Lutte contre l'insalubrité : l'éternel rocher de Sisyphe?

Les voies seront dégagées pour une circulation plus fluide.

Les opérations de déguerpissement du domaine public se sont souvent soldées par des échecs. Au nombre des raisons, la non implication des élus locaux, et le non suivi des mesures décidées dans le passé.

Les élus locaux sont souvent confrontés à des difficultés pour prendre des décisions, et faire exécuter des mesures visant à restaurer l’ordre et la salubrité sur un domaine public. Quand ce n’est pas l’absence de synergie entre les collectivités locales et les autorités gouvernementales qui fait défaut, c’est la défense du siège de maire et parfois le manque de courage devant les représailles ou les pertes « fiscales », qui rendent inopérantes les opérations de déguerpissement. Donnant lieu aux éternels recommencements que l’on déplore aujourd’hui.

Volonté politique
Aussi, cette fois, convaincus par la détermination du gouvernement à faire de cette opération un véritable succès, certains maires tiennent à saisir la balle au bond. Question pour eux de transformer les nombreuses tentatives qu’ils n’ont eu de cesse d’avoir depuis qu’ils gèrent leur commune. Tout en ayant les yeux rivés sur le rétroviseur des différentes mesures prises par l’État de Côte d’Ivoire. En matière d’assainissement, ce n’est pas la volonté politique qui fait défaut. Aussi bien au niveau national qu’à l’échelon des collectivités locales. L’on se souvient qu’en décembre 2009, des « États généraux de la salubrité » avaient été organisés à Yamoussoukro, en vue, disaiton, de trouver des solutions durables à ce problème.

Mesures aux oubliettes
À l’époque, d’importantes décisions avaient été prises. Parmi elles, figurait en bonne place la création d’un « Prix spécial de la ville la plus propre », d’une valeur de 55 millions de francs CFA, avec différents dons en vue du renforcement des capacités de la ville lauréate  pour mieux combattre l’insalubrité. Au chapitre du financement durable des filières de gestion des déchets et ordures, proposition avait été faite de mettre en place une subvention représentant au moins 20 % des besoins annuels de financement, d’instituer une redevance de l’enlèvement des ordures ménagères, et une taxe éco-emballage sur la base du principe du pollueur payeur. Alors qu’une nouvelle opération de déguerpissement est en cours, certaines voix ne manqueront pas de demander des comptes sur les recommandations de ces assises. Pour beaucoup, la question de l’insalubrité est devenue pour l’État ivoirien « le rocher de Sisyphe », symbolisant une tâche difficile et interminable, un éternel recommencement.

Benoît Tanoh

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