Ahipeaud Martial revient sur les raisons de son arrestation au Canada | Journal d'Abidjan

Ahipeaud Martial revient sur les raisons de son arrestation au Canada

Ahipeaud Martial avec des membres du collge des anciens secrtaires gnraux de la FESCI

« Je voudrais, au nom de la grande famille des Fescistes, que nous observions une minute de silence en la mémoire de nos disparus que nous mettons en terre cette semaine et en la mémoire de toutes ces victimes des pluies diluviennes que notre capitale économique a connu ces jours-ci. L’objet unique de cette conférence de presse porte sur mon arrestation le 7 juin 2018 au Canada, par les services de l’immigration de ce pays. Avant d’aller dans le fond, je voudrais remercier les camarades Fescistes, les démocrates et toutes les personnalités d’ici et du monde qui, choqué par cette arrestation invraisemblable qu’extraordinaire, se sont mobilisés pour exiger ma libération immédiate et sans préjudice. A tous et à toutes, tous mes remerciements et l’expression de mes sentiments de profonds respect et reconnaissance.

Il me plaira, pour que tout le monde comprenne ce qui s’est passé ce jour-là dans un espace dit international de l’aéroport d’un pays, sur le papier considéré comme démocratique, mais dans les faits, découverts comme tout autre état barbare, que je précise les faits et les raisons de ceux-ci et leurs conséquences.

 

  1. LES FAITS DE MON ARRESTATION

 

Le Jeudi 7 juin 2018, à l’aéroport Trudeau de Montréal, à 18h05, j’ai été interpellé par deux agents de l’immigration canadienne. Il s’agit des agents Légaré et Champoux, agissant, selon eux, au nom de l’Etat Canadien. Je me trouvais à 20 minutes de mon embarquement sur le vol retour d’Air Canada en partance pour Londres, après un séjour de quatre jour en terre canadienne, dans le cadre de mon témoignage au procès de notre camarade, L’ancien Secrétaire Général de la Fesci, Serges Koffi communément appelé STT ou Sroukou Trémé Trémé.

Les officiers Légaré et Champoux m’ont humilié, nié le droit d’avoir un avocat, menotté et jeté dans un panier à crabe comme un vrai terroriste dangereux. Qui plus est, ils ont affirmé que leur service ne paierait pas mon ticket retour bien qu’il émettait un ordre d’interdiction de séjour contre ma personne. Transféré la nuit du 7 juin au centre de détention de Laval, je fus transféré le 8 juin à leur bureau de Montréal où, malgré mon insistance, mon avocat, fut interdit de m’assister autrement que par téléphone à partir de leur bureau.

Mon interpellation faisait suite au témoignage que j’avais fait lors du procès devant le Section de l’Immigration du Canada à Montréal le 5 juin 2018. Prévu pour durer toute la journée, ce procès fut tenu sur trois heures dont deux heures d’interrogation du témoin devenu le point focal du jour et une trentaine de minutes pour le principal mis en cause. D’aucun pourrait s’étonner d’un tel fait. En réalité, si le tribunal a bien voulu prendre plus de temps à m’interroger que STT lui-même, c’est bien parce que c’est la FESCI qui est investiguée par la justice canadienne au motif qu’elle serait une organisation dont on pourrait « croire qu'elle se serait livrée à des actes de nature terroristes ». Quelles sont donc les fondements de cette accusation selon ce que « le Canada entend comme terrorriste ?»

 

  1. LES RAISONS DE L’ARRESTATION

 

Selon l’immigration canadienne, « La Fesci se serait livrée à des activités de nature terroriste dans le sens où cela est entendu au Canada ». Qui plus est, je n’aurais pas « déclaré dans ma forme de demande de visa électronique, que j’aurais été arrêté alors que lors de mon témoignage au procès du 5 juin, j’ai affirmé clairement avoir été arrêté en 1992 » selon les dires de l’officier Légaré.

