Forces de défense et de sécurité : renforcement tout azimut

L’embargo de l’ONU levée, la Côte d’Ivoire peut à nouveau passer des commandes d’armement.

Depuis cinq ans, la Côte d’Ivoire est engagée dans le renforcement des capacités opérationnelles de ses forces de défense et de sécurité. En plus de l’accent mis sur la formation et l’équipement, les services de renseignement auraient été totalement réorganisés.

Le week-end du 24 au 25 septembre dernier, la brigade de gendarmerie de Niakara, à 501 km au nord d’Abi- djan, découvrait des armes de guerre, des munitions et des tenues de camouflage à deux kilomètres de cette ville. Des résultats de l’exploitation d’une défaillance du système sécuritaire qui, ajouté à bien d’autres manquements, ont conduit l’État à faire de la professionnalisation de l’armée, l’un des axes majeurs de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS).

Formation et équipement

Outre la création des Forces spéciales en août 2011, pour compléter et renforcer les composantes des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), l’on retient les nombreuses actions de renforcement des capacités en Côte d’Ivoire et à l’étranger, dont certaines sont ignorées du grand public. Par exemple, la formation dont ont récemment bénéficié des militaires et des gendarmes aux techniques d’intervention opérationnelle, au camp français de Port-Bouët en septembre dernier. Par ailleurs, toujours pour améliorer de leurs interventions sur le terrain, l’État avait, en 2011, planifié sur quatre ans, l’achat de 515 véhicules légers et blindés, deux drones, deux hélicoptères de combat et des avions de transports de troupes. À cela s’ajoute, depuis avril 2014, une trentaine d’embarcations, de vedettes et de patrouilleurs pour la surveillance du domaine maritime sous juridiction nationale. Autre acquisition, un hélicoptère d’intervention de dix places pour la Police nationale au mois de décembre de la même année. L’on se souvient qu’à l’occasion, le ministre d’État, ministre de la Sécurité Hamed Bakayoko, avait déclaré : « dans quelques années, la police aura cinq, voire dix hélicoptères, la gendarmerie aussi ». Par ailleurs, lors d’un atelier tenu le 21 avril 2016, le ministre Alain Donwahi, chargé de la Défense, avait donné le délai d’un mois pour l’adoption de textes en vue de l’opérationnalisation de la loi de programmation militaire. Enfin, dernière action et non des moindres, la réforme globale des Services de renseignement et de sécurité. L’on croit savoir que le nouveau système, inspiré de celui des ÉtatsUnis, s’appuiera davantage sur le corps préfectoral. Désormais, tous les services de sécurité se retrouveraient au sein du Conseil national de sécurité (CNS), présidé par le chef de l’État lui-même.

Benoît Tanoh

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