Alexandre Apalo Touré : Le gendarme réconciliateur

L’armée, ce n’est pas seulement la répression. Il y a aussi la prévention et le dialogue, estime Alexandre Apalo Touré, commandant supérieur de la Gendarmerie nationale. Depuis le début de la contestation, il est en première ligne.

Daoukro, Bonoua, Bongouanou, Dabou, Toumodi, M'Batto etc., sont quelques villes qu’il a déjà visitées afin d’échanger avec les acteurs politiques, les jeunes, la société civile, les chefs traditionnels et religieux. Alexandre Apalo Touré, commandant supérieur de la Gendarmerie, a décidé d’être au premier plan dans le cadre de l’apaisement du climat social depuis le lancement de l’opération de désobéissance civile lancée par l’opposition. Sa méthode est différente de celle des hommes en armes généralement, bien qu’il en soit un. Après avoir ramené le calme dans chacune de ces villes, qui enregistrent une désescalade de la violence, il privilégie la voie du dialogue à celle des arrestations.

Criminologue Né le 6 octobre 1959 à Zuénoula, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, le commandant supérieur de la gendarmerie Apalo Alexandre Touré intègre le corps de la gendarmerie le 2 août 1982. Titulaire d’un doctorat en criminologie obtenu en 2013 à Abidjan et d’un MBA Management global des risques et des programmes internationaux, il est également en instance de soutenir un Master 2 en éthique et gouvernance, option de gestion des conflits et paix. Une option qui sans nul doute pèse dans la balance et lui permet d’allier théorie et pratique. C’est le 28 décembre 2018 que le général Apalo Alexandre Touré devient le commandant supérieur de la gendarmerie nationale. Le commando parachutiste, spécialiste de l’arme blindés cavalerie, est également diplômé de l’Institut d’études stratégiques et de défense (IESD). Il est aussi titulaire des diplômes d’observateur en maintien de la paix et PC Bataillon des Nations Unies. Accueilli en qualité de pilote d’engin blindé, il prend service le 2 août 1982 à l’escadron Véhicules Avant Blindés (VAB) d’Agban. L’ex commandant en second de l’École de gendarmerie, entre 2006 et 2010, est un activiste du dialogue et de la paix sociale. Il multiplie les diplômes et expériences et sa stratégie s’avère gagnante à bien des égards. Partout où il est passé pour parler de paix, il a su installer des comités locaux de prévention, de paix et de réconciliation. Chevalier dans l’Ordre national depuis 2014, il est depuis le 28 décembre 2018 détenteur de la Médaille de sauvetage, échelon Or. Auteur du livre « Traite du café et du cacao et criminalité en Côte d’Ivoire », paru chez L’Harmattan, cet officier supérieur accompli lie désormais son image à celle d’un réconciliateur et d’un homme de terrain qui n’aime pas les bureaux climatisés d’Abidjan, confie l’un de ses collaborateurs.

Ange Stéphanie DJANGONE

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