Congrès du FPI : Affi N’guessan attend avec ... impatience

Le camp Affi et celui de Sangaré, arriveront-ils à fumer le calumet de la paix

Il avait consenti à reporter le congrès du FPI, prévu pour les 12 et 13 août 2017, pour laisser une chance à la réconciliation, sans toutefois renoncer à l’organiser avant la fin 2017. En attendant que la branche rivale, pilotée par Aboudramane Sangaré, ne bouge, le camp Affi N’guessan montre des signes d’impatience.

Ne voulant pas être pris de court par l’échéance électorale de 2020, Pascal Affi N’guessan espère obtenir le quitus des militants du Front populaire ivoirien (FPI) avant la fin 2017 pour se lancer dans une précampagne qui pourrait lui permettre de rallier les frondeurs à sa cause. Contrarié par une recommandation de Laurent Gbagbo, transmise à Emmanuel Ackah, ex ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana,et invitant les deux bords à « éviter de se fragiliser et à se retrouver », Affi scrute l’horizon en attendant le mois d’octobre, délai fixé pour tenter de concilier les deux bords.

Statu quo  À quelques jours de l’échéance, les lignes n’ont pas véritablement bougé, chacun  campant sur sa position. S’estimant tous les deux légitimes et dans la légalité, Aboudramane Sangaré et Pascal Affi N’guessan ne veulent pas céder  la présidence du parti, et encore moins l’organisation du congrès, au rival. Du côté de Sangaré, on s’en tient au congrès de Mama, tenu en mai 2015, dont la principale résolution a été d’exclure Affi Nguessan du FPI. Ce dernier brandit en retour des décisions de justice et soutient que depuis 2001, date à laquelle il a été porté à la tête du parti, aucun congrès véritable n’a statué sur la fin de son mandat. Deux positions que les médiateurs ne parviennent pas à concilier après plus d’un mois d’échanges. De sources proches de l’ex-ambassadeur Emmanuel Ackah, les deux tendances rechignent à s’asseoir à la table des négociations tant que l’une  ne reconnaitra pas le statut que réclame l’autre.

Impatience Dans cette atmosphère, Pascal Affi N’guessan, qui, officiellement, continue de lancer des appels à la réconciliation en interne, reste sur ses gardes. « Le congrès doit se tenir avant décembre 2017 pour mettre définitivement fin à la crise et passer aux choses sérieuses » affirme-t-il. Estimant avoir montré sa disponibilité et son ouverture d’esprit pour une union autour des idéaux de la Gauche, il se dit « bien fondé à aller à un congrès, pour ne pas faire perdurer la léthargie dans laquelle baigne le FPI ». Toutefois, relativisent certains de ses proches, qui espèrent que l’organisation du congrès rassembleur ne leur échappera pas, Affi serait disposé à accorder un délai supplémentaire à la médiation interne afin d’être sûr d’avoir épuisé toutes les cartes du dialogue avant de se décider à « tourner définitivement la page des frondeurs ».

Ouakaltio OUATTARA

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Par Ouakaltio OUATTARA

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