Simone prépare l’après Gbagbo

Simone Ehivet Gbagbo se voit bien succéder à son mari si la situation perdure.

Mise à l’écart, avec toutes ses initiatives contrariées, Simone Ehivet Gbagbo ne se laisse pas pour autant abattre. Refusant de rester dans l’ombre, la N°2 de la branche proche de Laurent Gbagbo pourrait bien surprendre.

Mise en minorité malgré son statut de N°2 de la branche du Front populaire ivoirien (FPI) restée proche de Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo supporte de moins en moins sa situation. Même si ses sorties sont rares, du fait de l’immobilisme de cette branche, elle ne rate aucune occasion de tancer ses « camarades » et dévoile ses ambitions pour 2020.

Tourner la page ? Dans les débats au FPI, elle a toujours clamé son indépendance vis-à-vis de son mari. Simone est avant tout « la camarade militante » avant d’être « l’épouse ». Et surtout co-fondatrice du parti. Depuis sa libération, elle n’a jamais caché ses ambitions de relancer la machine. Mais le décès brutal d’Aboudrahamane Sangaré n’a pas arrangé les choses. Militant pour une participation de sa tendance aux élections dès 2020, elle donne de plus en plus de voix à ceux qui estiment « qu’il existe un FPI après Laurent Gbagbo ». Une position assez délicate à tenir, d’autant plus que, dix ans durant, les proches de son époux ont décidé de tout boycotter en l’absence de leur mentor. Pour Simone, la réalité est tout autre. « Laurent est actuellement notre principale revendication, mais le parti doit vivre et exister. Il doit rester dynamique afin de revenir au pouvoir », galvanise-t-elle son entourage. Elle a peu de soutiens en interne mais ne compte pas se relâcher. Même si certains de ses projets ont été contrariés, elle espère convaincre les militants de base.

Candidate ? Elle y a toujours pensé, même quand son mari était aux affaires. L’ex Dame de fer qu’elle était au FPI se voyait bien succéder non pas à son époux à la tête de l’État, mais à « un camarade ».  Quoique physiquement et financièrement affaiblie, elle n’y a pas encore renoncé. Elle évite néanmoins d’engager une bataille frontale afin de ne pas être mise en minorité et écartée définitivement de la direction du parti. Fragile également, Assoa Adou l’évite, selon certaines sources, afin de ne pas mettre à mal le peu de cohésion actuelle au sein de l’équipe FPI. Un calme plat avant la tempête de 2020 ?

Yvann AFDAL

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