Syrie, l'impasse diplomatique

Sergey Lavrov et John Kerry recherchent une solution à la situation en Syrie.

Depuis le 22 septembre, le régime d’el-Assad et ses alliés russes et iraniens ont lancé une offensive pour reprendre la ville stratégique d’Alep. Les relations diplomatiques entre Moscou et les puissances de la coalition internationale sont, depuis, on ne peut plus tendues. Ce qui n’augure pas d’une issue proche du conflit.

Le peuple [syrien] ne mérite pas cette situation, il faut à tout prix arrêter cette guerre. » Ces propos d’Antonio Gutierrez, qui succédera le 1er janvier prochain au Sud-coréen Ban Ki-moon en tant que Secrétaire général de l’ONU, sont assez révélateurs de la gravité de la situation en Syrie, où Alep, la seconde ville du pays, est au centre des combats entre l’armée gouvernementale appuyée par ses alliés russe et iranien, et les rebelles dans la partie orientale. Le tout sur fond d’impasse diplomatique entre Russes et Occidentaux, avec comme illustration l’annulation de la visite prévue le 19 octobre à paris du Président russe, Vladimir Poutine, intervenue quelques jours après le veto russe sur une résolution française demandant un cessezle-feu à Alep au Conseil de sécurité. Réunis dimanche 16 octobre à Londres, les puissances de la coalition internationale contre Daesh en Syrie ont évoqué la possibilité de nouvelles sanctions à l’encontre du régime de Bachar el-Assad et ses soutiens, et ont appelé la Russie à aider à mettre fin au conflit. « Nous discutons de tous les mécanismes à notre disposition mais je ne vois nulle part en Europe un grand appétit pour partir en guerre », a déclaré John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, révélant davantage à quel point la coalition internationale dirigée par les États-Unis se trouve dans une position inconfortable.

Espoir ?

Cependant, l’annonce inattendue de l’interruption des raids menés par les forces russes et syriennes sur Alep est-elle le signe que les lignes bougent sur le plan diplomatique ? Pas sûr, puisque Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a tenu à préciser qu’elle avait pour but de permettre « la mise en œuvre de la pause humanitaire » ce jeudi 20 octobre, pour que les populations puissent quitter la ville entre 8h et 16 heures (T.U). La guerre en Syrie, depuis longtemps devenue un affrontement entre grandes puissances, se joue finalement autant sur le terrain militaire que diplomatique, et le second semble malheureusement marquer le pas face au premier.

Boubacar SANGARÉ

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