Lancina Karamako, le futur patron de Lider

Il est le probable successeur de Mamadou Koulibaly à la présidence de Liberté et Démocratie pour la République (Lider). À un mois du 3ème congrès ordinaire de Lider, qui aura lieu le 11 novembre 2017, zoom sur Lancina Karamoko.

Candidat à la succession de Mamadou Koulibaly à la tête de Liberté et démocratie pour la République, Lancina Karamoko, qui fait office de favori, est sûr de rafler la mise face au second candidat, une dame dont il ne craint pas grand-chose. 

De tous les partis Ingénieur des travaux publics, Lancina Karamoko, 61 ans, a connu un parcours assez classique. Après ses études, il intègre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) en 1984. « J’étais juste un sympathisant. J’y suis resté jusqu’en 1990 », confie-t-il. Après un tour au Front populaire ivoirien (Fpi), le secrétaire national chargé de l’implantation à Lider pose ses valises au Rassemblement des républicains (Rdr) en 1994. « Je fais partie de ceux qui ont vulgarisé les idéaux du parti. Je fus tour à tour président de comité de base, commissaire politique et membre du bureau politique du Rdr », précise à JDA M. Karamoko. En 2007, il se rapproche de Mamadou Koulibaly, alors Président de l’Assemblée nationale. C’est que ce dernier a fait appel à lui. « M. Koulibaly m’a fait savoir qu’il était temps d’initier une campagne pour réconcilier les enfants du nord et du sud. Pendant ce temps, au Rdr, j’étais taxé de vendu et de traitre ». Un épisode qui lui vaudra une « agression » rue Lepic, la même année. Lancina Karamoko quitte donc le Rdr et l’idylle prend fin entre lui et les républicains, aujourd’hui au pouvoir. « Je suis parti parce que la base était délaissée. Le favoritisme battait son plein et je ne pouvais plus le supporter », se justifie-t-il. Puis arrive 2010, où il se met avec Mamadou Koulibaly, devenu entretemps Directeur de campagne de Laurent Gbagbo. Quand les choses tournent mal entre Koulibaly et le Fpi à la suite d’incompréhensions, ce dernier crée Lider, en 2011. Six ans après, le collaborateur de l’ex-président de l’Assemblée nationale affirme être « prêt » pour diriger le jeune parti. Il envisage de le restructurer pour mieux aborder la présidentielle 2020. « Vu la configuration du paysage politique en Côte d’Ivoire, un parti politique ne peut pas gagner l’élection présidentielle seul. Lider est donc prêt à se coaliser avec d’autres partis », explique-t-il. Toutefois, il note que cette union devra se baser sur des principes clairs. La réconciliation est l’autre chantier de l’habitant d’Anyama et Lider compte prendre part à toutes les actions dans ce sens.

Adélaïde KONIN

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