Concilier justice et indemnisation

La justice devra accélérer les différentes procédures pour le soulagement de toutes les victimes.

Ouverts en juillet 2013, plusieurs procès impliquant des ex-dirigeants ivoiriens, civils et militaires, se poursuivent encore. Plusieurs personnes présentées comme victimes de la crise post-électorale défilent à la barre, dans l’espoir d’obtenir réparation.

Réunies au sein du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire, des impotents se succèdent à la barre depuis l’ouverture des procès dans lesquels des civils et militaires sont poursuivis pour leur implication présumée dans des actes criminels, pendant la crise post-électorale. Ils constituent ainsi les seuls témoins des procès en assises, au cours desquels 84 personnes étaient jugées, et les seuls appelés pour raconter les faits tels qu’ils se sont passés sous leurs yeux. C’est notamment le cas dans le second procès en cours de l’ex-première dame, Simone Ehivet Gbagbo. Dès l’entame du procès en assises, certains d’entre eux y voyaient une avancée, non seulement pour la justice, mais aussi une étape franchie vers leur indemnisation. Pourtant, beaucoup ont été déçus, lassés d’attendre un geste financier en retour de leur témoignage. Sans grands moyens et après plusieurs déplacements au palais de justice sans avoir été entendus, certaines victimes ou témoins ont commencé à exiger un début d’indemnisation. « Ce fut le cas de certains qui n’avaient plus d’argent pour se déplacer. Et cela les énervait, si bien qu’ils avaient refusé de venir à la barre pour poursuivre leur témoignage », explique Issiaka Diaby, le président du Collectif des victimes. Et d’ajouter qu’ils ont « décidé de jouer leur rôle en vue de l’éclatement de la vérité. En retour, ils attendent que l’État honore ses engagements ».

Deux poids deux mesures

Mais les victimes des évènements du 19 septembre 2002 et celles des différents évènements survenus jusqu’en 2010 attendent encore une hypothétique ouverture du procès de leurs bourreaux. À ces dernières victimes, il faut ajouter celles des Forces armées républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), dont certains éléments avaient outrepassé leur mission, dans leur progression du nord vers le sud. C’est le cas par exemple des victimes de Duékoué au début du mois d’avril 2011 et de celles de Yopougon, après l’arrestation de l’ex-chef d’État Laurent Gbagbo. Même prises en compte par le processus d’indemnisation, ces victimes vivent dans l’espoir de voir le procès de leurs bourreaux s’ouvrir. Une justice qui peut également contribuer à la réconciliation.

Ouakaltio OUATTARA

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