Le HCR et l'épineuse question du retour

un avenir de plus en plus incertain pour de nombreuses familles.

La question du retour des réfugiés dans leur pays se pose chaque jour avec un peu plus d’ardeur. Sont-ils incités ou aidés pour le faire ? L’ONU, à travers le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), cherche la bonne formule pour appuyer les départs volontaires, tout en respectant chaque point de vue.

La décision de rentrer à la maison est volontaire et personnelle, aucun réfugié ne peut être forcé à retour- ner dans son pays », insiste Bénédicte Voos, représentante du HCR. « Notre mandat est de veiller à ce que les droits fondamentaux des réfugiés et des personnes soient garantis, et de rechercher des solutions durables pour eux », poursuit-elle. Toujours selon Mme Voos, « il y a lieu de s’assurer du caractère volontaire du retour des réfugiés ». Toutefois, existe-t-il un risque de représailles au retour ? Une chose est certaine, l’institution onusienne tente par tous les moyens d’assister les Ivoiriens désireux de rentrer.

Accompagnement
Pour avoir plus d’informations, des séances de dialogue ont fréquemment lieu, avec d’anciens réfugiés, des membres du clergé, des syndicalistes ou d’autres personnalités de la société civile qui sont invités à témoigner et discuter avec les candidats au retour. « On prend en charge leurs frais de transports, on les aide à obtenir des papiers pour franchir la frontière, à se faire vacciner si c’est nécessaire, et on leur donne une petite somme d’argent pour les aider une fois sur place », détaille Bénédicte Voos. 75 000 francs CFA par adulte et 50 000 par enfant, jugés insuffisants par les réfugiés lors d’une réunion récente avec le Ghana Refugee Board.

Question de sécurité
Par ailleurs, « une fois que le retour est effectué, le HCR assure un suivi pour garantir que les rapatriés sont en sécurité », assure Bé- Journal d’Abidjan - l’Hebdo nédicte Voos. Si l’institution onusienne ne peut nier ni confirmer des cas isolés de répression envers d’ex-réfugiés, elle l’attribue à des retours spontanés, non encadrés par ses services, et donc difficile à suivre. Sur les 40 à 50 000 réfugiés ivoiriens encore hors de leur pays, « les trois quarts des déplacés sont rentrés », estime Nii Ako Sowa, chargé de communication au HCR. Mais la « décrue » semble ralentir au fil des mois, particulièrement au Ghana, où le rythme des retours volontaires est poussif. Un indice supplémentaire de la politisation des derniers réfugiés, qui attendent le retour de « leur » président avant de faire de même.

Noé MICHALON

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