FPI : Laurent Gbagbo peaufine sa stratégie

Depuis la Belgique, où il réside désormais, Laurent Gbagbo travaille à remettre le FPI en selle. Entouré d’un cercle restreint de proches, il réfléchit à l’avenir de son parti.

Fréquent à Paris pour des raisons de santé, le secrétaire général de la tendance du Front populaire (FPI) restée proche de Laurent Gbagbo, Assoa Adou, a toujours à son agenda un tête à tête avec Laurent Gbagbo. Selon des sources proches de ce dernier, les deux personnalités du FPI devraient se rencontrer à nouveau avant le 10 mars. Cette fois, Bernard Houdon prendra part à cette « séance de travail », lâche notre source.

Reprise des activités ? Depuis le décès d’Aboudrahamane Sangaré, en novembre 2018, les réunions du secrétariat général du FPI ne se tiennent plus. Après avoir repris la main sur le parti et désigné Assoa Adou pour sa gestion quotidienne, au détriment de la deuxième Vice-présidente Simone Gbagbo, Laurent Gbagbo devrait faire des réaménagements au sein de la direction du parti. « Un premier Vice-président pourrait être nommé avant la fin du premier semestre 2018. Cela aura pour effet de reprendre les réunions et de relancer certaines activités du FPI, notamment les rencontres avec des partis de gauche », confie notre source. Les ex exilés rentrés au pays devraient être également intégrés au secrétariat général. « Nous n’attendrons pas la Cour pénale internationale. Maintenant qu’un acquittement est prononcé, il nous faut aller plus vite dans la réorganisation du parti pour les batailles prochaines.

Reconquête Laurent Gbagbo sera-t-il le candidat du FPI en 2020 ? « Pourquoi pas ? Rien ne l’en n’empêche. C’est notre souhait. Je pense que c’est son vœu également. Même si, pour l’heure, nous attendons avec impatience la fin de la procédure à la CPI pour dérouler notre rouleau compresseur. C’est sûr qu’avec lui le FPI reprendra le pouvoir en 2020 », souhaite un cadre de ce parti. Selon lequel son parti n’est « nullement » intéressé par les alliances actuelles. « Nous sommes un parti de gauche, nous pouvons compter sur nos propres ressources pour la reconquête du pouvoir. Le RHDP a explosé en mille morceaux et nous n’avons pas besoin de rentrer dans des compromis pour 2020 ». Poursuivant, il révèle que même s’il reçoit des émissaires du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo ne voit pas « l’opportunité » d’une alliance avec ce dernier, quelque peu fragilisé par son divorce avec le RHDP.

Ouakaltio OUATTARA

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