trois question à : Claude Kadio, Président de l’Organisation des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (OPEECI)

Quelle est la part des parents d’élèves dans le faible niveau des élèves?

Aujourd’hui, ils abandonnent tous l’éducation de leurs enfants et confient cela au système scolaire. Cela a pour conséquence tout ce que nous voyons comme maux. La délinquance qui s’invite à l’école, les élèves qui ne s’occupent plus de leurs études. Lorsque c’est ainsi, ils se tournent vers la tricherie pour passer d’une classe à une autre ou vont vers les réseaux de fraude pendant les examens. Cette situation n’existait pas avant, parce que les parents avaient un certain regard sur la vie scolaire de leurs enfants.

Au niveau des autorités, que faut-il faire pour pallier cette situation ?

Dans le passé, nous nous plaignions parce que les taux de réussite aux examens étaient faibles. Mais le niveau des enfants reflétait à ce moment-là les moyennes qu’ils avaient. Aujourd’hui, c’est le contraire, et nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais, en même temps, nous sommes inquiets. Parce que plus tard cela les rattrapera. Alors, nous disons que c’est à l’État d’être plus rigoureux contre la complaisance et la fraude, d’accentuer les contrôles dans les écoles et de sanctionner sévèrement les brebis galeuses.

Croyez-vous que les enseignants ont aussi une part de responsabilité dans tout cela ?

La faute incombe à tout le monde. Si nous voulons régler ce problème, il faut nous asseoir tous ensemble pour en parler.

 

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