Sarah Fadika Sako, la résurrection par le Sénat

La doyenne des sénateurs de Côte d’Ivoire est une femme politique au parcours atypique. Sans crier gare, Sara Fadika Sako a su se faire un nom dans un domaine hautement compétitif, où les places se gagnent chèrement.

Elle fait partie des hommes et des femmes qui ont su saisir la perche que le Sénat leur tendait pour se refaire une jeunesse politique et rester dans le giron du pouvoir. Élue sénatrice de la région du Bafing, elle devient ainsi la doyenne de la deuxième chambre du Parlement ivoirien, récemment installée. Retour à la maison pour celle qui a été durant 5 ans la première Vice-présidente de l’Assemblée nationale. Sarah Fadika Sako est arrivée en politique presque naturellement. Épouse de diplomate, elle a séjourné dans de nombreux pays (Italie, Danemark, États-Unis) au gré des affectations de son époux. Des expériences qui ont enrichi ses connaissances culturelles et humaines et ont été d’un grand apport dans sa carrière politique.

Profession : politique Assistante de direction de formation, elle n’exercera son métier que durant très peu de temps, au ministère de l’Intérieur. À son retour au pays, en 1997, elle s’engage et choisit de militer au Rassemblement des républicains (RDR). Un parti au sein duquel elle s’imposera comme une personnalité de premier plan, notamment dans les organisations féminines. Depuis 2005, elle est membre du bureau politique du RDR et deviendra un an plus tard Secrétaire générale de la Grande chancellerie du parti de la case. Originaire de Touba, elle arrive à se faire élire député de Foungbesso, Dioman et Guintéguela en décembre 2011. Poste qu’elle perdra lors des législatives de 2016. Une défaite qui s’explique, selon ses contempteurs, par le fait qu’elle soit restée distante de sa population électorale. Son élection au Sénat, sonne ainsi comme un second souffle politique offert par son parti sur un plateau d’or. « Son élection au Sénat enlève une épine du pied de la direction », confie l’un de ses proches, qui espère la voir occuper un poste de Vice-présidente au Sénat comme ce fut le cas quand elle était au Parlement. En attendant, très engagée dans la vie associative et dans les actions humanitaires, l’ancienne députée de Touba, 72 ans, est la Présidente fondatrice d’une ONG, Bafing Soutra, à travers laquelle elle fait la promotion de la scolarisation des enfants, lutte contre la pauvreté et mène des campagnes de sensibilisation sur le VIH - SIDA et bien  d’autres problèmes liés à la vie dans les zones rurales. Sa nouvelle mission de sénatrice, elle compte la mener à bien, afin de terminer sa carrière politique sur une bonne note.

Malick SANGARÉ

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