Forum de Dakar : La nécessité d’une coopération régionale transfrontalière réaffirmée

Près de 800 participants, dont des chefs d’Etat, se sont réunis pour discuter et réfléchir sur les solutions à apporter en matière de sécurité en Afrique, lors du Forum de Dakar.

La quatrième édition du forum de Dakar sur la paix et la sécurité internationale s’est achevée ce mardi 14 novembre. Ce fut l’occasion pour les chefs d’Etat de rappeler la nécessité que les réponses à l’insécurité et au terrorisme sur le continent soient africaines, et principalement régionales.

L’appel à l’action de défense par les Africains, pour les Africains et le monde entier, par ricochet, était au cœur du débat. « L'une des forces du Forum de Dakar : laisser l'Afrique parler elle-même. En quelques mots : trouver en Afrique les solutions pour l’Afrique », a relevé Madame Florence Parly, ministre de la Défense française. Une sécurité en Afrique par, ou sinon avec, les Africains permettra d’avoir des réponses adaptées aux réalités locales, même lorsqu’il s’agit d’interventions internationales. 

Ce fut l’occasion pour le Président sénégalais, qui positionne son leadership en matière de sécurité en accueillant ce forum, de souligner « le risque de voir des terroristes vaincus ailleurs chercher des zones de repli en Afrique » et donc la nécessité de « poser des actions concrètes et d’éviter les solutions toutes faites conçues sans les Africains ». Il se référait ainsi, entre autres, au démantèlement de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie.

L’une des premières difficultés rencontrées en matière de terrorisme en Afrique est la limite frontalière subie par les militaires qui traquent les terroristes.  Ainsi, la nécessité que soit mise en œuvre une coopération régionale transfrontalière a été réaffirmée, car elle seule est gage d’efficience. D’ailleurs, c’est ce que le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat a souligné, en disant que « la force multinationale contre Boko Haram et le G5 Sahel sont les dernières illustrations de la doctrine africaine des opérations de soutien à la paix ». Il a aussi plaidé pour que « les Nations Unies apportent le soutien requis à ces initiatives, pour leur permettre de réaliser tout leur potentiel ».

« Si nous laissons les autres définir nos défis et prendre la responsabilité de régler nos problèmes, nous ne pourrons nous en prendre qu'à nous-mêmes » a plaidé pour sa part le Président rwandais Paul Kagamé.

Hadejah S. MAIGA

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