Yaya Fofana, cheville ouvrière du MFA

Personnage incontournable au sein du Mouvement des forces d’avenir (MFA) Yaya Fofana est à pied d’œuvre, avec les autres membres de la direction intérimaire pour tenter de recoller les morceaux au sein de sa famille politique et avoir droit de citer au sein de la coalition au pouvoir où son parti entend gagner plus de place.

En 2003 quand il est appelé par Anaki Kobénan pour prendre le poste de secrétaire nationale à  l’information et à la communication, Yaya Fofafan entre de pleins pieds dans la politique. Ingénieur commercial de formation qui est fait ses armes à HEC Abidjan, Yaya Fofana peut se targuer d’être parmi ceux qui ont vécu de près toutes les crises qui ont secoué le MFA de sa création à nos jours. Une expérience qui fait de lui aujourd’hui une véritable « bibliothèque » pour ce parti. Le secrétaire général adjoint et porte-parole qu’il est devenu jouit d’une légitimité qui lui donne les coudées franches pour tirer sa formation politique vers des sentiers moins tumultueux comme c’est le cas ces derniers mois. En fonction à la direction générale de l’artisanat, Yaya est un grand militant pour une union plus forte au sein de la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire. Il ne cache plus son envie de voir naitre ce parti unifié.

Vivace Partagé entre les réunions de son parti et ses activités professionnelles, celui que certains présentent comme l’homme des situations difficiles du MFA préfère pourtant rester dans l’ombre. Chef de fil de la contestation contre Innocent Anaky Kobenan, il s’était par la suite effacer pour faire la place à Anzoumana Moutayé. Yaya Fofana, à 47 ans n’a pas encore brigué de poste politique. « J’observe et j’attends le moment opportun » confie-t-il à certains de ses proches. Il doit bien avant asseoir une véritable base électorale avant de se lancer dans une campagne s’il veut éviter de mordre la poussière comme certains cadres de son parti lors des législatives dernières. S’il est connu pour ses plaintes concernant l’absence de son parti dans la sphère décisionnel du gouvernement, il reste néanmoins « partisan farouche du parti unifié. » Pour ses proches, « le MFA reste débout grâce à sa mobilisation, sa vivacité et sa capacité à parler à tous les militants de la base au sommet. » Mais le porte-parole de ce parti traversé par des crises, espère voir le Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP) faire la promotion des cadres du MFA. Militant pour cette cause, il ne crachera nullement sur une proposition qui pourrait le mettre plus en avant. En attendant, ce porte-parole qui fait presque ombre au président de son parti, multiplient les actions afin de faire du MFA un parti national.

Malick SANGARÉ

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