Félicien Kouléyéri Sékongo, le bras séculier de Guillaume Soro ?

Il est connu pour ses sorties tapageuses depuis le début de la rébellion, en 2002. Silencieux depuis la fin de la crise, en 2011, Félicien Sékongo monte au créneau dans la crise ouverte au sein de son parti, où il défend Guillaume Soro.

nitiateur du dernier-né des mouvements de soutien à Guillaume Soro, l’Amicale des Forces Nouvelles (AFN), Félicien Sékongo a, en deux mois, réussi à placer son organisation au centre des débats qui opposent les partisans de Soro au Rassemblement des républicains (RDR), leur famille politique d’origine.
Sans gants Alors qu’il venait de rejoindre la rébellion des Forces nouvelles, en novembre 2002, il n’avait pas hésité à accuser le Front populaire ivoirien (FPI) d’être « la ramification d’une organisation terroriste ». Il avait ensuite réussi son intégration au cabinet civil de la rébellion, en tant qu’assistant du Directeur de cabinet du Secrétaire général des FN, l’actuel ministre des transports Amadou Koné, avant de devenir Chef de cabinet adjoint puis Conseiller spécial de Guillaume Soro. « Les deux hommes se sont connus vers 1998. Félicien était à l’époque Coordinateur de la Fédération estudiantine et scolaire (FESCI) du Haut Sassandra et Guillaume Soro, Secrétaire général du syndicat ». À 43 ans, le Président de l’AFN se positionne comme chef de file de l’aile radicale du Président du Parlement, qui ne manque pas de tancer le RDR et la gouvernance du Président Ouattara. Des sorties qui n’ont  pas échappé à son ex compagnon de lutte à la FESCI et dans la rébellion, Major Doumbia, qui ne rate aucune occasion de lui rappeler «la fin brusque » de ses études. Il n’a pu passer le cap du diplôme d’études deuxième année (DUEL 2) à l’université de Daloa, option sciences naturelles.
Réconciliateur ? Aujourd’hui, il se présente en nouvel apôtre de la réconciliation. Il était avec Alain Lobogbon, autre cadre des FN, lorsque ce dernier lançait la « Coalition du 3 avril », qui devait regrouper une trentaine de députés. Il a aussi créé son propre canal d’expression, où il appelle à la « libération de tous les prisonniers politiques, dont Laurent Gbagbo ». Mais le fonctionnaire des impôts semble ne pas tenir dans le costume de réconciliateur. « On ne peut vouloir réconcilier en s’attaquant à ses anciens alliés », pensent ses pourfendeurs, qui voient sa démarche comme celle d’un « revanchard contre un système qui ne lui est plus favorable. Le 14 octobre, lors de la présentation de l’AFN, il a « demandé pardon à tous ceux que les FN ont frustrés ». Les principaux concernés, notamment les soldats démobilisés, n’ont pas tardé à rejeter un pardon qu’ils qualifient « d’opportuniste ».
Malick Sangaré
 

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