Arsène Touho nouvel apôtre de la non-violence

Après huit ans d’exil en France, Arsène Touho a décidé de regagner son pays. Ancien membre de la FESCI, il milite désormais au sein de l’UNG et compte prendre part activement à la vie politique ivoirienne.

Comme la plupart des membres de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), il avait choisi l’exil aux premières heures de la chute de Laurent Gbagbo, entre mars et avril 2011. Militant depuis une décennie à l’Union des nouvelles générations (UNG), présidée par Stéphane Kipré, il a décidé de mettre fin à son exil. Désormais, entre Paris où il exerce et Abidjan, il a décidé de faire la navette afin de se construire un avenir politique.

Rester actif Spécialiste du droit du travail, ce diplômé de Sciences politiques en leadership et bonne gouvernance rêve à 43 ans de devenir une figure politique qui compte. Rentré à Abidjan le 24 juin dernier, après plusieurs activités il se dit satisfait car, reconnait-il, « j’avais quelques appréhensions et des inquiétudes. Mais tout s’est bien passé. C’est mon retour d’exil. Je suis venu pour marquer officiellement cette fin. C’était un voyage d’incertitudes, car je ne savais ce qui pouvait m’attendre ici. Raison pour laquelle je ne suis pas venu avec toutes ma famille », confie-t-il, avant d’ajouter qu’il prépare activement son retour définitif. Ancien de la Fesci, il se dit disposé à jouer un rôle pour la consolidation de la paix, la réconciliation et la lutte contre la violence en Côte d’Ivoire. Une vie après la FESCI, à l’instar de certains de ses anciens camarades, Arsène veut y croire. Et, face à l’image de violence qui colle à ce mouvement estudiantin, il veut s’inscrire dans la lutte pour la non-violence, surtout en politique. « Nous sommes jeunes et nous avons été les acteurs de la rébellion, à tort ou à raison. C’est un passé passif que nous ne voulons pas répéter. C’est en cela que moi, jeune leader d’opinon, j’ai décidé de mettre entre parenthèses mon rôle politique pur pour me mettre au service de la cause », clame celui que les étudiants de la faculté appelaient « Général Waraba dadji » (salive de panthère). Pour y arriver, il espère compter sur l’apport du syndicat estudiantin et de certains de ses camarades de lutte, avec lesquels il ne partage pas forcément les mêmes approches politiques. Notamment son compagnon Johnson Adiko, très proche du ministre Hamed Bakayoko, qui pilote désormais la Coalition patriotique pour l’émergence. S’il se dit nullement opposé aux alliances politiques, Arsène Tohou pense néanmoins qu’il faut que les Ivoiriens aient le choix des offres et ne pas être guidés par des combats contre des personnalités.

Ange-Stéphanie DJANGONE

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