Après les législatives, l'enjeu de la vice-présidence

Quelle carte jouera le président de la République Alassane Ouattara ?

Au sortir de ces élections législatives, l’enjeu se trouve aujourd’hui dans le choix d’un vice-président. Promulguée en novembre dernier, et même si elle sera véritablement appliquée à partir de 2020, la nouvelle constitution, dans ses dispositions transitoires, autorise en effet le président de la République à nommer un vice-président.

Quelques noms circulaient déjà depuis que président de la République a exprimé sa volonté de créer un poste de vice-président et de pouvoir le nommer directement avant 2020 : Daniel Kablan Duncan, Amadou Gon Coulibaly, et dans une moindre mesure Gnamien Ngoran, filleul du président Henri Konan Bédié. Si le président Ouattara, dit-on, ne voulait pas de ce dernier, la débâcle de Gnamien Ngoran aux élections législatives face un candidat indépendant réconforte le chef de l’État dans sa position.

Stratégie politique

Si ce poste pourrait échoir au désormais député et Premier ministre Daniel Kablan Duncan, ce ne sera pas forcément un cadeau à l’allié PDCI, dont est issu le PM. Bien au contraire, c’est une balle que le RDR d’Alassane Ouattara compte ressaisir, pour espérer conserver la présidence en 2020, avec pour tête de liste un cadre RDR et pour colistier une personnalité du PDCI. C’est d’ailleurs cela qui irrite une partie des cadres du PDCI, ceux qui mènent depuis l’appel de Daoukro en 2014, une fronde contre le président Bédié qu’ils accusent d’avoir livré le PDCI « pieds et mains liés au RDR. » La course à la création d’un parti unifié entre les « fils d’Houphouët » cacherait alors ce passage en force avec le même argument ressassé depuis 2015. C’est à dire, « en 2020 le successeur sera choisi parmi les meilleurs cadre du RHDP». Pendant ce temps, Amadou Gon Coulibaly, qui lorgne la Primature, aura le temps de mieux se préparer et travailler son image pour entrer dans le « costume de président ». Il pourrait ainsi avoir le champ libre face à son challenger au sein du RDR, Guillaume Soro, qui pourrait être reconduit à la tête d’un parlement où il ne sera plus dauphin constitutionnel.

Nouvel ordre

Mais le marigot politique ivoirien est devenu bouillonnant. Et ces calculs pourraient être faussés par la montée en puissance de nouvelles forces, comme le montrent les victoires de nombreux indépendants aux législatives. Les présidents Ouattara et Bédié devront en tenir compte pour éviter un désaveu face à une base, dont la voix se fait de plus en plus entendre.

OuakaltiO OUATTARA

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