Marie-Jeanne N’Zoré Kombo, Chargée de la lutte contre le travail des enfants à l’UGICI

Quelles sont les proportions atteintes par le travail des enfants en Côte d’Ivoire ?
Le travail des enfants est une triste réalité dans notre pays. On les trouve dans différents secteurs et cela inquiète au plus haut niveau. On chiffre en milliers le nombre d’enfants concernés par cette traite, malgré de nombreuses campagnes de sensibilisation.
Dans quel secteur d’activité trouve-t-on le plus d’enfants ?
Nous sommes un pays dont l’économie repose sur l’agriculture et c’est principalement dans l’agriculture que l’on retrouve le plus d’enfants. Ensuite vient le commerce, notamment dans nos marchés, où l’on retrouve beaucoup d’enfants qui travaillent, soit à leur propre compte soit pour des tiers. On les retrouve malheureusement et de plus en plus dans la mendicité et enfin dans des secteurs informels, comme la mécanique et bien d’autres petits métiers.
Ne pensez-vous pas que la société ivoirienne favorise cela ?
Oui, bien sûr. Cela est essentiellement lié à la pauvreté. Cette situation pousse des enfants en bas âge à devoir se prendre en charge et à trouver des activités rémunératrices de revenus. On a pu constater également que quand certains parents n’emploient pas leurs enfants dans leurs activités, ils leur accordent leur bénédiction pour en exercer d’autres. Il faut donc  la conjugaison des efforts pour venir à bout de ce phénomène et il faut également agir au niveau de certaines cellules familiales pour sauver les enfants.
 
 

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