 

  1. De l’allégation d’actes terroristes et de milice de Laurent Gbagbo contre La Fesci

Les autorités de la justice canadienne fondent leur décision sur un Arrêt de la Cour Suprême canadienne datée de 2002 : L’Arrêt Suresh, du nom de ce réfugié politique Sri Lankais qui fut l’objet d’une longue procédure d’expulsion au Canada entre 1995 et 2002.

En effet, Mr Suresh, militant Tamoul, arriva au Canada en 1990 et demanda l’asile politique. Cet asile lui fut accordé. Cependant, en 1995, sur la base des renseignements des services secrets canadiens, l’immigration allait faire appel contre cette décision aux motifs que Mr Suresh était un lien direct entre l’organisation Les Tigres Tamouls en guerre armée sauvage et sanguilognente contre l’Etat Sri Lankais. Les services secrets canadiens affirmaient, entre autres, que Mr Suresh, membre de l’organisation mondiale des Tamouls, n’était en fait que la vitrine à l’extérieur des Tigres Tamouls dont elle assurait le financement et autres fonctions à l’international. Pour ce fait, les services secrets canadiens estimaient que Mr Suresh était un danger pour la sécurité canadienne parce qu’il était lié aux Tigres Tamouls dont les actes de violence contre les forces gouvernementales srilankaises pouvaient être tout aussi être considérée comme « terroristes ». Dès lors, L’Organisation Mondiale des Tamouls ne pouvait en aucun cas être séparée des agissements et actes des Tigres Tamouls.

C’est dans ce procès que la Cour Suprême Canadienne va établir une jurisprudence qui permet aux autorités canadiennes d’avoir une lecture bien large du terrorisme. Ainsi, selon cette décision, si « la prépondérance des probabilités » est telle qu’une organisation, bien que n’étant pas sur la liste des organisations terroristes, peut être considérée comme terroriste, il importe de conclure qu’elle est terroriste. En d’autres termes, le juge doit pouvoir tenir compte

  • Des preuves qui attesteraient que les actes posés sont de nature terroriste
  • De la définition même du terrorisme comme acte violent de nature indiscriminée posé sur la population de manière à impacter les décisions du gouvernement ou du groupe visé avec un effet sur le psyché national

Selon les sages de la Cour Suprême, Les Tigres Tamouls, organisation terroriste, ne pouvait ne pas être liés à leur représentation extérieure, L’Organisation Mondiale des Tamouls.

Revenant sur une décision de première instance de la Section de l’Immigration, un juge, le 26 Janvier 2015, va conclure que « sur la base des preuves documentaires » qu’il a lu, il considère que la Fesci aurait posé des actes de « nature terroriste » et ne saurait, bien que n’étant pas sur la liste des organisations terroristes, ne pas être considérée comme terroriste. En première instance, le juge avait conclu que la Fesci pouvait être considérée comme un groupe ayant mené une guerre « sale et sauvage contre les opposants pros Ouattara mais ne pouvait aucunément être considérée comme un groupe terroriste dans le sens d’une organisation qui poserait des actes indiscriminé et suffisamment lourds pour impacter le psyché national ». En d’autres termes, le juge d’appel faisait une lecture plus large du concept pour lier la Fesci au concept dégagé par l’Arrêt Suresh et justifier ainsi la remise en cause des acquis de ceux qui avaient demandé l’asile sur la base de leur appartenance à la Fesci. 

Le Procureur de la section de l’immigration, s’appuyant sur cette décision en appel du juge du 26 janvier 2015, va alors introduire une requête en annulation du statut de réfugié politique pour STT qui l’est depuis 2014 et bloquer, par la même occasion, les demandes d’autres fescistes. Le procureur va aller plus loin pour affirmer que si « sur le papier La Fesci est une association étudiante, dans les faits, elle est une milice au service de Laurent Gbagbo pour son maintien au pouvoir ». Cette milice serait celle qui aurait alors posé des actes terroristes pour maintenir Laurent Gbagbo au pouvoir.

