et qui essaie depuis de prendre son envol. Fort de ses 11 membres, ce collectif s’est donné pour objectif la dénonciation des tares de la société ivoirienne, à travers des textes poignants et forts. À en croire Bee Joe, son président, il s’agit d’encourager la population, et surtout la jeunesse, à prendre conscience des valeurs morales à cultiver.

Actions de promotion
La Côte d’Ivoire compterait plus d’une centaine de slameurs, un vivier qui lance régulièrement des campagnes de promotion pour promouvoir cet art. Des ateliers d’écritures et des spectacles sont ainsi régulièrement organisés dans certaines écoles. « L’une de nos premières scènes tenues à Treichville, à nos débuts, a enregistré la présence de deux spectateurs. Aujourd’hui, la population commence à s’y intéresser et nos spectacles drainent de plus en plus de monde », révèle Bee Joe, qui espère faire briller le slam de mille feux, avec le soutien du ministère de la Culture et de l’Institut Goethe.

Anthony NIAMKÉ

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