Sindou Méïté : Entrer en politique sans le dire

Du journalisme à la politique, il n’y a qu’un pas. Et Sindou Meïté, Directeur général du quotidien Nord Sud, remercié de son poste de Secrétaire national au renforcement des capacités, semble vouloir le franchir.

Limogé en juillet dernier de son poste de Secrétaire national à la bonne gouvernance SindouMéité, Directeur général du confrère Nord Sud Quotidien, est très en verve depuis. Du banc des « exclus du système Ouattara » depuis peu, ce lieutenant du Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, ne rate aucune occasion de jeter des pierres au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qu’il accuse d’avoir mis fin à ces fonctions.

Du journalisme à la politique Diplômé en droit des entreprises de l’université de Cocody, Sindou Méité découvre le monde du journalisme dans un contexte de naissance du multipartisme, en 1990. Employé de journaux proches de l’opposition RDR, comme « Le Républicain » et« Le Patriote Hebdo », il profite de son expérience et de la volonté des Forces nouvelles d’avoir un organe de presse. Il crée en 2005, avec l’appui financier de Guillaume Soro,Nord Sud Quotidien, dont il est le Directeur général à ce jour. La confiance grandit entre les deux hommes et quand, en 2007, Guillaume Soro est nommé Premier ministre, il fait de Sindou Méité son porte-parole. Les deux hommes ne se quittent plus. En 2011, il est propulsé au Secrétariat national de la bonne gouvernance et au renforcement des capacités, qui, en septembre 2014, change de dénomination pour devenir le Secrétariat national au renforcement des capacités (SNRC). La Haute autorité pour la bonne gouvernance voit le jour et est dirigée par le magistrat René François Aphing-Kouassi. Quand ce dernier est nommé à la Cour suprême en février 2015, Sindou Méité, 51 ans, qui rêve d’occuper le fauteuil, voit le poste lui échapper au profit de l’octogénaire Seydou Elimane Diarra. « Quand il a appris que ce n’était pas lui, il a piqué une crise et n’était pas loin de subir une attaque cardiaque », se rappelle l’un de ses proches. Peu avant, les rapports avec Guillaume Soro s’étaient quelque peu dégradés, poursuit ce dernier, qui fait état d'un réchauffement à la suite de son limogeage. Très critique envers le RDR, qu’il présente dans une interview à son journal comme « un parti paralysé, en déclin, à court d’idées et d’espérance pour la Côte d’Ivoire », il tente de passer l’éponge sur la crise entre lui et le Président du Parlement, dont il caresse à nouveau l’espoir d’être le porte-parole. Pour l’heure, il se consacre à la vie de son journal et travaille en sourdine à l’enracinement de l’Union des Soroïstes (UDS), dont il est le parrain.

Malick SANGARÉ

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