C’est contre ces allégations que le Collège des Secrétaires Généraux et La Plateforme des Fescistes a réagi en m’envoyant en mission de déminage d’une procédure extrêmement dangereuse pour les élèves et étudiants de Côte d’Ivoire.

A part ces décisions, le procureur s’est appuyé sur de nombreux autres rapports tels que « La Meilleure Ecole » d’Human Right Watch paru en 2008.  

  1. De mon arrestation non déclarée sur la forme de Eta.

 

L’allégation de n’avoir pas déclaré que j’ai été arrêté en 1992 me semble un argument pour mon arrestation éhontée et illégale. En effet, avant le 25 Mai, mon témoignage a été envoyé au procureur par écrit. Si l’immigration avait jugé que mon histoire prêtait à conflit avec mon témoignage, le minimum aurait été de signifier à la partie adverse que considérant que Mr Le témoin est partie prenante en tant qu’accusé, il ne saurait acceptable qu’il arrive au Canada. L’immigration avait toutes les raisons de ne pas me permettre de venir au procès. Cependant, ce faisant, le Procureur savait violer le principe de la présomption de l’innocence en mettant en application celui de la présomption de la culpabilité.

 

La forme de demande de visa électronique a été faite le 3 juin 2018. Il y a eu plus de dix jours ouvrables entre le dépôt de mon témoignage et cette date pour que l’immigration canadienne ait le temps de statuer sur la forme et le fond de ma présence au procès. Pour ma part, ayant considéré que ma détention après un kidnapping par les forces de sécurité ivoiriennes en 1992, Ne pouvaient être considéré comme une arrestation, je n’ai jamais admis cela. Qui plus est, cette violation de mes droits dont je fus victime fut amnistiée par l’Etat et une décision de non-lieu fut prise par la suite par la justice, ivoirienne. C’est sur ces bases que je n’ai jamais considéré que cette période noire de la démocratie ivoirienne n’était qu’une parenthèse honteuse et lugubre à effacer de ma mémoire » et à oublier donc. Le Prof Wodié disait sacré le principe de droit que nul ne saurait se prévaloir de sa propre turpitude. Les services canadiens d’immigration ne sauraient se prévaloir de leur propre turpitude pour justifier mon arrestation. Qui plus est, je ne demandais pas à rester sur leur territoire. Bien au contraire, je n’avais jamais voulu rester au Canada pour plus de 4 jours. Raisons pour lesquels mon billet fut pour 4 jours exactement.

 

Au total, cette raison est totalement déraisonnable et inacceptable.

 

En réalité, cette arrestation fut une violation de mon droit de témoin, mon droit de présomption d’innocence, une arrestation sur des motivations mensongères, un déni de droit à la représentation légale et un mépris raciste inqualifiable. Je me réserve, personnellement, le droit d’y donner une suite légale pour que l’immigration canadienne ne traite plus un Ivoirien, encore moins un Noir, de cette manière cavalière et raciste. Il revient, à cause des conséquences de cette arrestation, à La Fesci, personne morale, à et l’Etat, de donner aussi une suite légale et politique à cette procédure absolument irréaliste, ce complot international cousu de fil blanc, contre une organisation qui a et continue de jouer un rôle crucial sur l’échiquier politique et socio-économique de notre pays.

 

  1. LES CONSEQUENCES

 

Les conséquences de mon arrestation, en dehors du fait que c’est d’une illégalité et d’une absurdité absolue, sont telles que d’une part, La Fesci, et d’autre part L’Etat de Côte d’Ivoire, en tirent toutes les leçons.

