JEAN AMANI BROU, Chef de service économie des transports au BNETD

Comment en est-on arrivé à la presque disparition des bus de la SOTRA ?

La SOTRA bénéficiait d’une part importante de contribution de l’État. Mais ces dernières années, avec la raréfaction des ressources, les subventions ne sont pas arrivées à temps. Ce qui fait qu’en termes de capacité opérationnelle, cela pose un problème, de même qu’au niveau du référencement du parc auto et de l’entretien des véhicules. Cela a eu pour effet la perte vertigineuse du nombre d’autobus, passés de 1 200 en 1990, avec une population de moins de 3 millions d’habitants, à moins de 400 autobus pour 5 millions d’habitants. Aujourd’hui, il y’a d’autres options qui se mettent en place avec l’utilisation du plan d’eau lagunaire, qui sera le prolongement de la voie terrestre, vu que toutes les communes sont arrosées par la lagune.

Avons-nous une idée du nombre de personnes qui pourraient être transportées par voie lagunaire ?

Il y a eu effectivement des études de demandes de transport au niveau du plan d’eau. Et, avec les rapports du schéma directeur d’Abidjan, vous avez environ 215 000 voyageurs qui sont prévus sur le plan d’eau quotidiennement. Il y a donc un potentiel énorme avec l’utilisation du plan d’eau lagunaire.

Et quels sont les chiffres par voie terrestre ?

Nous n’avons pas de chiffres exacts. Mais il y a une demande qui sera captée par le métro et par le transport lagunaire. Au niveau du métro, le volume est évalué à 300 000 voyageurs par jour. Et cela va contribuer à désengorger le transport routier abidjanais.

 

Ouakaltio OUATTARA

 

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