Sarkozy-Juppé : qui fera l'affaire de l'Afrique ?

La droite devra départager Nicolas Sarkozy et Alain Juppé qui ont chacun leur politique Africaine.

À quelques mois de l’échéance présidentielle de 2017, la primaire de la droite et du centre focalise les attentions en France. Les Africains suivent avec intérêt les deux principaux candidats du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Pour Nicolas Sarkozy, qui traine un passif avec le continent, le discours de Dakar et la guerre en Ly- bie, entre autres, il est question de proposer « un nouveau contrat à l’Afrique», expliquait son porte-parole au Mali, Michel Darwiche, lors d’une rencontre le 6 novembre avec la communauté française. Pour l’ancien président, il s’agira de promouvoir le développement économique, avec « un plan Marshall africain », afin de retenir les jeunes, freinant du même coup l’immigration, son autre cheval de bataille. Quand au Mali, le candidat déclarait, début octobre, qu’il se demandait « quelle est la mission » de la force Barkhane. Y mettra-t-il fin, s’il était élu ? Rien n’est moins sûr, car une déstabilisation du Mali pourrait entraîner tout le Sahel.

Divergences

Du côté du favori, Alain Juppé, « il n’a pas une vision antinomique de celle de Nicolas Sarkozy », expliquait son représentant Erwan Davoux. Des « nuances d’importance cepen- dant», poursuit ce dernier. Au nombre desquelles, « une volonté d’un partenariat à égalité », comme le déclarait Alain Juppé sur RFI. « Je ferai de l’Afrique l’une des toutes premières priorités de la politique étrangère française » a-t-il promis, en rappelant que le continent était celui de l’avenir. Sur le Mali, « pas question de retrait », soutient M. Davoux, le « candidat Juppé connait assez le terrain pour ne pas commettre cette erreur. La présence française sera repensée avec nos partenaires maliens », a-t-il conclu. Si certains comme la chercheure Kamissa Camara craignent que le retour de Sarkozy ait des conséquences négatives sur le continent et le Mali en particulier, d’autres pensent, à l’instar de Nouhoum Cissé, membre de la société civile, que « Sarkozy ou Juppé, l’élu défendra les intérêts de la France et de moins en moins ceux du Mali ». L’élection du candidat des Républicains aura lieu les 20 et 27 novembre, pour départager 7 prétendants.

Célia D’ALMEIDA

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