 

  1. Les conséquences pour la Fesci

 

Pour la Fesci, mon arrestation est la preuve qu’elle est considérée désormais par le Canada comme une organisation terroriste bien que n’étant pas sur la liste mais bien par le fait de la jurisprudence. Dès lors, elle est frappée comme telle et risque une interdiction, si la procédure est concluante pour l’immigration canadienne, de séjour, d’une part pour ses dirigeants, et d’autre par pour les élèves et étudiants ivoiriens. Et cela parce que la présomption d’innocence n’est plus applicable dans ce cas mais bien celle de culpabilité. On y ajouterait le délit de suspicion légitime qui pèserait sur tout élève et étudiant ivoirien qui voudrait faire ses études dans ce pays. Il ne faut pas aussi ignorer que le Canada fait parti des pays du système échelon qui avait fait scandale dans le temps pour les écoutes téléphoniques du monde. Les Etats-Unis et l’Australie sont les autres pays cités comme membres. Il y a donc risque de voir ces pays adopter la même position sur la question. C’est pour cela que La Fesci, personne morale, devra se donner les moyens d’une action juridique en la matière pour que Le juge canadien, sur la base des preuves documentaires, ne suive pas la décision du 26 janvier 2015.

 

Dans le cas où le juge qui statue sur cette question en ce moment, reconnait devant les arguments de toute sorte à lui présenter que La Fesci a certes commis des dérives graves que tous condamnons avec la dernière énergie, mais n’est certainement pas une organisation terroriste, le procureur peut faire appel de cette décision. Il faut donc s’attendre à un long processus qui pourrait aller jusqu’à la Cour Suprême du Canada pour que l’Arrêt Suresh qui donne la possibilité au juge de faire une interprétation qui peut être un peu exagérée sur des situations, soit reprécisé. Dans ces conditions, il faut que La Fesci s’organise pour y faire face. Les anciens que nous sommes resteront des personnes ressources disponible pour une mobilisation scientifique efficace.

 

Il va s’en dire que ce combat ne peut pas être uniquement du ressort de la Fesci. L’Etat ivoirien est entièrement inclus dans ce processus et il devra agir.

 

  1. Les Conséquences pour l’Etat

 

L’allégation de Fesci comme organisation criminelle a des implications directes pour le gouvernement ivoirien pour deux raisons. La première est que l’Etat de Côte d’Ivoire est engagé sur la scène internationale, notamment en matière économique, sécuritaire et diplomatique. Héberger une organisation terroriste a des conséquences directes sur ces différents secteurs, y compris, par exemple, les marchés obligataires ou Euro Bond. Par ailleurs, la Côte d’Ivoire est parti prenante des accords internationaux sur la lutte contre le terrorisme. Elle ne peut pas alors se defaire de ces obligations légales pour abriter une organisation terroriste.

 

A la vérité, Le Canada n’ayant pas mis La Fesci, syndicat reconnu officiellement par la Côte d’Ivoire, il semble difficile pour notre pays de s’engager sur la question puisque ce sont les juges qui ont pris cette décision. Dans le cas où la Côte d’Ivoire voudrait se mêler de cette affaire, il lui reste deux voies possibles.

 

La première est diplomatique. Il faudrait que la Côte d’Ivoire informe officiellement le Canada que La Fesci est belle et bien un syndicat ivoirien comme des dizaines qui travaillent sur les campus et dans le secteur de l’éducation nationale. Qui plus est, la Côte d’Ivoire est en droit de prendre un Conseil Légal pour se constituer partie civile dans cette affaire de Fesci organisation terroriste pour préserver son image et ses intérêts tout en défendant l’honorabilité de son pays et ses habitants, pour ne pas dire, ses élites dirigeantes.

 

Au total, il est clair pour nous que L’Etat de Côte d’Ivoire devra réagir au plus vite pour que « le fardeau de preuve » prenne des proportions telle que le juge soit en mesure de décider, sur la base, non pas d’éléments parcellaires et idéologiquement motivés, mais bien « des preuves « dans toutes leur ampleur.

