Une consultation qui réveille les vieux démons

Les Ivoiriens ont encore mal à la cohésion sociale.

Les résultats provisoires du référendum du dimanche 30 octobre sur la nouvelle Constitution ont été rendu publics mardi par la Commission électorale indépendante (CEI). À 93,42% de voix, avec un taux de participation 42,42%, les Ivoiriens se sont prononcés en faveur de la nouvelle loi fondamentale de la 3ème République.

C’est dans quelques jours que le Conseil constitutionnel proclamera les résultats définitifs du référendum constitutionnel de dimanche dernier. Sur 2 678 601 Ivoiriens qui se sont rendus aux urnes, 2 480 287 ont dit « Oui » aux 184 articles de la constitution qui va régir la 3ème République. Seuls 174 714 d’entre eux ont dit « Non », soit moins de 7%. Selon la Commission électorale indépendante (CEI), structure qui a organisé ces consultations électorales, le taux de participation a atteint 42,42%, avec une énorme disparité entre le Sud, et Nord du pays. Dimanche dernier, sitôt après la fermeture des bureaux de vote, l’opposition dans sa diversité, a avancé différents taux de participation. Si selon le « Front du refus » et la « Coalition du non », ce taux oscillait entre 3 à 5%, pour le Front populaire ivoirien (FPI) de Pascal Affi N’Guessan, il était de 25% à 35%, avec un record de 70% à Séguéla.

Disparités régionales

Une bataille des chiffres, qui montre bien que la Côte d’Ivoire reste fortement divisée. Ainsi, à Abidjan, la commune d’Abobo, réputée être un réservoir de voix pour le RDR, famille politique d’Alassane Ouattar, a voté à 93 % pour le « Oui », avec un taux de participation de 59%. Alors que les habitants de Yopougon, bastion du FPI, ne se sont mobilisés qu’à 39%, malgré une victoire du « Oui » à 94%. À l’intérieur du pays, dans une région comme le Goh, Journal d’Abidjan - l’Hebdo où l’appel au boycott actif lancé par l’opposition a été particulièrement suivi, émaillé de destructions du matériel électoral, le taux de participation est seulement de 21 %. Par contre, dans le nord du pays, notamment dans une région comme celle du Worodougou, le taux de participation a été de 89 %, avec 99,72 % des suffrages en faveur du « Oui ». Ces fortes disparités régionales laissent à penser que l’œuvre de renforcement de la cohésion sociale de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), n’est pas encore aboutie, à l’heure où son rapport vient d’être publié.

Benoît Tanoh

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