Seuls six chefs d'État de la Ligue arabe ont pris part au sommet.

Seuls six chefs d’État de la Ligue arabe ont pris part au sommet.

Un sommet qui a fini en queue de poisson. C’est le moins que l’on puisse dire de la rencontre qui devait réunir les pays arabes à Nouakchott. Alors que l’on s’attendait à des propositions concrètes sur la sécurité et le terrorisme, l’absence des « grands » a fait perdre tout son sens à l’événement.

Le sommet de la Ligue arabe, prévu les lundi 25 et mardi 26 juillet, s’est finalement tenu en une seule journée à Nouakchott, la capitale mauritanienne. Consacré à la sécurité et au terrorisme (en Libye et Syrie), seuls six chefs d’État (Yémen, Soudan, Comores, Djibouti, Qatar et Nouakchott), sur vingtdeux, ont pris part à ce sommet. Les absences les plus importantes sont celles des états du Maghreb, de l’Arabie Saoudite et de l’Égypte, pourtant considérés comme les fidèles alliés du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz. Rarement un sommet de la Ligue arabe n’aura échoué comme celui de Nouakchott, avec des débats ne durant en tout que six heures.

Modèle d’impuissance
Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi les pays du Golfe, censés avoir la mainmise sur la Ligue arabe, avec la bénédiction de leurs protecteurs que sont les États-Unis, ontils ainsi boudé l’évènement ? Le sommet a été une « réussite parce qu’on n’attendait pas de cette rencontre la libération de la Palestine, encore moins de mettre un terme aux conflits en cours dans le monde arabe. Il ne s’agit, en fin de compte, que d’un sommet arabe dont la finalité est de produire une déclaration finale reprise depuis…70 ans ! », se moque le journaliste mauritanien, Mohamed Sneiba. Le fait est que dans le monde arabe, la Ligue est depuis une décennie considérée comme une sorte de modèle d’impuissance, qui se caractérise par son « aplatventrisme » vis-àvis des Américains, surtout sur la question palestinienne. Il faut également tenir compte du fait que la rencontre s’est tenue à un moment où les relations entre Rabat et Nouakchott ne sont pas au beau fixe. C’est en effet le Royaume chérifien qui devait initialement accueillir le som- met, mais la diplomatie marocaine avait demandé son report, estimant que le timing était mauvais pour réunir les frères arabes déjà foncièrement désunis…

Boubacar SANGARÉ

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