 

  1. LES RECOMMANDATIONS

 

Avant de faire mes recommandations, je voudrais dire merci à tous les camarades qui se sont mobilisés pour protester vivement contre cette arrestation qui pue le complot de délit de faciès, sinon raciste, de loin. Je voudrais particulièrement remercier le Collège des SGx qui a suivi avec dextérité cette crise de droit de l’homme dans un pays sur le papier vu comme tel mais qui me semble a perdu tous ses grades dans cette affaire. Le Collège a réagi au travers des Camarades Soro Guillaume, Président de l’Assemblée Nationale qui a protesté directement auprès du Président de l’organisation des parlementaires francophones, appelé Le Président Abdou Diouf et saisi ses amis élus français de la question. Le Camarade Charles Blé Goudé a fait une déclaration dont le contenu a été salué par tous. Le Maréchal Djué a fait une déclaration fracassante avec toute la mesure tactique qui a interpellé directement mon bourreau du jour, L’agent Légaré, qui a en a tiré une copie et me l’a remise pour me prouver qu’il prenait au sérieux le texte subliminal qui y était contenu. Et cela, en temps réel. Alors je ne voudrais pas oublier, au risque de créer une crise grave, les communiqués du Collèges, faits par Blé Guirao, Le Dougloudou National, dans un style hautement digne des caciques du Bureau Politique de l’ère soviétique! Ces communiqués ont assuré une mobilisation extrême de l’ensemble des Ivoiriens qui ont suivi cette crise avec sérénité mais détermination. Le Camarade AFA, non encore membre du Collège parce qu’en fonction, a aussi fait comprendre aux Canada que la Fesci reste une force sociale dont il faut tenir compte. Je remercie aussi tous les camarades sur les réseaux sociaux qui ont veillé et marqué leur indignation. Je finirai par l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Canada qui a interpelé le ministère des affaires étrangères du Canada pour protester diplomatiquement et nous a promis, devant le Porte-Parole du Gouvernement, Bruno Koné, de prendre un rendez-vous ferme avec les autorités diplomatiques canadiennes pour parler de ce sujet.

 

Cci me laisse faire les recommandations suivantes :

 

A LA FESCI

 

Il ressort de mon arrestation et surtout de la saisine par les tribunaux sur les pratiques qui ont ternies l’image de notre organisation, que La Fesci est suivie partout dans le monde. Il importe alors d’en prendre toute la mesure et de faire triompher, non par l’argument de la force comme le contexte de crise générale du pays l’a imposé, mais la force de l’argument. En tout état de cause, l’indépendance de la ligne syndicale reste la meilleure et unique option pour le syndicat de continuer à se battre pour les élèves et étudiants de Côte d’Ivoire pour contraindre tout gouvernement à mettre l’éducation nationale comme la priorité des priorités. Pour cela, La Fesci doit s’imposer des règles démocratiques en interne et veiller à ce que tout contrevenant soit puni par la loi s’il était reconnu comme ayant usé de moyens d’expression non démocratiques.

 

C’est notre souhait que cette organisation se pérennise par ses actes et ses acquis pour les élèves et étudiants et non par le triomphe de la barbarie et des méthodes hautement condamnables qui ont prévalues un moment. C’est le lieu d’informer tous les membres de cette organisation qu’ils ne sauraient ternir l’image d’une organisation pour lesquels leurs devanciers ont avalé des verts.

 

AUX FESCISTES

 

Il importe avant tout que les fescistes réalisent que leurs querelles sur les réseaux sociaux sont les meilleurs lieux d’information des agences de renseignements. Alors, comme on le dit, les contradictions au sein du peuple se règlent au sein du peuple. Merci de le savoir car les gens se renseignent et il est malheureux que ce soit les fescistes qui deviennent les indics pour les agences de renseignements.

 

A L’ETAT DE COTE D’IVOIRE

 

Cette affaire est avant tout celle de la souveraineté et de l’honorabilité de toute une nation. Le Président Alassane OUATTARA devra prendre toute la mesure de ses implications néfastes pour notre pays et son image pour que le Canada et La Côte d’Ivoire trouvent une solution dans l’intérêt bien compris des deux nations, sur la base de la vérité et du droit international » .

Propos receuillis par Malick SANGARÉ

 

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